Politique Nationale/Internationale

CARICATURES: Qui sont les initiateurs ?


Malgré toutes les contre-vérités qui sont propagées actuellement autour de cette question des caricatures, certaines vérités font surface et la réalité des faits n’a absolument rien à voir avec les mensonges véhiculés par les médias et quelques parasites médiatiques. Si ces indignes qui occupent à outrance les plateaux-télés et monopolisent la presse écrite devaient tomber les masques, ils cesseraient leurs comportements criminels, et commenceraient à se poser les bonnes questions. A moins bien entendu, qu’ils ne remplissent leur mission avec zèle, s’agissant d’insulter une fois de plus les musulmans.


Zeynel CEKICI
Mercredi 15 Février 2006

Comme nous l’avons indiqué dans nos colonnes, les musulmans devraient arrêter de se laisser orienter par leurs passions. Leurs détracteurs connaissent leurs points faibles et pour provoquer les musulmans et exciter leurs passions, ces propagandistes, portes-voix des néo-cons US, utilisent toutes formes de subterfuges et ne reculent devant aucun effort. Connaissant leur but encore plus destructeur que les moyens utilisés actuellement, plus aucun doute ne persiste quant à un futur très proche, où la chasse aux sorcières deviendra un sport national et peut-être populaire, haro aux musulmans !

D’après Solidarité et Progrès et Jacques Cheminade, président du parti politique du même nom, il existerait des liens entre le ‘’Jyllands-Posten, le quotidien danois qui fut le premier à publier les caricatures de Mahomet, et l'institut néo-conservateur danois CEPOS et George Schultz, le synarchiste qui contrôle l'administration Bush-Cheney. Entre-temps, de nouveaux aspects de cette nébuleuse sont venus confirmer la nature orchestrée de cette opération de guerre psychologique. ‘’




Le Jyllands-Posten serait le seul quotidien danois à ne pas tenir compte des mises en garde par la voix de son premier ministre au lendemain des attentats du 11 septembre et écrit dans ses colonnes le 20 novembre 2001 : ‘’que les attentats du 11 septembre « démontrent le bien fondé de la thèse sensationnelle mise en avant par le professeur Samuel Huntington (...) dans son livre le Choc des civilisations »’’

Monsieur Cheminade affirme que ‘’La publication des caricatures révèle aussi une opération synarchiste néo-conservatrice. Ainsi, l'organisation internationale Reporters sans frontières ‘’, au sujet duquel nous avons publié quelques articles qui mettent à jour l’objectivité toute relative de cet organisme qui a défendu dès le départ le droit du Jyllands Posten à diffuser ces images et en a encouragé d'autres à le faire.

Toujours selon M. Cheminade, ‘’C'est Flemming Rose, rédacteur « culturel » de Jyllands-Posten, qui avait commandé les 12 « caricatures » et les a publiées en dépit des avertissements d'experts de l'Islam. En octobre 2004, sous le titre « La menace de l'Islam », Rose avait publié une interview de Daniel Pipes, réalisée aux Etats-Unis. Grand islamophobe américain, Pipes est membre du Comité sur le danger présent dont le co-président est George Schultz. Il est aussi directeur et fondateur du Middle East Forum et du site internet Campus Watch, accusé de méthodes d'intimidation dignes de la période maccarthyste à l'égard d'intellectuels qui critiquent la politique israélienne.’’





Le néo-conservateur Daniel Pipes serait aussi à l’origine de la polémique

Dimanche 12 février 2006, Afif Safiya, le représentant de confession chrétienne de l’Autorité palestinienne à Washington, était invité sur le plateau de la CNN à un débat face à l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Dany Ayalon et à son homologue égyptien, Nabil Fahmi.
Pour lui, ces caricatures sont avant tout une tentative de guerre contre la religion en général et l‘Islam en particulier. Il s’est étonné de la crainte occidentale de l’Islam. Ensuite, sans équivoque, il a désigné le véritable fomenteur de cette ‘’crise des caricatures’’ : «Je connais ces deux sociétés – l’orientale et l’occidentale – et je suis persuadé que le mouvement Likoud pro israélien est intéressé à créer un affrontement avec le monde occidental et particulièrement avec le christianisme». Lorsque le journaliste Wolf Blizer lui a demandé s’il était sérieux dans ses accusations, Safiya lui a affirmé : «On ne peut plus».
D‘après lui, le rédacteur en chef du journal Jyllands-posten qui a publié les caricatures minables, Flemming Ross, est un admirateur fervent et fait partie de la même inspiration idéologique que le chroniqueur Daniel Pipes, puis rajouta que ces deux hommes se sont alliés pour publier ces caricatures qui ont incendié le monde musulman.
Pour ceux qui connaissent Daniel Pipes, ses écrits, ses motivations, l’information semble plus que tangible.


D’après un article du Réseau Voltaire, Daniel Pipes seraient un des propagandistes acharnés du néo-conservatisme US.
Cependant, il est à noter que les déclarations officielles des anglo-saxons, principaux artisans de cette idéologie fasciste, surprennent par leurs contradictions et leurs contenus. D’une part, nous avons assisté à des déclarations alambiquées et avec un style à peine désolé, venant de pays qui officiellement s’opposent aux plan global des Américains. Et de l’autre, les déclarations américaines et anglaises qui ouvertement se sont opposées, du moins d’apparence à la diffusion des caricatures. Comment expliquer cette prise de position inattendue ? Quel sens donner à ces déclarations, sachant l’aversion des anglo-saxons contre l’Islam ?
Cela ressemble fort à un plan média si l’on accepte le postulat suivant : le plan US des néo-conservateurs qui se résume à la haine et la volonté de destruction du monde arabo-musulman . Quoi de mieux de combattre une civilisation, tout en donnant l’illusion du contraire et d’être animé par une volonté de paix et de fraternité ?

Qui est Daniel Pipes ?

Daniel Pipes, expert de la haine : expert incontournable aux États-Unis des plateaux de télévision et des pages opinions des grands quotidiens, Daniel Pipes est devenu le théoricien mondial de l’islamophobie. Fils de Richard Pipes, le soviétologue qui relança la course aux armements sous la présidence Ford, et fils spirituel de Robert Strausz-Hupé, le visionnaire du nouvel ordre mondial, il anime une kyrielle d’instituts stratégiques. On lui doit les concepts à la mode de « nouvel antisémitisme », de « militants de l’islam » et de « conspirationisme ». Partisan de l’écrasement des Palestiniens, il a été nommé par George W. Bush administrateur de l’Institut des États-Unis pour la paix.



Entre le 11 septembre 2001 et le 11 septembre 2002, Daniel Pipes est devenu l’un des principaux commentateurs états-uniens à propos du terrorisme et de l’Islam. Selon un décompte réalisé par The Nation, qui vient de lui consacrer un portrait au vitriol, il est apparu pendant cette période dans 110 émissions de télévision et 450 émissions de radio. Ses éditoriaux ont eu les bonnes grâces du Wall Street Journal et du Los Angeles Times, tandis que le New York Post en a fait l’un de ses chroniqueurs.
La dynastie Pipes
Cette brusque gloire médiatique ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’un talent personnel, d’une longue formation et de parrainages prestigieux. Elle joue un rôle essentiel dans la stratégie politique des néo-conservateurs au pouvoir à Washington et à Tel-Aviv.
Pour comprendre ce parcours, il nous faut revenir trente ans en arrière. Pour en finir avec la crise du Watergate et les conflits de personnes qui suivirent, le président Gerald Ford trancha entre les divers courants républicains qui le soutenaient. Le 3 novembre 1975, il sacrifia son secrétaire à la Défense, James Schlessinger, et toute une flopée de collaborateurs. L’événement est connu sous le sobriquet de « massacre d’Halloween ». Il s’entoura alors d’une équipe restreinte qui est très exactement celle qui est revenue au pouvoir en 2001 : il nomma Dick Cheney secrétaire général de la Maison-Blanche, Donald Rumsfeld secrétaire à la Défense, et George H. Bush (le père) directeur de la CIA. Une campagne de presse organisée par des associations amies alerta alors l’opinion publique sur la sous-estimation du péril rouge par la CIA. Feignant de céder à cette pression, le président Ford autorisa la constitution d’un comité indépendant d’évaluation de la menace soviétique, dont la responsabilité fut confiée à un professeur d’Harvard, Richard Pipes. Celui-ci constitua un panel, connu sous le nom de Team B, dans lequel siégèrent les partisans les plus fanatiques de la Guerre froide, dont le général Lyman Lemnitzer et le jeune Paul Wolfowitz. C’est ainsi que le Rapport Pipes, publié dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee fondée par Irving Kristol, permit à l’administration Ford de relancer la course aux armements.[…]



Le penseur de l’islamophobie
Daniel Pipes est l’inventeur de plusieurs concepts qui ont été imposés dans le débat public.
Il est en premier lieu l’inventeur du « Nouvel antisémitisme ». Cette expression désigne initialement l’opposition des groupes de pression musulmans états-uniens contre les groupes de pression juifs états-uniens à propos de la Palestine. Elle introduit un amalgame entre anti-sionisme et antisémitisme qui a fait florès.
Il est aussi l’inventeur des « Militants de l’islam ». L’expression désigne des musulmans qui ne se contentent pas de leurs prières domestiques, mais adhérent à des organisations communautaires et défendent les droits des Palestiniens au détriment des israéliens soutenus par les États-Unis. Elle introduit un nouvel amalgame entre identité musulmane, lutte contre l’État d’Israël, et contestation de la politique de Washington. Il s’ensuit que les États-uniens de religion musulmane sont par essence des traîtres.
Enfin, il a inventé « la théorie moyen-orientale du complot ». Les Arabes, qui refusent d’admettre qu’ils sont incapables de résoudre leurs problèmes, s’imaginent qu’ils sont victimes de complots occidentaux .
En 2002, Daniel Pipes fut de toutes les radios et télévisions pour mener campagne contre L’Effroyable imposture, un ouvrage sur les attentats du 11 septembre et le changement de régime qui s’en est suivi aux États-Unis. N’ayant aucun argument à opposer à la thèse et pensant à tort que son auteur était arabe, il s’efforça d’y voir une illustration du conspirationnisme des intellectuels arabes installés en France.
Ce jugement de valeur fut relayé en France par Guillaume Dasquié et Jean Guisnel,
Puis par Daniel Lecomte .
Invité, en 2003, à participer à la plus grande émission politique arabe, L’Opinion contraire (Al-Jazeera) pour débattre avec Thierry Meyssan, il dû décliner l’offre car il était en attente de confirmation par le Congrès de sa nomination à l’USIP. Il dépêcha pour le remplacer son fidèle lieutenant Jonathan Schanzer qui n’apporta pas plus de réfutation à l’ouvrage débattu.
Pipes peut également compter en France sur son traducteur, Guy Millière, pour diffuser sa pensée. Celui-ci a notamment publié Ce que veut Bush, un ouvrage apologétique réalisé à partir d’entretien avec Daniel Pipes, Paul Wolfowitz, etc. L’islamophobie est l’obsession de Daniel Pipes. En 1999, il publie un article dans The Forward dans lequel il écrit « les Musulmans qui détestent l’Amérique, et notamment les Juifs qui y vivent, sont de plus en plus nombreux et de plus en plus puissants, grâce à la protection offerte par l’État de droit et l’indulgence d’une société pluraliste et charitable ». Les attentats du 11 septembre vont conforter l’analyste dans ses convictions, en même temps qu’ils lui permettent d’obtenir une plus large audience. Selon lui, c’est cela qui lui a permis de publier en 2002 Militant Islam Reaches America en 2002, un livre « impubliable » jusque là et qui met en garde contre le fait que les populations musulmanes américaines abritent « un nombre important » de gens qui « soutiennent les objectifs des détourneurs d’avion », et qui « détestent les États-Unis et souhaitent, en fin de compte, le transformer en pays musulman ». Jim Lobe, de l’Inter-Press Service, dit avoir obtenu un projet de demande de subvention dans lequel Daniel Pipes propose de lancer un « Institut de l’Islam Progressiste » qui « pourrait élaborer un point de vie modéré, moderne et pro-américain » au nom de la communauté musulmane. Selon lui, les fondamentalistes musulmans sont des « Nazis », des « tueurs potentiels » qui représentent « de vrais dangers » pour les Juifs, les Chrétiens, les femmes et les homosexuels.
La guerre d’Irak a été la consécration des théories de Daniel Pipes, puisqu’il y a vu « une chance unique de remplacer le régime le plus excité du monde ». Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, il est un peu revenu sur cette position : en effet, il a décrété que l’Irak avait désormais besoin d’un « homme fort à l’esprit démocratique » puisque les Irakiens « vivent dans un univers mental de théorie du complot » et ne sont pas tout à fait prêt à s’auto-gouverner comme les occidentaux. Aujourd’hui même, dans le New York Sun, il donne le nom de celui qu’il voudrait voir remplir ce rôle. Il s’agit sans surprise d’un militaire, l’ex-Major Général Jassim Mohammed Saleh al-Dulaimi, qui a l’avantage de ne pas avoir participé aux atrocités du régime de Saddam Hussein, de ne pas avoir de convictions idéologiques radicales tout en bénéficiant d’une position sociale reconnue . [1]





Si tout ce qui vient d’être dit sur Daniel Pipes vous semble trop biaisé ou simplement improbable, vous pouvez ci-dessous, en cliquant sur les titres, lire, analyser et constater par vous-même la lecture toute particulière de ce propagandiste sans vergogne :



<<Les protestations contre les caricatures lèsent les Musulmans>>
«Les États musulmans représentent une menace potentielle pour la paix mondiale»
« La fin de l’accord de sécurité britannique avec les islamistes »
« Pourquoi l’internement des Japonais est toujours d’actualité »
« La libération du Liban approche »
« Réflexions sur la révolution en France »
« Chalabi disculpé par la logique »
« L’"éducation par le meurtre" en Hollande »
« Les États-Unis doivent apprendre la patience »
« Où va aller Abbas ? »
« Les islamistes, dehors ! »
« Deux Allemands contre l’islamisme »
« La menace mystique de Mahmoud Ahmadinejad »
« Les fruits amères de la démocratie »
« Les brigades gauchistes d’Al Qaïda »
« Il n’est pas question des colonies »
« La loi islamique va-t-elle être instaurée en Irak ? »
« Capturer Ben Laden n’est pas suffisant »
« Une stratégie de désastre sans nuance »
« Sénilité d’une civilisation »
« Équipes d’intervention et cellules dormantes »
« Une victoire contre le terrorisme dès le début »
« Devenir nerveux en Israël »« Nommer l’ennemi »
« Pourquoi annuler le visa de Tariq Ramadan ? »« Éviter le mot en T »

Note:

[1] Réseau Voltaire



Mardi 14 Février 2006

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