Politique Nationale/Internationale

Bolton pointe un doigt accusateur contre le Roi saoudien


Le Sous-secrétaire d'Etat américain, John Bolton, a levé la voix contre les récentes déclarations du Roi Abdallah d'Arabie Saoudite, déclarations selon lesquelles le Roi a qualifié d'illégale la prolongation de la mission des forces US en Irak.


IRIB
Dimanche 8 Avril 2007

Lors du dernier sommet arabe de Riyad, le souverain saoudien a qualifié l'Irak de pays occupé et dans le sillage, d'illégale, l'usurpation de ce pays. Les propos de l'allié saoudien des Etats-Unis ont provoqué l'étonnement des responsables de Washington et les caciques de la Maison Blanche n'ont pas pu cacher leur colère à l'égard de ce revirement et cela, de manière à ce que la Secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a préféré s'entretenir en personne avec son homologue saoudien de ce sujet.

Les propos du Roi saoudien prennent leurs assises dans les réalités régionales et internationales, s'articulant autour de la guerre de l'Irak. L'Arabie Saoudite se trouvait aux premiers rangs des pays qui avaient dit "non", à l'intervention manu militari amériacine. Durant la période post-guerre, elle s'est opposée même au nouveau système politique, établi en Irak. Certes, les responsables irakiens se sont déclarés mécontents de la prise de position négative de l'Arabie Saoudite à l'égard des évolutions survenues dans leur pays. Ceci dit, le gouvernement de Riyad a œuvré, notamment ces derniers mois, pour jouer de nouveau, un rôle plus actif sur la scène irakienne et c'est dans ce cadre que l'ambassade irakienne à Riyad a ouvert ses portes après 17 ans. Entre temps, les Etats-Unis ont tenté de rectifier leur approche et les responsables américains se sont empressés pour mener de nouvelles concertations avec les Etats arabes dont et avant tout l'Arabie Saoudite. Ils ont d'ailleurs évoqué leur coopération stratégique avec le Royaume.

Dans une telle situation, les récents propos du Roi Abdallah, sur l'Irak vont à l'opposé des imaginations des décideurs de la Maison Blanche qui croyaient à l'alignement totale de Riyad sur les poltiques moyen orientales de Bush. C'est peut être pour cette raison que l'ex ambassadeur américain à l'ONU s'est donné la peine d'évoquer les relations de longue date Riyad-Washington, avant de conseiller aux hommes d'Etat saoudiens de se garder de faire des déclarations qui pourraient porter préjudice à ces relations.

Les néo-conservateurs s'attendent à ce que les Autorités saoudiennes, le Roi Abdallah en tête, reviennent sur leurs positions envers le dossier irakien. Cela dit, les analystes croient que les propos du Roi Abdellah reflètent la vision de l'opinion publique saoudienne et même de la communauté internationale. Les voix qui se sont élevés aux Etats-Unis contre l'occupation prolongée de l'Irak en disent long sur ce sujet. Même, les Irakiens se disent contre la poursuite de la présence des forces d'occupation que le Président Bush cherche à justifier prétextant la recrudescence de violences terroristes. Mais ses détracteurs politiques à l'intérieur comme à l'extérieur des Etats Unis croient que sa nouvelle stratégie ne vise qu'à renforcer la suprématie américaine dans la région. Ce qui n'est pas faux au regard de la tournure que prennent les évenements à l'echelle de toute la région.


Dimanche 8 Avril 2007

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