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Bush réalise le rêve de son grand-père


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David Swanson
Dimanche 29 Juillet 2007

Bush réalise le rêve de son grand-père

Afterdowningstreet.org, par David Swanson, le 28 juillet 2007


​​​​Il est exceptionnellement banal que le petit-fils reprenne une grande entreprise de son grand-père. Cela m'est apparu récemment quand j'ai lu que le petit-fils de Thor Heyerdahl reprenant sa mission de traversée du Pacifique sur un radeau. Mais ce qui m'a vraiment frappé était exposé par la BBC documentant le 23 juillet la participation du grand-père du président George W. Bush à un complot en 1933 pour renverser le gouvernement US et d'installer une dictature fasciste. Je connaissais l'histoire, mais n'avais pas considéré la possibilité du petit-fils essayant de réaliser ce que son grand-père avait échoué à accomplir.


​​​​Prescott Sheldon Bush (1895 1972) est allé à l'Université de Yale et a rejoint la société secrète connue sous le nom de Skull and Bones. Prescott est couramment rapporté avoir volé le crâne du chef indien Geronimo. Autant que je sache, ça n'a pas été réellement confirmé. En fait, Prescott semblait avoir l'habitude d'inventer des trucs. Lors de la Première Guerre Mondiale, il envoyait des lettres chez lui prétendant qu'il avait reçu des décorations pour héroïsme. Quand les lettres ont été imprimées dans les journaux, il a dû rétracter ses affirmations.


​​​​Si ça ne ressemble pas encore à la vie d'un ancêtre de George W. Bush, attendez la suite : Les premières tentatives dans les affaires de Prescott Bush avaient tendance à échouer. Il a épousé la fille d'un homme très riche appelé George Herbert Walker (le type avec le parc de Kennebunkport dans le Maine, qui appartient maintenant à la famille Bush, et l'origine de l'initiale intermédiaire de Daobeulyou [W]). Walker a installé Prescott Bush comme directeur de Thyssen and Flick. Par la suite, les relations d'affaires de Prescott allèrent au mieux, et il entra en politique.


​​​​Maintenant, le nom de Thyssen vient d'un Allemand appelé Fritz Thyssen, principal soutien financier de l'ascension d'Adolph Hitler. Thyssen était mentionné dans le New York Herald-Tribune sous le nom d'« Ange d'Hitler. » Pendant les années 30 et au début des années 40, et même aussi tard qu'en 1951, Prescott Bush était impliqué dans les relations d'affaires de Thyssen, et avait inévitablement connaissance de ses activités politiques et du fait que ses compagnies impliquées bénéficiaient financièrement de la nation Allemande. En outre, les compagnies de Prescott Bush ont profité d'être parmi celles engagées dans les opérations minières en Pologne utilisant l'esclavage à Auschwitz. Deux anciens esclaves ont poursuivi le gouvernement US et les héritiers de Prescott Bush pour 40 milliards de dollars.


​​​​Jusqu'à ce que les États-Unis entrent dans la Deuxième Guerre Mondiale, il était permis aux étasuniens de faire affaire avec l'Allemagne, mais vers fin 1942 les intérêts commerciaux de Prescott Bush ont été saisis sous le Trading with the Enemy Act (Loi sur le commerce avec l'ennemi). Parmi ces entreprises impliquées il y avait la compagnie maritime Hamburg America Lines, dans laquelle Prescott Bush avait servi de directeur. Dans un rapport intitulé le McCormack-Dickstein Report, un comité du Congrès constatait que la Hamburg America Lines avaient offert la traversée gratuite vers l'Allemagne aux journalistes voulant écrire avec bienveillance sur les nazis, et avait amené des sympathisants nazis aux USA. (Est ce que cela commence à rappeler à tout le monde les rapports de notre actuel président avec la liberté de la presse ?)


​​​​Le Comité McCormack-Dickstein a été établi pour enquêter sur un complot fasciste ourdi en 1933 aux USA. Voici comment la BBC a servi sa dernière histoire :


​​​​Le document révèle les détails d'un coup d'État projeté aux USA en 1933 par des hommes d'affaires étasuniens de droite. Le coup visait à renverser le président Franklin D Roosevelt avec l'aide d'un demi-million d'anciens combattants. Les conspirateurs, qui étaient présumés appartenir à certaines des familles les plus renommées d'Amérique, (les propriétaires de Heinz, de Birds Eye, de Goodtea, de Maxwell Hse et le grand-père de George Bush, Prescott) pensaient que leur pays devrait adopter la politique de Hitler et de Mussolini pour vaincre la grande dépression. Mike Thomson étudie pourquoi si peu est connu à propos de cette plus grande des menaces, toujours en temps de paix, pour la démocratie étasunienne.


​​​​En fait, si vous écoutez l'histoire de 30 minutes de la BBC, il n'y a pas même un mot de spéculation quant au pourquoi cette histoire est aussi peu connue. Je pense qu'un indice à la réponse peut être trouvé en creusant pourquoi ce récit de la BBC n'a produit cette semaine aux USA aucune sortie médiatique relevant l'histoire.


​​​​Le récit de la BBC fournit une bonne explication de l'histoire de base. Quelques-uns des hommes les plus riches d'Amérique ont approché le Major Général Smedley Butler du Corps des Marines, adoré par de nombreux anciens combattants de la Première Guerre Mondiale, bon nombre d'entre eux étant désabusés par la manière dont les traitait le gouvernement. Le groupe de Prescott Bush demanda à Butler de commander 500.000 vétérans pour prendre le pouvoir à Washington et à la Maison Blanche. Butler refusa et raconta l'affaire au comité du Congrès. Ses dires ont été corroborés en partie par un certain nombre de témoins, et le comité concluait que le complot était véridique. Mais les noms des riches commanditaires de la conspiration furent voilés dans les dossiers du comité, et personne ne fut poursuivi. Selon la BBC, le président Roosevelt a tranché par un marché. Il s'abstenait de poursuivre pour trahison certains des hommes les plus riches d'Amérique. Ils étaient d'accord pour en finir avec l'opposition de Wall Street en échange du Nouveau Marché. [*]


​​​​Manifestement le manque de responsabilité à Washington n'a pas commencé avec Nancy Pelosi ôtant de la table l'impeachment de Daobeulyou, ou avec la décision du Congrès d'éviter la mise en accusation du président Ronald Reagan (une décision qui, on peu le dire, a joué un grand rôle en installant George H.W. Bush le fils de Prescott Bush comme président), ou avec l'échec de l'enquête sur le marché évident que George H.W. Bush et d'autres ont passé avec l'Iran pour ne pas libérer les otages étasuniens avant que Reagan soit fait président, ou avec l'insuccès des poursuites de Richard Nixon après qu'il ait démissionné. Le manque de responsabilité est une magnifique tradition de la capitale de notre nation. Ou peut-être je devrais dire la capitale de notre ancienne nation. Je ne reconnais plus l'endroit, et j'attribue ça aux efforts de George W. Bush pour réaliser le rêve de son grand-père en utilisant des moyens bien plus subtils et efficaces qu'un coup d'État militaire.


​​​​Bush le petit-fils a pris le pouvoir grâce à une élection fortement truquée qu'il a néanmoins perdue. La Cour Suprême a bloqué le recompte des voix et mis Daobeulyou en place.


​​​​Le petit-fils de Prescott a procédé à l'affaiblissement ou à l'élimination de la majeure partie de la Charte des Droits au nom de la protection contre un obscur ennemi étranger. Il a même balancé l'habeas corpus. Le petit-fils de Prescott, de ce rêveur des années 30, a promu avec très peu de résistance que le gouvernement US puisse enlever, détenir indéfiniment sans aucune charge, torturer, et assassiner. Sous le petit-fils de Prescott Bush, les États-Unis ont adopté des politiques qui jusqu'ici étaient considérées uniquement comme des politiques nazies, s'empressant d'une manière des plus saisissantes de projeter ouvertement et de s'engager dans des guerres agressives contre d'autres nations.


​​​​En même temps, Daobeulyou a accompli aux Etats-Unis un énorme transfert de la richesses des autres vers les immensément riches. Il a aussi effectué une importante privatisation du fonctionnement public, dont le militaire. Et il a gardé un étroit contrôle sur les médias.


​​​​Daobeulyou s'est donné le pouvoir de récrire toutes les lois en signant des déclarations. Il a institué que tromper intentionnellement le Congrès pour les besoins de guerre n'est pas un délit sujet à sanction. Il s'est attribué le droit (exactement comme Hitler) d'ouvrir tout courrier. Il a créé des programmes d'espionnage illicites et proposé ensuite de les légaliser. Prescott serait tellement fier !


​​​​L'actuel président Bush a mené à bien beaucoup plus en douceur que son grand-père aurait pu l'imaginer une prouesse qui était l'un des objectifs du gang de Prescott, à savoir l'élimination du Congrès.



Original : http://www.afterdowningstreet.org/node/25173



* NDT : Selon Henry Makow, il s'agissait d'une ruse. Voici la traduction du début de son dernier article Le complot de Wall Street pour destituer FDR était une ruse :


​​​​L'histoire selon laquelle des magnats de Wall Street projetaient en 1933 de renverser Franklin Delano Roosevelt (FDR) circule toujours en 2007.


​​​​La semaine dernière, la BBC (Corporation Bobard Britannique) a cité le grand-père de « Daobeulyou », Prescott Bush, comme l'un des « conspirateurs. »


​​​​Manifestement, les banquiers Illuminati ont mis en scène un « coup planifié » pour donner à leur marionnette FDR une crédibilité « d'ennemi » de Wall Street et d'apôtre de l'homme ordinaire. Comme je le montrerai, ils utilisaient systématiquement des ruses pareilles pour fabriquer leurs pions présidentiels.


​​​​Le Nouvel Ordre Mondial considère toujours apparemment Roosevelt et son modèle de Grand Gouvernement comme un atout de propagande.


​​​​Les conspirateurs (les membres de l'American Liberty League) ont approché le Major Général retraité Smedley Butler pour utiliser 500.000 vétérans afin de destituer FDR et le transformer lui même en personnage à la Mussolini.


​​​​Smedley Butler était absolument le DERNIER homme que vous demanderiez si vous envisagiez sérieusement pareil coup. Cependant, si vous vouliez que quelqu'un évente l'affaire (il pensait qu'il « puait la trahison »), Butler était sans aucun doute la personne « capable. »


​​​​Le général Smedley Butler, le plus décoré marine de l'histoire, avait récemment été contraint de démissionner par Herbert Hoover après qu'il ait traité Mussolini de « chien enragé » et averti que ses cohortes fascistes « étaient sur le point de se déployer en Europe. » Butler ayant refusé de désavouer ses remarques, il est devenu héros national dans la nuit. ...



Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info





Dimanche 29 Juillet 2007


Commentaires

1.Posté par Gilles COUTURIER le 29/07/2007 19:13 | Alerter
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Faire appel à un demi million d'hommes pour faire un coup d'état est périlleux pour deux raisons: D'abord, parce qu'il y a besoin de la confiance absolue de la totalité des acteurs de ce coup d'état, et ensuite parce qu'il faudra partager le gain avec tous les acteurs du geste...et nommer chaque ancien combattant ministre, général, ou le décorer de la médaille de je ne sais quelle victoire...fragile.

Mais, pour enfin faire vasciller l'administration Bush, L'idéal serait de faire ressurgir cette affaire par un proçès retentissant, mettant à la lumière la conspiration occulte à laquelle se sont invités les amis de son « propre » grand-père...!

Chaque histoire vraie, même occultée par l'autorité du moment, même au sein d'une simple famille, circule en parallèle et à voix basse jusqu'au jour où...Internet l'exprime et l'écrit !

2.Posté par Gilles COUTURIER le 29/07/2007 23:34 | Alerter
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Il a une bonne tête le grand-père, on lui donnerait la communion sans confession...
On dirait Krouchner il y a trente ans...

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