Politique Nationale/Internationale

CAMPAGNES / 2 AOÛT 2005

MISE EN GARDE DE LYNDON LAROUCHE :


Fin juillet, Lyndon LaRouche a averti que le vice-Président américain Dick Cheney, en collusion avec l’entourage du Premier ministre britannique Tony Blair, pourrait profiter de la période estivale pour mettre en œuvre un plan de frappe militaire préventive contre l’Iran, incluant l’usage d’armes nucléaires. LaRouche fondait son évaluation sur différents éléments dont il venait de prendre connaissance, notamment le rapport d’un ancien responsable du renseignement américain publié dans la revue American Conservative. Selon cet expert, Dick Cheney aurait donné l’ordre au Commandement stratégique (StratCom) de l’armée américaine de mettre au point des plans d’urgence pour lancer une frappe conventionnelle et nucléaire tactique contre des centaines de cibles en Iran, plans qui seraient mis en œuvre en cas de nouvel attentat de type « 11 septembre » contre les Etats-Unis.


solidarité et progès
Vendredi 5 Août 2005

CAMPAGNES / 2 AOÛT 2005
Comme l’Executive Intelligence Review le rapportait il y a plusieurs mois, dans le cadre de sa nouvelle doctrine de frappe globale (CONPLAN 8022), l’administration Bush avait déjà placé son arsenal d’armes nucléaires miniatures (mini-nukes) sous le contrôle des commandants de théâtre. Cette doctrine avait été conçue au début des années 1990 par Dick Cheney, Paul Wolfowitz et Lewis Libby, alors que Dick Cheney était le ministre de la Défense du président George H.W. Bush.

D’autres rapports parus depuis le début de l’année corroborent les plans militaires contre l’Iran :


Le 17 juin, dans un article paru dans The New Yorker sous le titre « The coming Wars », Seymour Hersh évoquait les plans du Pentagone pour des attaques aériennes et par commando contre l’Iran, avec un double objectif : détruire les prétendues installations souterraines abritant le programme d’armes nucléaires et instiguer une révolte populaire contre les mollahs.


Le 26 janvier, Richard Sale, correspondant d’UPI spécialisé dans le renseignement, faisait savoir que l’aviation américaine effectuait des missions provocatrices de reconnaissance au-dessus du territoire iranien, à partir de bases situées en Irak et en Afghanistan. Ces survols avaient pour but, écrivait-il, d’amener les Iraniens à activer leurs radars pour pouvoir les répertorier, en vue d’une campagne de bombardement contre au moins 14 cibles soupçonnées d’être des installations secrètes d’armes nucléaires. Toujours selon Sale, les Forces spéciales américaines et des commandos israéliens aidaient des réfugiés iraniens membres du Mujadhideen-e-Khalq (MEK), ainsi que des Kurdes irakiens, à conduire des incursions transfrontalières afin d’installer des détecteurs près des cibles.


Le 19 février, à Olympia (Washington), Scott Ritter, l’ancien Marine qui dirigea les équipes d’inspection de l’ONU en Irak pendant une bonne partie des années 1990, déclara en public qu’il s’attendait au lancement d’une campagne aérienne contre l’Iran, peut-être dès le mois de juin. Le président Bush, dit-il, avait déjà reçu et approuvé des plans d’attaque aérienne contre l’Iran.


L’option nucléaire

Dans le magazine The American Conservative du 1er août, Philip Giraldi (un officier de la CIA à la retraite) écrivait : « Suivant les instructions du bureau du vice-président Dick Cheney, le Pentagone a chargé le Strategic Command (StratCom) des Etats-Unis de préparer un plan d’urgence qui serait activé en cas de nouvelle attaque terroriste de type "11 septembre" contre les Etats-Unis. Ce plan inclut une attaque aérienne à grande échelle contre l’Iran, à l’aide d’armes nucléaires conventionnelles et tactiques. L’Iran compte plus de 450 cibles stratégiques majeures, y compris de nombreux sites soupçonnés de mettre au point des armes nucléaires. Nombre de ces cibles sont renforcées ou profondément enfouies dans le sol, et ne pourraient donc pas être détruites par des armes conventionnelles, d’où l’option nucléaire. Comme dans le cas de l’Irak, cette riposte ne serait pas conditionnée par une participation effective de l’Iran à l’acte terroriste dirigé contre les Etats-Unis. De nombreux officiers supérieurs de l’aviation prenant part à la planification sont, dit-on, épouvantés par les implications de ce qu’ils font - à savoir la préparation d’une attaque nucléaire non provoquée contre l’Iran - mais personne n’est prêt à risquer sa carrière en présentant des objections . »

Les récents attentats à Londres ont fourni à Tony Blair son propre « incendie du Reichstag » et il est à prévoir que la faction « impériale libérale » britannique se rangera pleinement du côté des faucons de Cheney à Washington.

Toutefois, comme l’a souligné Lyndon LaRouche, l’indice le plus convaincant de l’existence d’un plan visant à déclencher une attaque militaire en août est l’état d’esprit de Dick Cheney lui-même, confirmé par plusieurs témoins directs. Le vice-Président joue le scénario d’« Hitler retranché dans le bunker », version américaine, fustigeant les sénateurs républicains qui osent résister à ses violentes diatribes et traitant ceux qui refusent d’obéir à ses ordres - y compris des membres du Sénat - de « traîtres », voire pire.

Enfin, LaRouche a évoqué des rapports émanant de différentes sources hautement qualifiées du Congrès, de la communauté militaire et du renseignement, tous confirmant les points essentiels du récit paru dans l’American Conservative sur les plans de frappe nucléaire préventive concoctés par le docteur Folamour Cheney contre l’Iran. Ces sources soulignent qu’il ne s’agit pas de simples plans d’attaque éventuels, mais bien de l’intention politique réelle de Cheney. La folie de ces plans n’implique nullement qu’il ne les mettra pas en œuvre, au contraire.


L’étau se resserre

Le contexte immédiat de cette fuite en avant psychologique de Dick Cheney est marqué par deux facteurs : la révolte contre l’administration Bush qui s’étend au sein d’un groupe bipartisan de sénateurs et de députés et l’enquête menée par le procureur indépendant Patrick Fitzgerald sur le rôle de « deux hauts responsables du gouvernement » dans la divulgation de l’identité de Valerie Plame Wilson, une agente clandestine non officielle de la CIA.

Par ailleurs, à Londres, les maîtres synarchistes de Cheney se trouvent le dos au mur, car l’ensemble du système financier spéculatif mondial, qui représente leur pouvoir, est sur le point de s’effondrer. C’est le krach imminent du système mis en place après la dissolution de celui de Bretton Woods, qui représente la force motrice animant la politique de guerre et de chaos poussée par Cheney et bien d’autres. L’orchestration d’une attaque nucléaire préventive contre l’Iran suite à un nouvel incident de type « incendie du Reichstag » en dit long sur les motivations réelles de cette opération.


Le Plamegate

L’enquête de Fitzgerald, ouverte en décembre 2003, a déjà établi que le directeur de cabinet du vice-Président Dick Cheney, Lewis Libby, et le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Karl Rove, ont parlé à des journalistes des véritables activités de Mme Plame. Son mari, l’ambassadeur Joseph Wilson, avait été envoyé au Niger en 2002 pour vérifier l’information selon laquelle ce pays aurait fourni à Saddam Hussein de l’uranium (yellowcake) pour fabriquer la bombe. Wilson était parvenu à la conclusion que l’information était frauduleuse, ce qui ne plut guère aux cercles autour de Cheney.

Au-delà de Karl Rove et de Lewis Libby, l’enquête de Fitzgerald porte aussi sur le White House Irak Group (WHIG), une équipe de propagandistes de haut niveau mise sur pied en août 2002 par le chef de cabinet du président Bush, Andrew Card, et regroupant, entre autres, Rove, Libby, Karen Hughes, Condoleezza Rice (à l’époque directrice du Conseil national de sécurité) et son adjoint et successeur Stephen Hadley.

Par ailleurs, Fitzgerald s’est plus récemment intéressé à un mémorandum du département d’Etat, daté du 10 juin 2003, dévoilant l’identité de Valerie Plame. Avant la fuite publiée dans la presse par Robert Novak, à la mi-juillet, ce mémo avait circulé parmi bon nombre de membres néo-conservateurs du gouvernement, dont John Bolton, que George Bush vient d’imposer, par prérogative présidentielle, comme ambassadeur américain aux Nations unies.

Jeffrey Steinberg

* En référence au livre de Barbara Tuchman, Guns of August (1962), devenu un classique, qui décrit les trente premiers jours de la Première Guerre mondiale. Début août 1914, l’Allemagne, entourée par des alliances européennes, est en pleine mobilisation pour mettre en oeuvre son plan visant à envahir la France et à occuper Paris en l’espace d’un mois. En réalité, le conflit s’éternisera pendant quatre longues années de « guerre des tranchées » sur le front de l’ouest et d’affrontement sur le front de l’est, s’étendant jusqu’aux Balkans. Plusieurs guerres ont ainsi commencé pendant les vacances du mois d’août. Le 1er septembre 1939, Hitler envahissait la Pologne.


CONPLAN 8022 LES ETATS-UNIS PRÉPARENT DES FRAPPES NUCLÉAIRES PRÉVENTIVES

Soixante ans après les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki, les Etats-Unis reviennent sur leur politique d’après-guerre, ne s’interdisant plus une première frappe nucléaire. Les « mini-bombes » pouvant servir à frapper l’Iran ou la Corée du Nord seraient déjà déployables.

Cet article est exceptionnellement tiré de l’édition du 3 juin 2005 de Nouvelle Solidarité.

Le gouvernement américain a d’ores et déjà arrêté des plans d’urgence prévoyant l’utilisation d’armes nucléaires dans des attaques préemptives contre au moins deux pays, l’Iran et la Corée du Nord. Le nouveau plan de « frappe globale » a été dévoilé dans le Washington Post du 15 mai par William Arkin, un ancien analyste du renseignement de l’Armée. Les grandes lignes de ses conclusions nous ont été confi rmées par de hauts responsables du renseignement américain, qui établissent un lien entre ce nouveau plan et l’échec des bombardements conventionnels massifs en Afghanistan et en Irak, ainsi que la désastreuse occupation de l’Irak.

La guerre d’Afghanistan fournit à l’aviation américaine l’occasion de tester, sur le terrain, des bombes anti-bunkers conventionnelles de forte puissance, censées pénétrer et faire exploser des cibles souterraines en béton. Mais il semblerait qu’en arrivant sur place pour constater les dégâts, les troupes américaines ont découvert que les bunkers des talibans et d’Al-Qaida dans les montagnes étaient toujours, pour l’essentiel, intactes.

Ensuite, la débâcle en Irak a mis en évidence d’autres vulnérabilités de l’armée américaine. Il apparaît donc clairement aujourd’hui que l’ancienne doctrine militaire américaine, basée sur la capacité de mener simultanément deux confl its prolongés, ne tient plus. Un officier du renseignement de haut rang, qui a voulu garder l’anonymat, a confi rmé que « de tels engagements ne sont plus possibles, comme le montre l’occupation de l’Irak. On s’oriente donc de plus en plus vers une doctrine de guerres éclairs. Sinon, le statut de l’Amérique en tant que dernière superpuissance globale perdrait toute crédibilité. » Le nouveau plan de frappe globale se base sur l’« illusion » selon laquelle il serait possible de mettre au point des armes nucléaires de faible puissance qui ne contamineraient pas la zone visée et ne provoqueraient pas la mort massive de populations. En outre, cette source estime que lorsque l’on parle d’attaquer la Corée du Nord, cela signifi e, en fi n de compte, une guerre avec la Chine...



L’Executive Intelligence Review du 27 mai dénonçe la nouvelle doctrine militaire américaine, inspirée par Dick Cheney

CONPLAN 8022

Dans le Washington Post, Arkin présente une chronologie des récentes mesures prises par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld en vue d’une guerre nucléaire préemptive. Son aperçu actualise la chronologie publiée par l’Executive Intelligence Review le 7 mars 2003, qui mentionnait en outre le rôle crucial joué par Dick Cheney et John Bolton dans la nouvelle doctrine. Arkin écrit : « Au début de l’été dernier [2004], le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a approuvé un ordre hautement secret, l’"Interim Global Strike Alert Order", qui somme l’Armée de se tenir prête à attaquer des pays hostiles qui mettent au point des armes de destruction massive [ADM], notamment l’Iran et la Corée du Nord. (...) Dans le monde secret de la planification militaire, la "frappe globale" est le terme censé décrire une attaque préemptive spécifi que. Quand les responsables militaires évoquent une frappe globale, ils insistent sur les éléments conventionnels. Cependant, curieusement, elle comprend aussi une option nucléaire qui va à l’encontre des notions traditionnelles du rôle défensif des armes nucléaires. »

Selon Arkin, le projet de frappe globale remonte à une directive présidentielle secrète de janvier 2003, dans laquelle le président Bush dé- fi nissait une frappe globale « sur tout le spectre » comme étant « la capacité de livrer rapidement et à une portée étendue des effets cinétiques de précision (nucléaires et conventionnels) et non-cinétiques (éléments d’opérations spatiales et d’information), en soutien à des objectifs nationaux et de théâtre ». Dès septembre 2002, la « Stratégie de sécurité nationale » avait déjà codifié la doctrine de guerre préemptive et le Strategic Command (Stratcom) avait créé une division intérimaire de frappe globale chargée de mettre au point les plans en question avant la fi n de 2002. « Le CONPLAN 8022-22, achevé en novembre 2003, prévoyait pour la première fois une capacité de frappe préemptive et offensive contre l’Iran et la Corée du Nord. En janvier 2004, [l’amiral James] Ellis assura le secrétaire à la Défense et le Président que le Stratcom était prêt pour une frappe globale. »

En rendant plus floue la ligne séparant le nucléaire du conventionnel, on augmente le risque de recours (voulu ou non) à l’option nucléaire. Suivant certains éléments du CONPLAN 8022, des bombes anti-bunkers pourraient être utilisées pour éliminer des forteresses de commandement ou des dépôts d’ADM d’Iran et de Corée du Nord. Toujours selon Arkin, le plan pourrait être activé si les Etats-Unis estiment qu’une attaque nucléaire est imminente ou, plus généralement, pour attaquer l’infrastructure des ADM de l’ennemi. Sans prévoir des « bottes au sol », ce plan se base sur des attaques avec des armes de précision, couplées à des opérations à court terme du genre commandos, ce qui réduit considérablement le temps nécessaire pour préparer et lancer une attaque.


Les bombes anti-bunkers déjà déployées ?

Une des questions les plus controversées du projet de frappe globale concerne l’utilisation potentielle d’armes nucléaires anti-bunkers. Dans chaque budget de la défense que l’administration Bush a soumis au Congrès, elle a tenté d’obtenir davantage de fi nancement pour la recherche sur la nouvelle génération d’armes nucléaires miniatures. Cette année, Rumsfeld a demandé plus de huit millions de dollars pour continuer les recherches sur les armes nucléaires robustes de pénétration du sol (RNEP).

Or une nouvelle étude sur ces armes, menée par le National Research Council à la demande du gouvernement, réfute la possibilité qu’elles puissent pénétrer si profondément sous terre que les retombées radioactives à la surface en seraient minimes. La majorité des cibles souterraines ne se trouvent d’ailleurs qu’à 250 mètres de profondeur. Les effets sur les populations civiles, et même sur les soldats américains sur place, seraient donc assurément catastrophiques.

Bien que l’administration Bush- Cheney réclame plus de recherches et de fi nancement pour ces armes, il semble que les bombes anti-bunkers fassent déjà partie intégrante de l’arsenal nucléaire existant. Selon Greg Mello, dirigeant du Los Alamos Study Group, le Pentagone a déjà un stock déployable de bombes B-61 « mod 11 » pouvant être transportées par des bombardiers furtifs ou même des F-16. Le Pentagone prétend que ces bombes plus petites ne représentent qu’une modifi cation des armes nucléaires existantes et n’incorporent pas de nouveaux principes physiques, ce qui lui a permis d’esquiver les clauses interdisant toute R&D sur les armes nucléaires à faible puissance (inférieures à 5 kilotonnes).

Et comme pour mieux lever toute ambiguïté à la thèse des Dr Folamour Bush et Cheney, le Pentagone a rendu publique une doctrine montrant clairement que le gouvernement a déjà intégré l’utilisation d’armes nucléaires dans la conduite de la guerre conventionnelle (Doctrine for Joint Nuclear Operations, Joint Publication 3-12). L’Executive Summary énonce : « Dans de nombreuses éventualités, les capacités conventionnelles existantes et émergentes répondront aux besoins envisagés ; cependant, dans d’autres cas, la réponse la plus appropriée pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires américaines. Intégrer les attaques conventionnelles et nucléaires garantira l’utilisation la plus effi cace de la force et fournira aux dirigeants américains une plus large palette d’options de frappe pour parer aux éventualités immédiates. L’intégration des forces conventionnelles et nucléaires est donc importante pour la réussite de toute stratégie globale. » Et plus loin : « Les Etats-Unis ne font pas de déclarations formelles défi nissant les circonstances dans lesquelles ils auraient recours à des armes nucléaires (...) afi n de créer un doute dans l’esprit des adversaires potentiels, les dissuadant de commettre des actes hostiles. »

Jusqu’à l’arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche, l’Amérique s’interdisait toute première frappe nucléaire contre des Etats n’ayant pas d’arsenaux nucléaires. Aujourd’hui, George Shultz, Dick Cheney, John Bolton, etc. exercent un chantage nucléaire contre tous les pays, sachant que la présidence est occupée par un homme totalement instable mentalement.

Jeffrey Steinberg


LYNDON LAROUCHE : CHENEY ET LA MENACE DES « CANONS D’AOÛT »

Le mercredi 27 juillet, Lyndon LaRouche a lancé une mise en garde couvrant tout le mois d’août, période pendant laquelle le vice-Président américain Dick Cheney, en collusion avec les cercles impérialistes libéraux autour du Premier ministre britannique Tony Blair, pourrait mettre en œuvre un plan de frappe militaire préventive contre l’Iran, incluant l’usage d’armes nucléaires. Cette offensive constituerait une « réponse » à une nouvelle attaque terroriste contre les Etats-Unis, après les récents attentats de Londres et les opérations de guerre psychologique et de type Etat policier en Grande-Bretagne.

LaRouche s’appuie sur différents facteurs dont il a pris connaissance ces derniers jours, notamment le rapport d’un ancien responsable du renseignement américain publié dans la revue American Conservative (voir ci-après). Comme l’EIR le rapportait il y a plusieurs mois, dans le cadre de la nouvelle doctrine de Frappe Globale (CONPLAN 8022), l’administration Bush avait déjà placé les armes nucléaires miniatures (mini-nukes) dont il est question sous le contrôle des commandants de théâtre. Cette doctrine fut conçue au début des années 1990, alors que Dick Cheney était le ministre de la Défense du président George H.W. Bush.

L’élément le plus convaincant de l’existence de ce plan de déclenchement d’une attaque militaire en août est l’état d’esprit de Dick Cheney lui-même, confirmé par plusieurs témoins oculaires. Le vice-Président, selon LaRouche, joue le scénario d’« Hitler retranché dans le bunker « en version américaine, fustigeant les sénateurs républicains ayant osé résister à ses folles exhortations et traitant tous ceux qui refusent de suivre ses ordres - y compris des membres du Sénat - de « traîtres « , voire pire.

Enfin, LaRouche a évoqué des rapports émanant de différentes sources dignes de foi du Congrès, de la communauté militaire et du renseignement, confirmant toutes les points essentiels du récit paru dans l’American Conservative sur les plans de frappe nucléaire préventive concoctés par le docteur Folamour Cheney contre l’Iran. Ces sources soulignent qu’il ne s’agit pas de simples plans d’attaque éventuels, mais bien d’une volonté politique réelle de Cheney. Au vu de cette situation, LaRouche avait appelé les parlementaires américains à ne pas quitter Washington pour les vacances parlementaires d’août.


Le plan de guerre de Cheney contre l’Iran

Dans le magazine The American Conservative du 1er août, Philip Giraldi (un officier de la CIA à la retraite) écrivait : « Suivant les instructions du bureau du vice-président Dick Cheney, le Pentagone a chargé le Strategic Command (StratCom) des Etats-Unis de préparer un plan d’urgence qui serait activé en cas de nouvelle attaque terroriste de type "11 septembre" contre les Etats-Unis. Ce plan inclut une attaque aérienne à grande échelle contre l’Iran, à l’aide d’armes nucléaires conventionnelles et tactiques. L’Iran compte plus de 450 cibles stratégiques majeures, y compris de nombreux sites soupçonnés de mettre au point des armes nucléaires. Nombre de ces cibles sont renforcées ou profondément enterrées dans le sol, et ne pourraient donc pas être détruites par des armes conventionnelles, d’où l’option nucléaire. Comme dans le cas de l’Irak, cette riposte ne serait pas conditionnée par une participation effective de l’Iran à l’acte terroriste dirigé contre les Etats-Unis. De nombreux officiers supérieurs de l’Aviation prenant part à la planification sont, dit-on, épouvantés par les implications de ce qu’ils font - à savoir la préparation d’une attaque nucléaire non provoquée contre l’Iran - mais personne n’est prêt à risquer sa carrière en présentant des objections . »

Lors d’une conversation téléphonique, le 25 juillet, Giraldi nous a confié qu’il ignorait si l’administration Bush entend réellement mener une attaque contre l’Iran, mais qu’il est certain que, sur ordre de Cheney, elle se prépare à une telle éventualité.

Parallèlement, différents livres et articles de presse sont parus pour diaboliser l’Iran, dont Compte à rebours vers la crise : la future épreuve de force nucléaire avec l’Iran, de Kenneth Timmerman et Richard Pipes. Dans le Washington Post du 31 juillet, Ray Takyeh, analyste du Conseil des relations extérieures, analyse avec consternation le contenu de ce livre :

« Un rapide coup d’œil sur les nouvelles parutions dans les librairies locales révèle une avalanche de livres aux titres alarmistes et aux affirmations angoissantes concernant les derniers membres de ce que le président Bush a appelé "l’axe du mal". (...) Le dernier livre de Kenneth Timmerman, qui laisse beaucoup à désirer, Compte à rebours vers la crise, fait partie de ce genre destiné à créer une psychose, avançant des affirmations qu’il ne peut ni corroborer ni justifier : l’Iran est l’ennemi le plus militant et le plus implacable de l’Amérique, il a été impliqué dans presque toutes les attaques terroristes contre les Etats-Unis depuis 1979. L’Iran cherche activement à acquérir la bombe - non pour la dissuasion, mais pour menacer les Etats-Unis et leurs alliés [notamment Israël]. (...) Timmerman commence son livre par l’affirmation tout à fait invraisemblable selon laquelle l’Iran serait complice des attentats du 11 septembre. Dans sa version de l’histoire, une CIA couarde, déterminée à disculper les Etats voyous qui parrainent le terrorisme, a délibérément caché cette information au public américain . »

Le 20 juin, Scott Ritter, ancien inspecteur en armements de l’ONU et opposant acharné à la guerre contre l’Irak, notait : « A la fin de l’année dernière [2004] (...) j’ai été contacté par un proche de l’administration Bush sur la situation en Irak. (...) On me disait que le gouvernement voulait absolument arriver à une apparence de stabilité en Irak avant juin 2005. Quand j’ai demandé pourquoi cette date, cette source m’a répondu carrément : car c’est à ce moment-là que le Pentagone doit être prêt à lancer une attaque aérienne massive contre l’Iran. (...) »


LYNDON LAROUCHE : LES « CANONS D’AOÛT » DE CHENEY MENACENT L’IRAN

Le mercredi 27 juillet, Lyndon LaRouche a lancé une mise en garde couvrant tout le mois d’août 2005, période pendant laquelle le vice-Président américain Dick Cheney, en collusion avec les cercles autour du Premier Ministre britannique Tony Blair, pourrait mettre en œuvre un plan de frappe nucléaire tactique préventive contre l’Iran, récemment éventé dans la presse. Le danger d’une telle action démente de la part d’un camp de Cheney qui se sent assiégé, augmenterait si le Congrès des Etats-Unis suspendait effectivement ses travaux du 30 juillet au 4 septembre prochains, pour la période des vacances, comme il est actuellement prévu. Avec un Congrès loin de Washington, il est presque certain qu’une Maison Blanche dominée par Cheney décidera de déclencher une attaque contre l’Iran, dans l’esprit des « canons d’août », ayant déclenché la Première Guerre mondiale.

LaRouche fonde son évaluation sur différents facteurs dont il a pris connaissance ces derniers jours, notamment le rapport d’un ancien responsable du renseignement américain publié dans la revue American Conservative. Selon cet expert, Dick Cheney a donné l’ordre au Commandement stratégique (STRATCOM) de l’armée américaine de mettre au point des plans de contingence pour lancer une frappe conventionnelle et nucléaire tactique contre des centaines de cibles en Iran, plans qui seraient mis en œuvre en cas de nouvel attentat du type de celui du 11 septembre contre les Etats-Unis. Comme l’EIR le rapportait il y a plusieurs mois, dans le cadre de la nouvelle doctrine de Frappe Globale (CONPLAN 8022), l’administration Bush avait déjà placé les armes nucléaires miniatures (mini-nukes) dont il est question sous le contrôle des commandants de théâtre. Cette doctrine fut conçue au début des années 1990, lorsque Dick Cheney était le ministre de la Défense du président George H.W. Bush.

Les récents attentats à Londres ont fourni à Tony Blair son propre « incendie du Reichstag » et il est à prévoir que la faction « impériale libérale » britannique pèsera de tout son poids sur les faucons de Cheney à Washington.

Toutefois, l’élément le plus convaincant témoignant de l’existence de ce plan de déclenchement d’une attaque militaire en août, a souligné Lyndon LaRouche lors de discussions avec des collègues, est l’état d’esprit de Dick Cheney lui-même, confirmé par plusieurs témoins oculaires. Le vice-Président joue une version américaine du scénario de « Hitler retranché dans le bunker », fustigeant les sénateurs républicains ayant osé résister à ses folles tirades, et traitant tous ceux qui refusent de suivre ses ordres - y compris des membres du Sénat - de « traîtres », voire pire.

Enfin, LaRouche a évoqué des rapports des différentes sources hautement qualifiées du Congrès, de la communauté militaire et du renseignement, tous confirmant les points essentiels du récit paru dans l’American Conservative sur les plans de frappe nucléaire préventive nourris par le Dr. Folamour Cheney contre l’Iran. Ces sources soulignent qu’il ne s’agit pas de simples plans d’attaque éventuels, mais qu’il correspondent aux intentions politiques réelles de Cheney.

Pour tous renseignements : http://www.larouchepac.com



Vendredi 5 Août 2005


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