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Bruxelles instaure une dictature économique dans la zone euro


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Au mépris des droits du Parlement et de la volonté des peuples, la Commission européenne, l’Eurogroupe et la BCE ont proposés, mercredi soir, de placer la mise sous tutelle économique des seize pays de la zone euro.


Rédaction mecanopolis
Vendredi 14 Mai 2010

Bruxelles instaure une dictature économique dans la zone euro

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, se garde bien de parler de « gouvernement économique ». Il a d’ailleurs raison, car le terme exact serait plutôt « dictature économique ». Le projet à le mérite d’être clair : à brève échéance, les budgets des pays de la zone euro seront entièrement contrôlés et décidés par un « triumvirat », composé de la Commission européenne, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. Le Parlement de Strasbourg sera totalement écarté des décisions, même à titre consultatif. Les pays récalcitrants se verront amender par Bruxelles, et leur droit de vote seront suspendus.

C’est bien sûr la crise grecque et les attaques en cours contre le Portugal et l’Espagne qui servent de prétexte à cette abolition pure et simple de la démocratie européenne, préparée de longue date (1) et que la récente ratification du Traité de Lisbonne (2) permet de mettre en oeuvre aujourd’hui.

Barroso tombe le masque : l’Europe aura un régime policier

« Les États membres doivent avoir le courage de dire s’ils veulent une union économique ou pas », a prévenu mercredi José Manuel Barroso, dans un discours d’une brutalité insensée. « S’ils ne veulent pas d’une union économique, alors il faut oublier l’union monétaire. Nous devons nous attaquer aux racine du problème : le renforcement de la coordination des politiques économique ». Le message est limpide : qui n’est pas avec nous est contre nous. C’est donc bien un régime policier qui est en train de se mettre en place. La crise actuelle est utilisée pour constitutionnaliser le libéralisme, ce qu’aucune résolution démocratique n’aurait concédé, et la souveraineté des nations et des peuples est, de fait, morte et enterrée.

L’Allemagne, qui, comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises (3), dans un jeu de poker menteur, avait laissé entendre qu’elle était attachée aux souverainetés nationales – une stratégie qui n’avait pour seul objectif d’imposer son diktat – a finalement retrouvé ses penchants impérialistes naturels. La chancelière allemande, Angela Merkel, a parlé d’un « pas important dans la bonne direction », même si « cela signifie que les droits du Parlement soient quelque peu remis en cause ». Quelque peu ? Il faut se pincer pour le croire.

La France fait presque pire, par la voix de son secrétaire d’État aux Affaire européennes, Pierre Lellouche, qui a déclaré : « C’est la contrepartie du plan européen de sauvetage. La discipline de chacun devient l’affaire de tous. Bruxelles aura le droit de surveiller tous les comptes ».

D’autres collabos mondialistes se sont empressés de soutenir le projet, tel Pierre Moscovici, député socialiste et ex-ministre des Affaires européennes, pour qui « la commission semble enfin se réveiller. C’est une idée juste ».

Même son de cloche de la part du vendu Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé d’Europe-Ecologie, qui affirme, sans en avoir honte, « que l’UE décide [des budgets] ne me choque pas ».

Que faire ?

La stabilitätkultur allemande semble donc avoir gagné la partie, au moins provisoirement. Néanmoins, la bataille ne fait que commencer. La proposition du « triumvirat » ne manquera de provoquer de furieux débats dans les États membres. En Espagne, au Portugal et en Italie, la contestation s’organise.

A l’heure où nous terminons la rédaction de cet article, nous apprenons qu’une bombe vient d’exploser à Athènes, devant la prison de haute sécurité de Korydallos, où sont notamment incarcérés des membres de l’organisation 17-Novembre.

Jamais, à l’échelle d’un continent, les temps n’ont été aussi pré-révolutionnaires.

Nous devons garder à l’esprit ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Mecanopolis

Les citations de José Manuel Barroso, Angela Merkel, Pierre Lellouche, Pierre Moscovici et Daniel Cohn-Bendit sont issues des quotidiens Libération et Le Monde du 13 mai 2010

Notes :

1. Dès la préparation du traité de Maastricht, Jacques Delors, alors président de la Commission, avait proposé, en 1991, que Bruxelles puisse autoritairement décider des budgets des Etats membres. L’Allemagne, alors occupée par sa réunification (avec la RDA), avait refusé.

2. Le traité de Lisbonne a renforcé les pouvoir de la Commission européenne et donné une existence juridique à l’Eurogroupe.

3. Lire notre article du 18 mars

http://www.mecanopolis.org/?p=16973 http://www.mecanopolis.org/?p=16973



Vendredi 14 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par pistache le 14/05/2010 13:59 | Alerter
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cet article a le mérite de nous montrer que presque tout les partis politique sont d'accord avec pour écraser la démocratie partout ou elle se trouve ; c'est un vrai merdier que cette europe et je ne vois pas comment contrer tout cela si ce n'est avec une révolte de tout les citoyens ;je déteste le violence mais dans certain cas je la comprend ;

2.Posté par Le Crocodile le 14/05/2010 18:00 | Alerter
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Pistache
Tout cela fait partie du plan du groupe de Bilderberg qui bientôt aura sa conférence annuelle en Espagne . Une des premières à y aller est cette chère madame Lagarde qui fait absolument tout son possible pour trahir la France et les français au vu et au su de tout le gouvernement et de toute la clique de politiciens qui sont pratiquement tous impliqués .
Ils provoquent par tous les moyens , une révolution qui ne saurait tarder à venir vu que tous les pays d´Europe , pratiquement sans exception , sont en déficit pour ne pas dire au bord de la ruine , et qu´on nous impose loi liberticide après loi liberticide . On nous prend à la gorge au point de vue du porte-monnaie et au point de vue liberté ce qui ne peut pas continuer .
Si révolte il y a , elle sera réprimée avec la plus grande violence et suivie d´une loi martiale sans pardon , et avec l´aide de qui ????
Devinez !!

3.Posté par dan le 14/05/2010 22:53 | Alerter
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On y est - Bruxelles ne se cache même plus

Vous remarquerez le nouveau logo qui forme un oeil comme celui qui plane au dessus de la pyramide sur le billet de 1 dollar ---- coincidence???---

On peut s'étonner de la rapidité après le déchainement boursier de la semaine dernière qu'ils aient le temps pour préparer le logo de leur dictature

Comme vous le savez la troupe policière européenne appelée EUROGENDFOR basée à Vincenza (Italie) est maintenant en place légalement et ne manquera pas d'intervenir en cas d'émeutes

On est cerné - il faudra bientôt crier "Aux Armes Citoyens"!!!!!

4.Posté par Saber le 14/05/2010 23:06 | Alerter
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1.00 EUR = 1.23641 USD

5.Posté par dan le 14/05/2010 23:31 | Alerter
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----@saber---
Je crois que c'est le contraire : 1 dollar égal 1.24 euro

6.Posté par Afterhuman le 15/05/2010 02:47 | Alerter
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Mais oui c'est ça, c'est l'oeil qui voit tout, lentement mais surement le nouvel ordre mondial tisse sa toile...
bof, que dire, une nullité supplémentaire, une de plus, mais tout ceci est encore très calme, cette "endopolitique"
celle qui veut nous accoutumer, à un monde globalitaire, avec ce que cela comporte de frustrations, de dénis et
surtout de sacrifices, c'est cela le vrai visage de cette méthode" par le haut" et non par le bas, celle du peuple.
Les gens sont invités à exerçer leur droit de vote, il n'a jamais aussi eu peu d'impact, à vrai dire c'est un jeu à somme
nulle, que peuvent faire des politiques aujourd'hui, leur pouvoir est rendu inopérant, sauf dans le sens de cette globalisation
qui est comme "la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf". Regardez les marchés, les bourses, ça ne correspond
plus à rien. Ce qu'il y a de pire, c'est que tout ceci est "déjà mort", mais on continue de fantasmer, de faire comme si cela
devait continuer, 700 Milliards par çi 700 Milliards par là, peu importe la couleur, pourvu que cela dure.
Le but de la manoeuvre des gouvernements, en fait du "plan" c'est de faire croire qu'on fait quelque chose, tout en alimentant
la progression de la chute de notre système et de notre société, la vérité c'est que tous ses politiques oeuvrent vers un
même dessein, pas forcémént avec les mêmes couleurs (Verts, bleus, rose...etc..) mais leur but est identique.
Certains peuvent croirent encore, que les vertus démocratiques peuvent accompagner ce projet et même le mener à bien,
aucun n'a songer à penser que ses mêmes vertus peuvent subtilement se transformer et mener à une toute autre manière,
mais c'est peut-être après tout ce qu'ils veulent, quoi que je pense que tout ceci "sent le cake", le futur sera féroce, ça ne
peut pas être autrement et ceux qui croient le contraire se préparent des "nervous breakdown" bien intenses...

7.Posté par xray le 20/05/2010 15:01 | Alerter
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L’EUROPE du Chaos

Le problème n’est plus de « construire » l’Europe. Le problème est : « Comment se débarrasser de cette saloperie ? »

On s’achemine vers une société européenne sans nom, sans repères matériels réels, gavée de mensonges, de drogue, de religions. Une société entièrement soumise au totalitarisme religieux.


L’Allemagne, sur qui le financement de l’Europe repose, risque bien de se sortir de l’Europe par le haut. Espérons que la France sera capable d’en faire autant.

Aujourd’hui on nous parle d’un grave problème de finance avec la Grèce.
À y regarder de plus près, il s’agit d’un faux problème. Un problème fabriqué de toute pièce. La Grèce n’est pas un cas unique.
L’église Orthodoxe grecque, échappant à toute fiscalité, est devenu le plus grand propriétaire foncier en Grèce (pratiquement le seul). On ne compte pas aussi les dizaines de milliards investis sur les marchés boursiers.

Hier on a oublié de nous parler du boulet Polonais.
L’Europe s’est pris le boulet polonais comme un pavé dans la vitrine.
À peine intégrée à l’Europe, la Pologne a utilisé les 80 milliards d’euros de la dotation européenne pour acheter des avions militaires américains. « Il faut dire que les Polonais sont très riches. »

Dans la foulée, la Pologne va utiliser « cette nouvelle liberté » pour interdire le droit à l’avortement. Cela ne peut qu’augmenter le niveau de vie des Polonais qui, dans la réalité, est l’un des plus bas d’Europe.

Demain on passera sous silence que la Turquie dispose actuellement d’une quinzaine d’ogives nucléaires gracieusement offertes par les étasuniens dans le cadre de l’OTAN.

Le bourbier européen

La loi 1905
La première grande imposture du début du 20ième siècle.



8.Posté par abeilles le 20/05/2010 16:01 | Alerter
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qui va encore ingurgiter ces Milliards, car pour nos Racketteurs ce ne sont pas des billets, que des signatures ,ils jouent à la marchande ,mais pas avec la monnaie c'est le BON PEUPLE qui sera obligé de rembourser avec la sueur de son front ,
Je suis comme ces mafieux de la pire espèce ne crois pas,à une Révolution les Français/es sont encore moins combattifs que les Grecs ,les Islandais je pense qu'ils jetteront l'éponge avant de l'avoir mouillé ,Car cela fait des années que nous aurions dû les renvoyer ,et surtout reprendre nos biens ,simplement en 2002 ils ont eu la peur pour leur petite VIE ,le BON SENS EST MORT

9.Posté par Anita1945 le 24/05/2010 13:55 | Alerter
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NON au chantage Financier.

Comme l'a dit Jacques Généreux l'esprit de MUNICH régnait sur BRUXELLES, la Nuit du 9 et 10 Mai 2010,
les Responsables Politiques Européens avaient le choix entre le Déshonneur et la Guerre !
-- Ils ont choisit le Déshonneur et ils auront la Guerre !
Alors qu'ils pouvaient déclarer la Guerre aux Intérêts Financiers, à la Finance folle, à la Spéculation ! Ils ont choisi l'austérité pour rembourser une Dette injuste !
Vous voulez connaître le rôle des Etablissements Bancaires et Financiers dans la crise financière alors rejoins-moi : mon Groupe
NON à la Soumission, au chantage des Intérêts Financiers !
David CABAS.

http://www.davidcabas.fr

10.Posté par Anita1945 le 24/05/2010 14:13 | Alerter
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Déficits : pour le P.S. la proposition de SARKOZY est "surréaliste"
LEMONDE.FR • Mis à jour le 23.05.10 - 18h00

A F P/Franck FIFE
La Première Secrétaire du P.S. : Martine AUBRY et le porte-parole du Parti : Benoît HAMON.
La Première Secrétaire du P.S. : Martine AUBRY, a estimé, dimanche 23 Mai, dans un entretien au Parisien la volonté du Président de la République d'inscrire dans la Constitution une disposition pour limiter les déficits publics était "surréaliste".
D'Accord, Pas d'Accord ? Réagissez à l'article que vous venez de lire.
Décryptage Déficit : "La Constitution n'a pas à définir le contenu des politiques publiques".
Zoom : Incertitudes autour de la Révision Constitutionnelle sur les déficits.
Edito du Monde Déficits : la Formule magique n'existe pas.
Les faits : Aides aux Banques : la Cour des Comptes dresse un Rapport contrasté
Réactions : Modifier la Constitution pour encadrer le Déficit public : l'opposition dénonce une proposition "surréaliste" .
Les faits Nicolas SARKOZY veut mettre en place une "Règle d'équilibre" des comptes publics.
Assurance-Maladie, Fonction Publique : le tour de vis s'annonce sévère.
"Nicolas SARKOZY est le ROI des déficits : depuis 1945, jamais le Pays n'a été aussi endetté !
S'il avait écouté nos propositions sur le Plan de Relance, nous n'en serions pas là", tance Martine AUBRY pour qui"
au lieu de résoudre les problèmes de Pouvoir d'Achat des Français, de leur redonner confiance en l'Avenir, [le président] trouve une fois encore un dérivatif de communication".
Même son de cloche chez Benoît HAMON, invité du Grand Rendez-Vous Europe 1 / Le Parisien.
Comme on lui demandait s'il voterait cette Révision Constitutionnelle, il a répondu :
"Je n'y suis pas favorable, nous allons en débattre, mais je ne vois pas le P.S. prendre une Décision comme celle-ci".
Il a souligné qu'il y avait le "Pacte de stabilité et de croissance" auquel les Etats Membres avaient souscrit. Aussi pour lui "cette trajectoire vers l'équilibre" dans la Constitution proposée par le Chef de l'Etat,
"c'est se défausser de ses Responsabilités".
M. HAMON a fait valoir que limiter les déficits n'était "pas une Question de Droit" mais "une Affaire de Politique Economique".
Dans une réaction aux propos de Benoît HAMON, le porte-parole-Adjoint de l'U.M.P., Dominique Paillé, a estimé qu' "une fois de plus", le P.S. "a clairement affirmé son incapacité à accepter une saine gestion des Finances Publiques et prôné un laxisme coupable dans la Droite ligne de ce qu'il a toujours mis en oeuvre lorsqu'il était au Pouvoir".
Samedi, dans un Entretien au MONDE, le Président du MoDem, François BAYROU, a estimé qu'il fallait consulter les Français par REFERENDUM sur la réduction des Déficits.

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