Politique Nationale/Internationale

Bush, Moyen-Orient, Islam, Amérique latine: un lustre peu illustre


Quasi tous les pays du monde s'unirent il y a cinq ans aux Etats-Unis dans la douleur et appuyèrent leur attaque de l'Afghanistan. Si voici un lustre le fondamentalisme islamique était perçu comme l'ennemi commun par l'humanité presqu'entière, aujourd'hui par contre le nationalisme musulman s'est revitalisé.


Isaac Bigio
Jeudi 21 Septembre 2006

Les présidents vénézuélien Hugo Chavez (à gauche) et iranien Mahmoud Ahmadinejad: applaudis par les non-alignés à La Havane, à deux encablures des Etats-Unis - Photo Alfonso Ocando
Les présidents vénézuélien Hugo Chavez (à gauche) et iranien Mahmoud Ahmadinejad: applaudis par les non-alignés à La Havane, à deux encablures des Etats-Unis - Photo Alfonso Ocando



par Isaac Bigio ( * )
Analyste international
www.bigio.org



Les invasions de l'Afghanistan, de l'Irak et du Liban ont affaibli les Etats-Unis et leurs alliés. Tandis que le pape doit demander pardon à l'Islam pour avoir mis en fureur ses nationalistes, le président George W. Bush a vu comment, au cinquième anniversaire des attentats islamistes du 11-S (11 septembre 2001) contre les Etats-Unis, son unique ennemi parmi ses voisins, Cuba, s'est converti en hôte du plus grand bloc de pays au sein des Nations unies: les non-alignés.

A La Havane, le 14e sommet des pays non-alignés s'est déclaré solidaire de Cuba, de la Bolivie et du Venezuela (les trois sources de migraines de Bush dans "l'arrière-cour" des Etats-Unis), ainsi que de l'Iran et du droit des nations à se doter d'installations atomiques destinées à un "usage pacifique".

Alors que Castro (Fidel et/ou Raul) présidera les non-alignés jusqu'en 2009, le président vénézuélien Hugo Chavez devrait s'assurer un siège au Conseil de sécurité des Nations unies en 2007-2008. Et tandis qu'à Londres Tony Blair prépare ses valises, les néoconservateurs des Etats-Unis semblent voués à la défaite dans les élections au Congrès de novembre.

A un lustre du 11-S, les perspectives n'ont pour Bush rien d'illustre.

[* Isaac Bigio fut chargé de cours sur l'Amérique latine à la London School of Economics]

http://www.latinreporters.com/amlatpol19092006.html http://www.latinreporters.com/amlatpol19092006.html



Jeudi 21 Septembre 2006

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