Politique Nationale/Internationale

Bush et son 'holocauste nucléaire' ‎



IRIB
Mercredi 5 Septembre 2007

source image: quibla.net
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Lorsque les bourreaux s'amusent à jouer aux ‎potentielles victimes, le conte de fées d'une lutte pour la ‎sécurité mondiale en prend un sacré coup dans l'aile et ‎dégage un relent nauséeux de mascarade : il en va ainsi ‎de la ridicule mise en garde, lancée, par George W. Bush, ‎sur un possible "holocauste atomique", si l'Iran venait à ‎acquérir l'arme suprême. Larijani, principal négociateur ‎nucléaire iranien, a raison de souligner le caractère ‎paradoxal de cette déclaration présidentielle. Comment ‎se fait-il, en effet, que le Chef d'un super Etat nucléaire, ‎qui plus est, reste à ce jour le premier au monde à avoir ‎utilisé la bombe atomique, dans une guerre, ose parler de ‎la sorte ? M. Bush n'a-t-il pas à son actif une myriade de ‎décrets officiels intimant au Pentagone l'ordre de la ‎fabrication de nouvelles générations de sous-munitions ‎que l'armée américaine a, généreusement, larguées sur ‎l'Irak, l'Afhghnaistan ou encore le Liban, par allié ‎israélien interposé ? Le mardi 4 septembre, le Secrétaire ‎du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne est, ‎également, revenu sur le récent rapport de l'AIEA auquel ‎le Président américain et ses acolytes ont réservé, sans ‎surprise, un accueil "particulièrement" froid. Fruit de ‎trois rounds d'intenses négociations, le texte est, pourtant, ‎un petit triomphe qui a tout lieu d'être salué : il stipule ‎un "modus operandi", en vertu duquel l'Iran s'engage à ‎répondre, point par point, à toutes les ambiguïtés ‎entourant son programme nucléaire. Ceux des médias ‎internationaux auxquels il reste, encore, un minimun de ‎conscience professionnelle, y ont même vu le compte ‎rendu le plus positif, le plus réaliste qu'aient jamais ‎rédigé El-Baradeï et ses confrères. Mais sous les cieux ‎occidentaux, la réalité n'est jamais celle que l'on voit, ‎mais celle que l'on voudrait voir : ainsi, la semaine ‎dernière et en l'espace de quelques heures, les autorités ‎américaines, britanniques et françaises se sont relayées, ‎pour tenter d'amoindrir la portée du rapport. M. Gordon ‎Brown est même allé jusqu'à le dénoncer, à titre d'un ‎texte, dixit, "dispersé et individuel". Etrange formule, ‎qui, depuis sa profération, mardi, a laissé bien des ‎experts sans voix, car, venu d'une instance internationale, ‎comment le résultat d'un long et laborieux travail de ‎synthèse auquel ont participé des centaines de personnes, ‎‎4 années durant, pourrait être à la fois "individuel" et ‎‎"dispersé" ? A vrai dire, il faudrait prendre au mot le ‎Premier ministre Brown. En effet, le rapport d'El-Baradeï ‎est "individuel", puisqu'il ne reflète en rien les positions ‎de Washington et de ses alliés, et il est "dispersé", car il ‎ne va pas faciliter la tâche au Conseil de sécurité qui ‎s'apprête, au-delà de ses prérogatives légales, à adopter ‎de nouvelles sanctions contre l'Iran. Ainsi se perd la voix ‎de la raison, quand s'y mêle la politique "politicienne".


Mercredi 5 Septembre 2007


Commentaires

1.Posté par bachir le 06/09/2007 07:28 | Alerter
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On a apris ce matin que ces tokards de ricain avaient transporté 6 bombes atomiques "par erreur" sur leur sol!!!!

Les tokards américains s'en sont rendu compte à l'atterrissage, en déballant les dites bombes"!

Qu'est ce que ces tueurs fabriquent à promener leurs "bobombes atomiques"???
Et qui va se les prendre sur le coin de la tronche dans pas longtemps?
A moins qu'ils ne se fassent exploser eux-mêmes afin d'accuser l'Iran, comme le leur commande leurs valeurs unanimement reconnues pour la justice et le droit....

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