Conflits et guerres actuelles

Bush : des bombes pour les israeliens ,des couvertures pour les libanais...........


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flavourose@yahoo.fr
Lundi 31 Juillet 2006

article de la revue du liban(rdl)

la troisième semaine de l’entreprise systématique de destruction planifiée depuis longtemps par Israël, un seul homme au monde concentre, désormais, sur sa personne toute la répulsion qu’un être humain normal peut éprouver devant le crime organisé: George W. Bush.
George W. Bush est le seul homme au monde, parmi ceux qui assument une responsabilité nationale et internationale, à proclamer sans rougir que la destruction systématique d’un petit pays pacifique (et d’antique civilisation) est, non seulement justifiable, mais nécessaire pour mener sur la voie de la “Démocratie” ceux qui survivront dans ce pays martyrisé.
Devant une telle logique qui est la négation même de la raison, on devient muet.

***

Dans le sillage de George W. Bush, l’Amérique toute entière a-t-elle perdu la raison?
Est-elle toujours si profondément obsédée par l’agression, dont sa grande métropole New York avait été la victime il y a de cela cinq ans, pour que dès qu’on lui dit “terrorisme” elle devient incapable de faire la part des choses? De distinguer le juste de l’injuste? Les causes des effets?
Sa double mésaventure afghane et irakienne, entreprise sur de faux prétextes, ne lui a pas encore dessillé les yeux. Dès lors, c’est son protégé, Israël, qui exploite cet état d’esprit. Faute d’avoir su s’intégrer à un monde arabe où il a été artificiellement implanté, il y a près d’un siècle, il rêve maintenant de domination régionale. Et il a réussi à entraîner à sa suite et pour l’épauler, une Amérique endoctrinée par des sectes millénaristes qui se préparent à la fin du monde en Terre Sainte.
Pour accomplir cette folle entreprise, il a réussi à prendre en otage la Maison-Blanche, le Congrès en majorité et les collectivités néo-évangélistes de l’électorat républicain de M. Bush. Le président des Etats-Unis d’Amérique ne voit plus le monde qu’à travers le bout de la lorgnette que lui a collée sur l’œil le très tentaculaire lobby juif.
Le monde entier a beau s’émouvoir devant le crime dont le Liban est victime et dénoncer l’absurdité de la politique qui cherche à le justifier, rien ne peut ébranler le puissant patron de ce déchaînement de folie: George W. Bush. Le Ciel l’inspire.

***

Il ne reste donc plus qu’à prier le ciel d’inspirer autrement le cow-boy texan.
La voix qui pourrait être, désormais, entendue par le Seigneur serait-elle celle de Condoleezza Rice? Apparemment, c’est la seule personne intelligente de l’Administration Bush, dont on n’a entendu jusqu’ici que de lamentables voix de perroquets.
Mme Rice est venue tâter rapidement le pouls à Tel-Aviv et au Caire et même, courageusement, à Beyrouth. Elle avait déjà enregistré les avis des dirigeants du royaume d’Arabie et du royaume de Jordanie. Elle a pu se faire une image exacte des tenants et aboutissants de la crise. En l’espace de vingt-quatre heures, cette femme habile a pu nuancer ses premières positions qui n’étaient, jusque-là, que le reflet de celles de son patron.
Si maintenant, dans un effort supplémentaire d’ouverture d’esprit, elle réussit à aligner les Etats-Unis sur les avis de ses partenaires européens qui ont une très vieille expérience des affaires du Proche-Orient, il est possible qu’on commence à entrevoir une issue logique à cette crise de folie guerrière où M. Olmert et son associé moustachu (dit “Travailliste”) se sont laissés entraîner par des militaires pressés de reprendre le contrôle direct du gouvernement.
Ce n’est évidemment pas notre problème. Mais Washington pour qui Israël est, désormais, le dernier point d’appui indéfectible en Proche-Orient, aurait un intérêt essentiel et direct à se faire une évaluation claire des jeux de la politique intérieure israélienne.
Autrement dit, si Washington veut pouvoir maîtriser sa propre politique orientale, il lui faut d’urgence s’assurer du contrôle des jeux politiques en Israël même et se libérer, en même temps, du poids énorme que fait peser le lobby juif sur toutes les structures du pouvoir américain.

***

Il faut bien reconnaître que ce ne sont là que des vues de l’esprit. En réalité, c’est trop tard. D’une part. Et d’autre part, le peuple américain, l’électorat dont tout dépend, n’est pas très sensible aux problèmes que soulève sur le plan international, le comportement de son gouvernement. C’est trop lointain, trop compliqué.
De temps à autre, quand la situation devient critique et que les grands organes d’information commencent à s’y intéresser, des groupements d’intérêts se hâtent de mobiliser la rue pour des manifestations populaires à New York ou à Washington. Mais dans un pays aussi vaste, un pays continent, ce type d’agitation ne pèse pas lourd.
On a vu plus d’une fois des manifestations populaires pour le Liban, pour la Palestine, devant les portes de la Maison-Blanche, sur la colline du capitole. Cela ne servait qu’à donner bonne conscience aux organisateurs.
Quand les responsables de l’Etat pratiquent l’art de fermer les yeux et de se boucher les oreilles, il n’y a rien à espérer.
Parions tout de même sur l’intelligence de Condy et sur son influence à la Maison-Blanche pour ramener tout le monde dans “la bonne direction”, selon l’expression consacrée aux USA.
Entre Bush et Condy, le destin balance.


Lundi 31 Juillet 2006

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