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Bush veut toujours envoyer des renforts en Irak


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IRIB
Lundi 12 Mars 2007

Le Président américain, George W. Bush, a donné son feu vert à l'envoi de 8.200 effectifs supplémentaires en Irak et en Afghanistan dont 4.700 seront déployés en Irak, en plus les 21.500 forces que Bush envisage d'y envoyer. Dans ce contexte, la polémique s'amplifie à l'intérieur des Etats-Unis et les démocrates rejette la réorientation de Bush sur l'Irak et lui refuse d'augmenter le budget militaire du pays. Dans une telle situation, le gouvernement irakien s'efforce de prendre à lui seul le contrôle du pays pour y surmonter la crise sécuritaire. La tenue de la récente conférence de sécurité à Bagdad, réunissant les représentants des pays limitrophes d'Irak, de l'Egypte, de Bahreïn et des membres permanents du Conseil de Sécurité, ainsi que de la Ligue arabe et de l'OCI, s'inscrit également dans ce même souci.

En vertu du plan de sécurité mis en vigueur depuis trois semaines par le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, il revient au gouvernement de saisir toutes les potentialités internes pour rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays, plan auquel Washington a réservé un accueil plutôt froid. En fait, l'approche militaire du locataire de la Maison Blanche en Irak y envenime la crise. Le nouveau commandant américain en Irak, le général David Petraeus, a fait savoir que l'envoi des renforts militaires en Irak ne pourrait pas mettre fin à l'insécurité dans ce pays.

Les violences en Irak puisent, comme le précisent les analystes, leurs racines dans la présence prolongée des forces de l'occupation sur le sol irakien, ce sur lequel certains participants à la Conférence de Bagdad ont mis le doigt, de manière à ce que le communiqué final de la conférence a mis l'accent sur la souveraineté et l'indépendance de l'Irak.

Quoiqu'il en soit, l'expérience de l'occupation de quelques années de l'Irak montre que la sécurité n'est rétablie que dans les régions où les forces étrangères ne sont pas déployées. En revanche, la situation s'avère chaotique dans les régions où les forces d'occupation sont présentes.

Il est vrai que la nouvelle stratégie de Bush en Irak contredit le plan de sécurité du Premier ministre irakien. Les critiques directes et flagrantes d'Al-Maliki du bilan de l'administration américaine, à la Conférence de Bagdad témoignent de cette réalité.


Lundi 12 Mars 2007

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