Conflits et guerres actuelles

Bombay/Bilan carnage:200 Morts pour ... 10 assaillants


Cinq jours après le terrible tsunami de violence qui s’est abattu sur Mumbai (anciennement Bombay), le bilan des victimes est une nouvelle fois revu à la hausse avec près de 200 dépouilles et 300 blessés.


Lundi 1 Décembre 2008

Bombay/Bilan carnage:200 Morts pour ... 10 assaillants

Eline Briant


Le plus surprenant dans ces événements dramatiques c’est que les assaillants qui ont perpétré ce carnage n’étaient qu’au nombre de 10 selon la police en charge de l'investigation qui a précisé qu’ils sont entrés dans la ville juste une heure avant le début de l'assaut le 26 novembre.

Les médias locaux avaient rapporté, au départ, qu'il y avait 40 terroristes, dont 18 ressortissants étrangers.

Neuf d'entre eux ont été tués au cours des échanges de feux, pendant qu'un assaillant âgé de 21 ans a été capturé vivant, selon la police, qui a ajouté que les armes et les munitions que les terroristes sont entrés avec dans la ville pouvaient leur permettre de tuer environ 5.000 personnes.

Ils sont venus par bateau et ont utilisé une pirogue pour atteindre la côte, d'après la police, qui a précisé que les terroristes avaient tué trois des quatre Indiens dans la pirogue et utilisé le quatrième pour gérer la pirogue. Ils ont tué ce dernier lorsque la pirogue s'est trouvée à trois milles nautiques de la côte et ont utilisé leurs propres connaissances pour parvenir à la rive.

Rakesh Maria, co-commissaire de police, branche criminelle, a déclaré qu'après avoir atterri au Marché du poisson à Cuffe Parade près de Colaba, ils ont formé quatre groupes et ont loué des taxis pour arriver à leurs destinations. Un groupe de deux jeunes terroristes est entré dans l'Hôtel Oberoi, quatre à Taj Mahal, deux ont fait irruption à Nariman House pendant que le reste est entré dans la gare ferroviaire CST à partir du portail de ses trains postaux.

Au début des attaques, deux terroristes ont fait des tirs aveugles dans la gare CST alors que trois autres équipes avaient commencé à ouvrir le feu dans les hôtels Oberoi, Taj et Nariman House.

Un terroriste a été capturé après avoir été blessé au bras par balle pendant l'affrontement avec la police, alors que les autres ont été tués au cours des combats qui ont duré trois jours, a affirmé la police.
Ajmal Amir Kamal, 21 ans, avait indiqué aux enquêteurs que les assaillants étaient tous des Pakistanais entraînés par le Lashkar-e-Taïba, selon la presse indienne citant les services de renseignements.
Le Lashkar-e-Taïba est fortement soupçonné d'avoir attaqué le Parlement indien en 2001, un attentat qui avait précipité l'Inde et le Pakistan au bord d'une nouvelle guerre.
Jeudi, un des assaillants avait revendiqué l’attaque au nom des « Moujahidines du Deccan ».

Contre coup direct de cette hécatombe : Démissions, critiques et inculpations.

Déjà très fébrile, le processus de paix avec Islamabad risque de voler en éclat. New Delhi envisage en effet de le suspendre.
Le Pakistan a pourtant fermement nié toute implication dans ces attaques, revendiquées par ce mystérieux groupe.
Samedi, le président pakistanais Asif Ali Zardari avait mis en garde l'Inde contre une "réaction excessive" aux attentats.
"Quels que soient les responsables de cet acte primitif et brutal contre le peuple indien et l'Inde, ils cherchent à déclencher une réaction" de vengeance, a-t-il estimé.

Et puis dimanche, l’ambassadeur du Pakistan à Washington a aussi appelé sa voisine indienne à oeuvrer avec le Pakistan pour combattre le terrorisme et éviter de tenir un discours de confrontation avec son voisin après les attentats sanglants de Bombay.
"Nous ne devrions pas inscrire ces actes de haine dans le contexte des relations entre l'Inde et le Pakistan. Nous devrions les considérer dans le contexte du terrorisme international", a déclaré Husain Haqqani, dans un entretien à la chaîne américaine ABC.
"Il y a des terroristes qui s'entraînent secrètement dans tous les pays du monde. Ils n'agissent pas au nom d'un pays", a-t-il ajouté.

Les autres à en pâtir furent le ministre indien de l'Intérieur et le conseiller à la sécurité nationale qui
Sous le coup de violentes critiques sur la qualité du renseignement mais aussi de leurs gestions de la crise, ont du démissionné dimanche.

Shivraj Patil, le ministre de l'Intérieur, a donc quitté son poste, suivi de près par son conseiller, indiquant qu'il se sentait dans l'obligation d'assumer la "responsabilité morale" après les attaques.

Mais ces démissions risquent bien d’être le début d’une grande « purge » de responsables, un conseiller du Premier ministre Manmohan Singh a indiqué que "d'autres hauts dirigeants devraient se voir montrer la porte".

Dans le même temps, l'enquête s'orientait vers le groupe islamiste Lashkar-e-Taïba, l'un des mouvements clandestins pakistanais qui luttent contre l' « occupation indienne » du Cachemire et les persécutions que subit selon eux la minorité musulmane d'Inde.

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Lundi 1 Décembre 2008


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