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Bouteflika a refusé de voir Sarkozy à New York


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Aucun signe d’embellie entre l’Algérie et la France ne se profile à l’horizon, si l’on en juge par les déclarations d’un haut responsable algérien au quotidien londonien Al-Quds al-arabi d’hier.


faridM@alterinfo.net
Mardi 6 Octobre 2009

La plus importante révélation est le refus du président algérien de rencontrer à New York Nicolas Sarkozy dans le cadre des nombreuses rencontres qui se déroulent entre les nombreux dirigeants du monde présents à cette occasion.
 
 Pour rappel, Bouteflika avait eu des entretiens avec d’importantes personnalités, dont notamment les présidents des deux superpuissances, l’Américain Barack Obama et le Russe Dimitri Medvedev.
 
 Même le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, a évité tout contact avec le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
 
 Selon la source d’Al-Quds al-arabi, cette position algérienne est motivée essentiellement par des raisons économiques.
 
 L’ABSENCE D’INVESTISSEMENTS FRANÇAIS IRRITE ALGER
 
 En effet, Alger est fortement déçu par le fait qu’aucune entreprise française n’a effectué de véritables investissements en Algérie, continuant à profiter uniquement du marché algérien sans plus.
 
 En effet, les sociétés de l’Hexagone n’ont pratiquement pas fait d’investissements directs en Algérie.
 
 Dans ce cadre, le responsable algérien annoncera que les autorités algériennes, qui ont refusé de faire cas de cette situation et d’attendre davantage, sont déterminées à ne compter que sur leurs propres ressources pour effectuer les investissements dont a besoin l’économie algérienne.
 
 D’ailleurs, les mesures de protection de l’économie algérienne prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009 n’ont guère été appréciées à Paris, qui n’a pas caché son mécontentement.
 
 À ce propos, l’interlocuteur du quotidien londonien indiquera que l’Algérie n’a pas résilié le contrat de la firme française Suez, bien qu’elle pût le faire car ses cadres au sein de cette société peuvent désormais gérer ce secteur sans la moindre difficulté après le savoirfaire acquis.
 
 Cela est venu exacerber la tension déjà existante entre les deux parties.
 
 L’ACCORD DU NUCLÉAIRE CIVIL AU POINT MORT
 
 La non-concrétisation sur le terrain de l’accord sur le nucléaire civil est un autre signe, qui ne trompe pas sur l’absence de volonté du côté français d’améliorer réellement les relations bilatérales.
 
 Deux années après la signature du contrat, lors de la visite du président Sarkozy à Alger, Paris n’a rien fait pour faire avancer les négociations entre les deux parties.
 
 Pis, les négociateurs français n’ont pas répondu à l’attente de leurs vis-àvis algériens, désireux d’aller audelà de la simple acquisition de la technologie nucléaire, à travers la formation de cadres algériens et un véritable transfert de technologie.
 
 Cela a été bien sûr refusé par la France, visiblement guère disposée à transmettre à l’Algérie le savoirfaire.
 
 N’étant nullement intéressée par l’offre sans lendemain des Français, Alger attend toujours du concret.
 
 Il ne fait pas de doute, qu’il ne s’agit que d’un manque de volonté évident de l’Élysée de faire avancer ce dossier, auquel le gouvernement algérien accorde une importance particulière.
 
 L’UPM, L’AUTRE GRIEF DE PARIS
 
 Le peu d’enthousiasme affiché par les responsables algériens envers le projet cher à Nicolas Sarkozy, qu’est l’Union pour la Méditerranée, est l’une des raisons de la cassure entre la France et l’Algérie.
 
 Le chef de l’État français n’a jamais digéré la position algérienne.
 
 Le peu d’empressement de Abdelaziz Bouteflika d’annoncer sa participation au sommet portant création de l’Union pour la Méditerranée de juillet 2008 dans la capitale française a été interprété par la France comme un acte prémédité visant à faire capoter son initiative.
 
 À ce sujet, la source gouvernementale algérienne soulignera que l’Algérie savait au départ que l’Union pour la Méditerranée était un projet peu viable, d’où son engagement limité dans cette entreprise, contrairement au souhait de Nicolas Sarkozy, lequel souhaitait qu’Alger mette tout son poids dans l’UPM.
 
 Ceci étant, le rôle important accordé par les Français à l’Égypte dans ce dossier n’a pas encouragé l’Algérie à s’impliquer sérieusement.
 
 L’AFFAIRE DU DIPLOMATE HASSENI JETTE DE L’HUILE SUR LE FEU
 
 Ce qui a davantage perturbé les rapports algéro-français, c’est incontestablement l’affaire du diplomate algérien Mohamed-Ziane Hasseni, que la justice française a accusé d’être l’instigateur de l’assassinat de l’opposant algérien Ali Meceli à Paris en 1987.
 
 Le haut responsable affirmera que la France savait dès le début qu’il était innocent, mais a persisté dans ses accusations contre lui, car voulant utiliser cette affaire comme un moyen de pression sur Alger.
 
 Il assurera que l’affaire du diplomate Mohamed-Ziane Hasseni, qui a bénéficié de la levée du contrôle judiciaire dont il faisait l’objet, allait bientôt connaître son épilogue.
 
 Par ailleurs, cette source indiquera que l’apparition de cette affaire a provoqué le départ en catastrophe du général Larbi Belkheir, directeur du cabinet de Chadli Benjedid à la période de l’assassinat de Mecili, hospitalisé à l’époque dans la capitale française.
 
 Il ne manquera pas également de parler du dossier des moines français assassinés par le GIA en 1996 à Tibhirine réouvert récemment par Paris accusant l’armée algérienne, son origine est une question de rivalité franco-française entre les services de sécurité et du renseignement de l’Hexagone.
 
 MERZAK TIGRINE
 Algerie 360°



Mardi 6 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par kairouan le 06/10/2009 16:10 | Alerter
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il faut que boutef retrouve ses marques de grand revolutionnaire comme lorsqu'il etait ministre des AE de feu Boumediene . Le projet de l' UPM est un projet qui ne profite qu' a israel . l' egypte ne paye pas le FMI au contraire elle recoit deux milliards de dollars chaque année a titre de fond perdu qui viennent des USA sans compter ce que le israeliens et l' europe entiere donnent a ce pays. Alors que l' algerie paye ses dettes
avec des chantage de recours a l' embargo .En plus la question palestinienne et sciamment oubliée avec le fameux projet UPM. La position de boutef veut dire aussi que la france comme certains pays europeens sont soupconner de commandité le terrorisme en algerie . C'est d'ailleurs pour cà qu' en france on cri a la menace terroriste
en permanence alors que les morts sont algeriens, pakistanais et afgans ????

2.Posté par kiko le 06/10/2009 16:22 | Alerter
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l'Algérie n'est pas celle 1954, je pense que la France se trompe à ce sujet, elle n'est plus son tuteur plusieurs fois le France met le pression sur l'Algérie pour la faire plier à ces exigences, mais elle a tort, de vouloir jouer à ce jeu qui n'arrange pas les intérêts des peuples des deux rives. Malheureusement sarko par ses réflexes, ses réactions pour le moins douteuses doivent cacher quelques choses de grave. Le président Bouteflika a eu raison de ne pas le rencontré, car ce n'est pas avec les bonnes intentions, les beaux discours, une pression accrue, et les menaces qu'on construit une bonne relation et un partenariat pour une économie d'un pays. Malgré que la France est dans le même besoin que l’Algérie est frappée par une crise économique et croule sous d'énormes problèmes, elle prend ses délires pour des réalités, décidément la France perd les pédales et menace, que peut attendre l'Algérie d'une France coloniale ? Que des pressions et un retour en arrière de son économie. L’affaire est grave et sérieuse. La France doit mettre son arrogance et son esprit colonial à coté et entamé une nouvelle diplomatie politique et économique pour parvenir à chasser les démons qui rongent son esprit de..., et établir de bonnes relations avec l’Algérie pour un partenariat solide et mutuel.

3.Posté par moko le 06/10/2009 21:52 | Alerter
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bravo boutef

4.Posté par kairouan le 07/10/2009 10:31 | Alerter
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cela veut dire quoi pour la france de creer avec l' egypte une mutinationale
"" ALSTOM- EGYPTE"" pour decrocher des marchés algeriens ????
C'est un niveau d' insulte tres grave dont ont ne se rend pas encore compte
pourquoi des propositions dans ce sens n' ont pas etaient faites a l'algerie qui comme tout le monde sait passe largement avant l' egypte et cela dans tout les domaines ????.bien sur il y a encore là dedans du juif et du mepris francais sans aucun doute. .

5.Posté par vision le 07/10/2009 10:50 | Alerter
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un conseil le nabot, attaque l'algerie est tes banlieues ne seront plus qu'un souvenir, toi et tes copains sionistes vont revivre la guerre d'algerie.

6.Posté par Nizar MAURANGES le 07/10/2009 11:31 | Alerter
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De toutes façons, SARKO travaille pour sa personne et pour les sionistes israéliens.
Depuis qu'il est à la Présidence, rien de bon n'est sorti de lui, que des problèmes surtout vis à vis des pays qui osent lui dire "non". C'est un duplicata de Bush, qui veut gouverner le Monde avec ses sbires sionistes.
Ils ont derrière la tête des projets grandioses pour le Nouvel Ordre Mondial, il s'en fiche des pays Arabes et Africains. Là, où se trouve le PROFIT, SARKO est présent.
Ah si Gamal Abdel NASSER était encore vivant, il lui aurait donné une claque !
Bouteflika a aussi ses tords d'avoir cru tout ce que la France lui avait ordonné de faire,
massacrés des Algériens par l'armée et le mettre sur le dos de la GIA.
Le retour du bâton.
Quand est-ce que les dirgeants de tous ces pays Arabes, Africains comprendront que la France cherche à profiter des ressources de leurs pays et non les aider.

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