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FRANCE

Bruno GUIGUE : sous-préfet limogé pour un écrit anti-israélien


son article : "Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU"
publié le dimanche 23 mars 2008.



Un sous-préfet limogé pour un écrit anti-israélien

23/03/08 info France 2 Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime) a été limogé a fait savoir samedi le ministère de l’Intérieur

La ministre Michèle Alliot-Marie a pris cette décision après avoir pris connaissance d’une tribune "violemment anti-israélienne" publiée par Bruno Guigue le 13 mars sur le site internet oumma.com, explique le ministère.

Le sous-préfet y écrit qu’Israël est "le seul Etat au monde dont les ’snipers’ abattent des fillettes à la sortie des écoles".

Cette longue tribune, intitulée "Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’Onu" est une critique d’une autre tribune publiée le 27 février dans Le Monde sous le titre "L’Onu contre les droits de l’homme". Bruno Guigue y ironise sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer pendant Shabbat".


Il semble que Mme le Ministre ait obtempéré aux ordres du dit "lobby pro-israélien". Voici ce que l’on trouve sur le très sioniste site de UPJF (Union des patrons juifs de France) : le Rédacteur en chef du "Monde", Luc Rosenzweig, dans sa chronique du 18 mars sur RCJ [écrit], "le ministère de l’Intérieur est-il au courant de ces pratiques, pour le moins étranges, de son haut-fonctionnaire, et si oui, que compte-t-il faire pour y mettre un terme ?" ndlr.


Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU

Par Bruno Guigue jeudi 13 mars 2008

publié par : ouma.com

Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.

Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : « L’ONU contre les droits de l’homme ». Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : « L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée ». Inévitablement le lecteur non averti s’alarme : l’organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?

Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : « A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».

Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l’oppression des femmes que viendrait cautionner le « relativisme culturel » ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l’intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l’Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C’est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.

Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d’une CIA qui a prêté ses camps d’entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des « Etats voyous ». Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d’émancipation féminine.

S’agissant de l’ONU, en outre, on ne s’étonnera guère d’un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l’homme, comme hier les déclarations de l’assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l’égalité de vote. La sensibilité qui s’y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n’a aucune raison de cautionner l’occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d’Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d’être exécutoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.

C’est à quoi s’emploient rageusement les signataires. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain ».

Symptôme d’une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c’est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU voudrait « anéantir la liberté d’expression » ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent « la mise à mort de l’universalité des droits » par l’ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu’elle est censée avoir dit.

En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu’« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman ». Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu’il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n’en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.

Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire à l’appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : « La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion ». Mais d’où vient cette idée ? Qui l’a émise ? Nul ne le sait. N’importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu’a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.

Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte nuancé insiste sur « le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ». Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l’exercice de la liberté d’expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d’énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.

Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n’est pas indifférente au contexte politique lié à la « guerre contre le terrorisme » menée tambour battant par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».

L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d’entre eux n’y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne « a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».

Que ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n’effleura même pas l’esprit de nos intrépides signataires qui, faute d’avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l’autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d’argumentaire.

C’est ainsi que nos signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël ».

Encore une fois, l’art de l’amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par « Le Monde » mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L’offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n’a rien à lui envier. Surtout pas l’amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d’exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d’Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.

Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent, elles, d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même. S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent « son silence et sa passivité », qu’elle aurait justifiés par « le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes ».

« Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante ». On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se « soustrait à toute critique d’une institution internationale impuissante ». Et s’il le fait, c’est pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d’Ariel Sharon, en 2002.

« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte », philosophent nos signataires. Ils n’ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l’Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé « de la parole à l’acte ».

Mais le meilleur a été gardé pour la fin. « Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d’avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.

« Retour de Dieu en politique », disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n’est-il pas l’Etat confessionnel par excellence ? « Si la revendication d’un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». Bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l’Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.

Du coup, aucun compromis n’est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : « C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin ». Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : « Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif ». Au moins, c’est limpide.

Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l’ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l’un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l’autre. Percuter les résolutions de l’ONU avec la Thora relève de l’exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l’a fait. Pour nos signataires, « c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Ce n’est pas tout à fait faux, à condition d’inclure dans l’analyse l’Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.

A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. L’Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l’ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !

A l’instar des pires calomnies, les accusations publiées dans « Le Monde » du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l’on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de « défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou ». On y lit que « depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident ». Sur l’ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l’article publié par « Le Monde » : « l’ONU, c’est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste ». Qu’attend-on pour supprimer l’ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques. Bruno Guigue

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003 Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

* Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU * Israël-Palestine : la géopolitique du divin * Irréductible Syrie * Stupéfiante indulgence pour un Etat voyou * « Omerta » sur la bombe israélienne * La lettre persane de Mahmoud Ahmadinejad * La conférence de Téhéran et les Faurisson pro-israéliens * Le Darfour et ses faux amis * Mourir pour Israël, ou les impasses de la résolution 1701 * George Bush, en lévitation au-dessus d’un champ de ruines * Nucléaire iranien : un pavé dans la mare belliciste * Et maintenant, le Hamas * « La faute à l’Iran », une fable géopolitique * L’héritage empoisonné d’Ariel Sharon * Moyen-Orient : les deux sources de l’aveuglement occidental * Irak : american Chaos * L’écran de fumée d’Annapolis * Crise iranienne : une expertise « géopolitiquement correcte »


son article : "Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU"

Dimanche 23 Mars 2008

http://protection-palestine.org/spip.php?article6015 http://protection-palestine.org/spip.php?article6015


Commentaires articles

1. Posté par Salim le 23/03/2008 17:00
Vous avez tout ma sympathie et mon soutien.

On en a marre de ces pseudo philosophe néocons qui déblatèrent leurs propagande à longuer de tribunes des journaux les plus prestigieux...

Marrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre

Bravo Monsieur le sous-préfet. :o)

2. Posté par Gilbert BELLO de La Réunion le 23/03/2008 19:10
Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime) a été limogé par la ministre Michèle Alliot-Marie. L'article de M Bruno Guigue est non seulement profond dans son analyse, mais aussi d'une grande qualité dans sa forme. Il dit tout haut la pensée d'une grande majorité de français mais aussi celle d'un nombre grandissant d'habitants de la planète. Le scandale n'est pas seulement dans la diatribe publiée par "le Monde" mais plus grave encore la caution qu'elle a reçue d'hommes de lettre. Ces hautes personnalités citées comme l’exemple à prendre, dont l'existence est vouée au savoir et à la vérité, travestissent aujourd’hui les faits et la réalité. Tout cela aux profits d'une minorité, d’un pays qualifié d’exemplaire dans son fonctionnement démocratique, mais qui écrase du pied les lois internationales afin de garantir une existence construite par le crime et le sang. L'analogie avec le régime d'Adolphe Hitler est juste. Il est non seulement juste dans les faits, il l'est encore plus dans la stratégie et la tactique qu'Israël applique directement sur le terrain. Nous remarquerons que dans son article, M Bruno Guigue ne se montre en aucune manière antisémite, il est clair, il expose simplement les faits, pour ce faire il s'appuie sur la vérité (les minutes de l’ONU). Nous ne devons pas oublier que la destruction des juifs pendant la seconde guerre mondiale fut l'objet d'une stratégie, d'une réflexion de la part du SD et des services d'Himmler et de Heydrich. N'oublions pas la fameuse conférence de Wansee commandée en ce sens par Goéring sur ordre d'un Führer d’un troisième Reich qui devait durer 1000 ans. La mort de millions de gens (pas seulement celle des juifs) ne fut donc pas l'objet d’un hasard. Hors que remarquons nous depuis 1967 ? Voyons-nous un état hébreu allant vers le chemin de la paix ? Voyons-nous Israël marcher sur le chemin de la tolérance ? Voyons-nous des dirigeants qui auront réfléchi sur la souffrance vécue sous la botte hitlérienne et se dire : Ce qui nous a été fait on ne le fera pas à notre prochain ? Depuis des années nous avons l'impression d'un manège qui n'arrête pas de tourner, avec des enfants tout contents de s’amuser d'un côté et avec d’autres fatigués de regarder la roue en train de tourner, d'attendre dans la poussière des gravas, avec la faim, la soif au ventre, de gagner une once de dignité. Cela ne nous fait-il pas penser au mur du ghetto de Varsovie avec d’un côté les « Ariens » et de l’autre « la race inférieure à exterminer » ? Quelle est l’origine du problème mondiale du terrorisme islamique ? Ou tout cela a commencé ? On oublie que la CIA et Oussama Ben Laden ont marché la main dans la main pendant longtemps. Si l’Etat palestinien avait été créé en même temps que celui d’Israël (comme les résolutions de l’époque l’avaient prévue), les détournements d’avions et les attentats qui se produisirent par la suite n’auraient pas été perpétrés. Les évènements du 11 septembre 2001 n’aurait peut être pas eu lieu. Il y a toujours une cause à une action bonne ou mauvaise, les gens n’agissent jamais sans causes. Aujourd’hui on destitue M Bruno GUIGUE de son poste de sous préfet parce qu’il dénonce l’obscurantisme et le mal. Si d’une part, Les palestiniens avec leurs roquettes (Leurs Croquettes) et l’extrémisme qui cherche à les dominer ne possèdent pas l’attitude la plus sage. D’autre part, on peut affirmer que celle des israéliens n’est pas plus juste. D’autant plus qu’ils ont des missiles, des chars et des tireurs d’élite « tueurs de petites filles » (je reprends une phrase de M GUIGUE).
Ici à la Réunion je ne suis rien, le cas de M GUIGUE n’est pas significatif pour nous. Il est là bas en Europe et nous nous sommes ici dans l'océan indien. Lui il est métropolitain et nous nous sommes des réunionnais. Le problème ne se trouve pas dans le fait que ce monsieur soit un sous préfet ou un agent de nettoyage, qu’il soit noir, blanc, vert ou jaune. Le problème se trouve dans la liberté que l’on est en train de nous priver, celle de nous exprimer, de parler, de chanter la vérité, la seule chose qui soit universelle, intemporelle, commune à tous les hommes quelque soit leur origine. Le son s’élève dans le silence pour mourir dans le silence. Nous ne devons pas cesser de nous exprimer pour atténuer les souffrances de millions de gens cette terre. Nous devons le faire sans peur de perdre notre travail voir même notre vie. C'est cela la vraie noblesse. Car quand nous quitterons cette terre, il ne restera que la vérité c’est la seule chose que nous laissons derrière nous et que nous emportons avec nous. Quand à ceux qui par leur notes auront cautionné sous le couvert du règlement l’humiliation de cette homme, qu'ils réfléchissent et qu'ils se disent qu’il n’y a rien de pire que de déshonorer un être humain, que si la loi des hommes est erronée, celle de la cause à l'effet ne l'est pas. C'est celle de la vie de tous les jours. Personne ne peut y échapper.


3. Posté par Tarek B le 23/03/2008 20:26
Encore une preuve que la libetré d'expression a ses limites. Combien de colonnes ont été rédigés avec des accusations non fondées. Au vu de l'article, M.Guigue ne fait qu'exposer des faits cachés par les médias. Pas de diffamation ni d'accusation.
MAM par son geste donne le ton à une censure dans le corp d'état. Qui osera maintenant exposer des faits ? Vichy est de retour ? Quel honte !
Monsieur Guigue, je salue votre geste, et vous avez mon soutien et je pense celui de tous ceux qui tiennent à la vérité même si elle heurte certains interets.

4. Posté par Aigle le 23/03/2008 20:36
Merci Gilbert . Feu RABIN ,le militaire , celui qui a signé avec Feu ARAFAT a fini par comprendre la trajectoire que voulaient faire prendre les criminels sionistes aux juifs et à l'humanité toute entiere . Il a été tout simplement executé par les Netnyahu , sharon , le judas peres , et leurs soutiens en france et en Amerique .Il a été condamné publiquement lors de discours officiels devant des foules hysteriques qui demandaient sa tete pour avoir choisi le chemin de la paix . Il ne restait plus que l'execution publique qui a eu lieu quelque temps apres devant le monde entier

5. Posté par Alain Duval le 24/03/2008 00:02
Bien entendu qu'il faut soutenir le Sous-Préfet Guigue. Il faut être courageux pour s'exprimer ainsi, lorsqu'on est haut fonctionnaire. Alors: OU EST LE COMITE DE SOUTIEN ? je signe ( d'avance,)
Alain Duval, ancien directeur régionall des Affaires culturelles de l'Ile de la Réunion, habitant aujourd'hui à Poitiers ( en Poitou-Charentes, région où se situe la sous-préfecture de Saintes)

6. Posté par Eric le 24/03/2008 09:20
Scandaleux !
Cet épisode de Bruno Guigue va ouvrir les yeux à d'autres, toujours plus nombreux.
Quant à cette injustice criante de l'Israël contre la Palestine, et que les USA feraient mieux de combattre plutôt que de soutenir, la planète Dieu merci n'est pas aveugle et réagit de partout... C'est hélas une guerre à long terme dont on se passerait bien.
C'est une très bonne chose que cet intellectuel français réussisse à se faire connaître, justement grâce à cette erreur des médias (ou "establishment") qui auraient préféré le contraire.
Bravo Bruno Guigue !
Il a tout mon soutien.
Eric.





7. Posté par Emma krout le 24/03/2008 12:42

tout mon soutien à Monsieur Guigne!
y a t'il une liste où l'on peut signer ?

8. Posté par kassim le 24/03/2008 13:30
Grace au limogage de Mr Guigue brune, Sarko nous prouve qu'il a bien pri la place de caniche-Blair ! Il fallait un porte parole de Buch en europe et c'est fait. Seuls les pro-israeli, pro-Buch et les extremistes anti-progressistes peuvent s'exprimerl La france reste un pays democratique c'est simplement la definition de celle ci qui a changé.Parmis les pays voyous qui n'ont jamais appliqués la moindre directive de l'ONU se trouvent sur le podium: USA et Israel. Je pense qu'il suffit de faire le lien entre les personnes signataires du texte paru dans le monde le 27fevrie 20008 , ces pays et on comprend l'objectif visé. Arretons de demolir et essayons de construire, c'est plus difficile mais nous n'aurons plus d'alternative dans tres peu de temps.

9. Posté par Rédo le 24/03/2008 18:50
ce qui est fort c'est qu'on limoge Mr Guigue parce qu'il n'a pas usé de son devoir d'hypocrisie. Mais on ne remet pas en cause ses propos. Si un sous prefet ou un n'importe quel autre haut fonctionnaire avait tenu ces propos sur n'importe quel autre pays du monde (même les USA) il aurait à la rigueur eu quelques remontrances mais n'aurait pas été limogé. Israël est intouchable, incritiquable, Le monde se terre dans son hypocrisie, on parle des terroristes palestiniens qui ne veulent pas la paix . Combien de civils sont-ils mort dans les 2 camps? qui se fait voler ses terres, qui meurt de faim? Comment voulez vous etre pacifiste dans ces conditions. Bref Mr GUIGUE vous etes seulement accusé de franchise et de clairevoyance, aucune fonction aucun rôle ne jusitifie qu'on taise la vérité.

10. Posté par karl fisher le 25/03/2008 12:52

bravo Mr Guigue , le hommes comme vous sont en voie de disparition , vous etes mon idole , je vous soutiens .

11. Posté par ben le 29/03/2008 13:03

est ce que vous pouvez vous mutiner monsieur guigue... ?
http:// alter info

12. Posté par AURELIE LEPINAY le 05/04/2008 09:09
Mes respects... Bonne continuation!!!

13. Posté par arnaud sakina le 05/04/2008 22:19
faut-il prendre un pseudo, lorsque l'on travaille dans la fonction publique pour critiquer la politique d'israël ?

14. Posté par argotheme le 04/05/2008 17:18
EuroPalestine Gironde, Génération Palestine, la LDH Talence, vous invitent à une conférence-débat animée par Bruno Guigue, auteur de “Aux origines du conflit israélo-arabe” et “Proche-Orient : la guerre des mots”, sur le thème “60 ans de Résistance Palestinienne : le mercredi 14 mai à partir de 19h30 à l'Athénée Municipal à Bordeaux
Place Saint ChristolyTram : ligne A ou B arrêt : Hôtel de Ville.
http://www.argotheme.com

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