Opinion

Bush déclenche une guerre idéologique contre l'Islam


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Mercredi 16 Janvier 2008

La presse régionale et internationale réagit contre la guerre verbale du président américain, George W. Bush. La presse allemande estime que les récentes déclarations de Bush lors de sa visite aux Emirats arabes unis montrent qu'il tente en vaine de créer une alliance régionale contre la RII, tandis qu'il n'a pas du tout la force de le faire. Le quotidien émiratis Golf News a écrit pour sa part que Bush est en train d'anéantir tous les espoirs qui existent pour calmer les tensions de la région du Moyen-Orient. Le magazine Newsweek cite un expert de sécurité internationale de l'université de Tel-Aviv selon lequel la tournée de Bush dans les pays arabes du golfe Persique ne portera aucun résultat tangible. La chaîne de télévision AlJazeera a rapporté que lors de sa tournée régionale le président américain n'a rien apporté de nouveaux pays arabes. Le quotidien britannique The Independent a cité, pour sa part, un responsable du sultanat d'Oman, gardant l'anonymat qui a déclaré que son pays ne voit aucunement une menace en son voisin iranien, contrairement aux allégations du président des Etats-Unis. Le quotidien saoudien The Gazet a rapporté que les déclarations du président américain lors de sa visite aux Emirats arabes unis montre le fiasco de la diplomatie américaine dans cette période fin de mandat du président Bush. un autre quotidien saoudien Al-Watan a écrit qu'au lieu d'attaquer les gouvernements d'autres pays, le président américain devrait essayer de réviser ses propres politiques et profiter des occasions qui se prêtent toujours pour améliorer sa politique étrangère. En Turquie, le quotidien Star a évoqué la tournée du président des Etats-Unis dans les pays arabes du golfe Persique estimant que Bush ne réussira pas à créer une alliance régionale à l'encontre de la RII. Le quotidien turc a évoqué ensuite la récente visite du président turc Abdullah Gul aux Etats-Unis, lors de laquelle Gul avait vivement critiqué certains responsables de l'administration américaine qui cherchaient à créer des tensions dans les relations de la Turquie avec son voisin iranien. En effet, Abdullah Gul avait rappelé à Washington que les relations entre l'Iran et la Turquie étaient beaucoup plus anciennes et beaucoup plus profondes que les relations entre la Turquie et les Etats-Unis. Au Liban, les milieux politiques et médiatiques ont estimé que la visite régionale du président George W. Bush intensifiera les tensions dans la région. Le quotidien libanais al-Diar a écrit dans son dernier numéro que les récentes prises de positions du président américain perturbera de nouveau le processus des dialogues politiques au Liban pour résoudre la crise présidentielle

Quand la haine parle!

Il fait longtemps que le discours monothématique de George Bush ne fait plus bonne presse dans le bassin du golfe Persique. C'est un président en fin de mandat qui s'est proposé un tour dans les monarchies pétrolières du golfe Persique, suivant, pourquoi pas quelques petites idées qu'il a derrière la tête: baliser à tout prix le terrain au plan, savamment concocté dans les thinks tanks américano-sionistes, de la paix au Moyen-Orient et cimenter un bloc anti-iranien des pays arabes et du sud du littoral du golfe Persique. Le touriste Bush a longuement entretenu "la psychose du péril iranien" pour rafler de juteux contrats avec les royaumes pétroliers de la région. Et à force de répéter ses allégations, il a fini par en croire lui-même mais, ces interlocuteurs loin de là, n'en sont guère dupes et, de surcroît, ne sont nullement acquis à cette rhétorique en unique leitmotiv, qui ne distille que du venin. A Riyad, une étape qui le conduira ensuite au point final de son périple, c'est-à-dire le Caire, George Bush a repris le malheureux scénario monté de toute pièce des vedettes iraniennes et des bâtiments américains. Plein d'imagination, Bush a fait d'une patrouille de routine, d'une mission ordinaire des vedettes iraniennes dans le détroit d'Ormuz toute une affaire, et depuis il en rabat les oreilles des habitants de la région. La marine américaine a diffusé une première vidéo où l'on montrait que les vedettes s'approchaient tout près de ses bâtiments; ces images tirées des fins fonds des archives, voulaient faire croire au public une manœuvre provocatrice. Et lorsque l'Iran a, à son tour, diffusé la vidéo de cet incident, la vidéo authentique, le petit écran a montré une toute autre chose: il s'agissait d'une simple procédure habituelle; d'autant que nombre de commandants des forces américaines ont reconnu qu'ils n'avaient reçu aucun message menaçant et que cela ne pourrait être que l'œuvre d'un plaisantin. Mais ne serait-il pas temps que Bush comprenne enfin que sa politique provoque une haine réelle, et ne traduit que sa déception et son désespoir découlant de ses échecs en série. Le bilan de ce tourisme dans le golfe Persique s'avère déjà bien piteux pour le locataire de la Maison Blanche, rentrant les mains vides derrière son bureau ovale.


Mercredi 16 Janvier 2008

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