Politique Nationale/Internationale

Bolivia Evo Morales : La Planète est beaucoup plus importante que les bourses de Wall Street et du monde



Lundi 8 Décembre 2008

Bolivia Evo Morales : La Planète est beaucoup plus importante que les bourses de Wall Street et du monde
document de propositions pour le sommet sur le Changement Climatique à l’ONU (Copenhague) traduit pour changement de société , http://socio13.wordpress.com/ par Danielle Bleitrach et pedrito

Aujourd’hui notre mère la terre est malade. Depuis le début du XXI e siècle nous sommes en train de vivre les années les plus chaudes  des derniers millénaires. Le réchauffement global est en train de provoquer des changements brusques de climat: le recul des glaciers et la diminution des calottes polaires: l’augementation du niveau de la mer et l’inondation de territoires côtiers dans la proximité desquels vit 60% de la population mondiale; l’avancée du processus de désertification et la diminution des sources d’eau douce; une pklus grande fréquence des désastres naturels dont souffrent les communautés de la planète  [1] ;  l’extinction des espèces animales et végétales; et la propagations de maladies dans des zones qui avant étaient saines.
Une des conséquences les plus tragiques du changement climatique est que certaines nations et territoires sont en train d’être condamnées à disparaître par élévation du niveau de la mer.
Tout a commencé avec la révolution industrielle de 1750 qui est le commencement du système capitaliste. En deux siècles et demi, les pays appelés « développés » ont consommé une grande partie des combustibles fossiles créés en 5 millions de siècles.
La concurrence et la soif de profit sans limite du système capitaliste est en train de détruire la planète. Pour le capitalisme il n’y a pas d’être humain mais des consommateurs . Pour le capitalisme il n’existe pas la mère terre mais les matières premières. Le capitalisme est la source des asymétries et déséquilibres dans le monde. Il génère luxe, ostentation et gaspillage pour une poignée pendant que des millions meurent de faim dans le monde. Dans les mains des capitalistes tout se convertit en marchandise: l’eau, la terre, le génome humain, les cultures ancestrales, la justice, l’éthique, la mort… La vie elle-même, tout absolument tout, se vend, s’achète dans le  capitalisme. Et jusqu’au « changement climatique » lui-même qui se convertit en un  négoce.


Le « changement  climatique » a placé toute l’humanité devant une grande alternative: continuer sur le chemin du capitalisme et de la mort, ou emprunter le chemin de l’harmonie avec la nature et le respect de la vie.
Dans le protocaole de Kyoto de 1997, les pays développés et d’économie en transition se proposaient de réduire leurs émission de gaz à effet de serre au moins de 5%  plus bas que le niveau de 1990, grâce à l’implication de différents instruments dans lesquels prédominaient les mécanismes du marché.
Mais en 2006, le gaz d’effets de serre, loin de se réduire, ont encore cru de 9,1% par rapport à 1990 en démontrant  aussi de cette façon l’inaccomplissement des engagements des pays développés. Les mécanismes de marché appliqués dans les pays en développement [2] n’ont pas obtenu une diminution significative des émissions de gaz à effet de serre.
De même  que le marché est incapable de régler le système financier et productif du monde, le marché n’est pas non plus capable de régler les émissions de gaz à effet de serre et seulement  gén,érer un grand négoce pour les agents financiers et les grandes multinationales.

La Planète est beaucoup plus importante que les bourses de Wall Street et du monde

Tandis que les Etats-unis et l’Union Européenne destines 4.100 billions de dollars pour sauver les banquier d’une crise financière qu’ils ont eux mêmes provoqués ils  destinent  313 fois moins c’est-à-dire 13 billions de dollars aux programmes consacrés au changement climatique.
Les ressource pour le changement climatique sont mal distribuées. Il y a plus de ressources pour réduire les émissions (mitigation) et moins pour contrecarrer les effets du changement climatique dont nous souffrons nous les pays (adaptation)[3] . La grande majorité de ressources affluent coulent aux pays qu’ils ont plus contaminés et non aux pays que nous avons plus préservé l’environnement. 80 % des projets du Mécanisme de Développement Propre se sont concentrés dans seulement quatre pays émergents.
La logique capitaliste revient à promouvoir le paradoxe qui veut que ce sont les secteurs qui ont plus contribué à abîmer l’environnement qui bénéficient  le plus des programmes liés au changement climatique
De la même manière, le transfert de technologie et le financement pour un développement propre et soutenable des pays du sud est resté au niveau des discours.
Le prochain sommet sur le Changement climatique à Copenhague doit permettre d’accomplir un saut si nous voulons sauver la mère terre et l’humanité. Pour cela nous proposerons les propositions suivantes pour le processus qui va de Poznan à Copenhague.

Attaquer les causes structurelles du changement climatique

1) Discuter sur lkes causes structurelles du changement climatique. Tant que nous  ne changeons le système capitaliste pour un système basé sur la complémentarité, la solidarité et l’harmonie entre les peuples et la nature, les moyens que nous  adopterons seront palliatifs et auront un caractère limité et précaire. Pour nous, ce qui est détruit est le modèle de « vivre mieux », du développement illimité, de l’industrialisation sans frontière, de la modernité qui déprécie l’histoire, de l’accumulation croissante au dépend de l’autre et de la nature. Pour cela nous proposons le Vive Bien,, en harmonie avec les autres êtres humains et avec notre Mère la Terre.
2) Les Pays développés ont la nécessité de contrôler leurs modèles consuméristes – de luxe et de gaspillage-spécialement la consommation excessive de combustible fossiles. Les subventions aux combustibles fossiles, qui montent à 150-250 billions de dollars, [4] doivent être progressivement éliminées. Il est fondamental de développer les énergies alternatives comme l’énergie solaire, la géothermique, l’énergie solaire, éolienne et l’hydroélectrique en petite et moyenne échelle.
3) Les agrocombustibles ne sont pas une alternative parce qu’elles opposent la production des aliments pour le transport à la production des aliments pour les être humains.  Les agrocombustibles développent les zones cultivées aux dépends des forêts et la biodiversité, elles engendrent la monoculture, promeuvent la concentration de la terre, déteriorent les sols, assèchent les sources d’eau, contribuent à la haussze du prix des aliments et, dans bien des cas consomment plus d’énergie qu’elles en créent.

Les engagements substantiels de réductions d’émission qui doivent être accomplis

4) Accomplir strictement pour  2012 l’engagement [5] des pays développés de réduire les émissions de gaz à effet de serre au moins de 5 % au-dessous des niveaux de 1990. Il n’est pas acceptable que les pays qui ont historiquement contaminé la planète parlent de plus grandes réductions pour l’avenir ne tenant pas leurs  engagements présents.
5) Etablir de nouveaux objectifs minimaus pour les pays développés de 40% pour 2020 et de 90% pour 2050 de réduction de gaz à effet de serre en prenant comme point de départ le niveau d’émission de 1990. Ces objectifs minmaux de réduction doivent se faire de manière interne aux pays développés et non à travers des mécanismes flexibles de marché qui permette d’acheter des certificats de réduction d’émission pour continuer à contaminer dans son propre pays. De la même manière on doit établir des mécanismes d’explication, d’information et de vérification transparentes, accessibles au public, pour garantie l’accomplissements des dits objectifs.

6)  Les pays en développement qui ne sont pas responsables de la contmination historique doivent préserver l’espace nécessaire pour implanter un développement alternatif et soutenable qui ne répète pas les erreurs des processus d’industrialisation sauvage qui nous a mené à la situation actuelle. Pour assurer ce processus, les pays en développement nécessitent avant tout, le financement et le transfert de technologie.

Un Mécanisme Financier complet, pour s’occuper de la dette écologique

 7) En reconnaissance de la   dette écologique historique qu’ils ont face à  la planète, les pays développés doivent créer un Mécanisme Financier complet pour apporter un appui aux pays en développement sur la mise en oeuvre de ses plans et de ses programmes d’adaptation et la conséquences du changement climatique; grace à  l’innovation, au  développement et au transfert de technologie; dans la conservation et l’amélioration de ses puisards et nappes phréatiques ; edans les actions de réparation des graves désastres naturels provoqués par les changements climatiques et dans l’exécution de plans de développements durables et compatiblesd avec la nature.  .
8) Ce mécanisme financier complet, pour être effectif, doivent compter pour le moins un apport de 1% du PIB des pays développés[6] et tabler sur d’autres ressources provenants d’impots sur les hydrocarbures, sur les transactions financières, le transport maritime et aériens, et les profits des transnationales. 

9) Le financement apporté par les pays développés doit s’ajouter à l’aide officielleau Développement; à l’Aide bilatérale et/ou attribuée par l’intermédiaire d’organismes qui ne dépendent pas des Nations Unies. N’importe quel financement qui ne viendrait pas de la CNMUCC(?) ne pourra être consédéré comme l’application des ententes des pays développés sous la Convention.
10) Le financement doit s’appliquer aux plans ou programmes nationaux des Etats, et non aux projets qui répondent à la logique du marché,
11) Le financement ne doit pas être destiné
 seulement à quelques pays développés, mais être destiné en priorité aux pays qui ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre, ceux qui prennent le plus soin de la nature et/ou qui souffrent le plus des conséquences du changement climatique.
12) Le mécanisme de financement soit s’effectuer intégralement sous l’égide des Nations Unies, et non du Fonds Global de l’Environnement, et ses dérivés, comme la Banque Mondiale, ou les Bannques Régionales; sa gestion doit être collective, transparente, non bureaucratique, ses décisions doivent être ptrises par tous les pays membres, notamment les pays émergents, et pas seulement par les donateurs et les bureaucraties administratrices.
Transfert des technologies aux pays émergents.
13) Les innovations et les technologies en relation avec le changement climatique doivent dépendre du domaine public, et non du privé, quand au monopole et aux brevets, régime privé qui fait obstacle aux pays en voie de développement et qui aggravent le coût de transfert des technologies.
14) Les produits qui sont le fruit du financement public, pour les innovations et le développement des technologies, doivent dépendre du domaine public, et non du privé, - brevets- de telle sorte que les pays émergents puissent accéder plus facilement à leur exploitation.
15) Il faut améliorer en le réformant profondément le système des licences obligatoires et volontaires, pour tous les pays puissent aquérir rapidement et à prix accessibles les inventions déjà brevetées. Les pays développés ne peuvent considérer les brevets et droits de propriété intellectuelle comme quelque chose de “sacré” que l’on pourrait vendre à n’importe quel prix. Le régime de flexibilité  qui existe pour les droits de propriété intellectuelle, quand il s’agit de graves problèmes relatifs à la santé publique, doit être adapté et notoirement étendu pour soigner notre Mère la Terre.
16) Faire connâître et promouvoir le mode de vie en harmonie avec la nature des peuples indigènes qui ont démontré leur efficacité tout au long des siècles, les adapter progressivement avec la participation des peuples.
17) Impulser des actions, programmes, et plans d’adaptation et application progressive avec la participation des populations locales et les peuples indigènes, dans le respect total des uns et des autres, sous l’égide de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indigènes.Le meilleur atout pour faire face à la menace à la menace du changement climatique, ce n’est pas le mécanisme des marchés, mais ce sont les êtres humains, organisés, mobilisés, et conscients de leur identité.
18) La réduction des émissions  dûes à la déforestation et aux dégradations des forêts REDD (?) doit s’accompagner d’un mécanisme de compensation directe des pays développés envers les pays émergents, avec une large implication des populations locales et des peuples indigènes, plus  encadrement, rapports et contrôles, transparents et publics.
Une sorte d’ONU de l’Environnement et du Changement Climatique.
19) Nous avons besoin d’une Organisation Mondiale de l’Environnement et du Changement Climatique aux directives de laquelle doivent se conformer les organisations financières et commerciales multilatérales, afin de promouvoir un modèle de développement respectueux de la nature, et aussi de résoudre les graves problèmes de la pauvreté. Cette organisation doit s’appuyer sur des mécanismes capables de suivi, contrôle, et sanction, pour pouvoir faire appliquer les accords présents et futurs.
20) Il faut radicalement et structurellement transformer l’OMC, la Banque Mondiale, le FMI, et le  système économique international dans leur ensemble, afin de garantir un commerce juste et complémentaire, un financement sans restrictions capable d’assurer un développement équilibré qui ne gaspille pas les ressources naturelles et les combustibles fossiles, dans les processus de production , commerce, et transports des produits. Au cours du système de négociations à Copenhague, il est primordial que les instances actives s’engagent à faire  participer à tout niveau, national, régional, et mondial,  tous les peuples, en particulier les secteurs les plus touchés comme les populations indigènes, qui, depuis toujours, s’attachèrent à protéger notre Mère la Terre.
L’humanité est capable de sauver la planète, pour peu qu’elle veuille se réapproprier les principes de la solidarité, la complémentarité, et l’harmonie avec la nature, au lieu de poursuivre sa course vers la concurrence, l’appât du gain, et la surconsommation - le gaspillage - des ressources naturelles
 
[1] A cause du phénomène de la “Niña”, qui se produit avec une plus grande fréquence par suite des changements climatique, la Bolivie a perdu en 2007, 4% de son PIB.
[2] .Connu comme le Mécanisme de Développement Propre.
[3] Actuellement il existe seulmement un Fond d’Adaptation autour de 500 million,s de dollars pour plus de 150 pays en voie de développement. Selon le Secrétariat de l UNFCCC il faudrait 171 billions de dollars pour l’adatation et 380 pour la mitigation. .
[4] Rapport de Stern
[5] Protocolo de Kioto, Art. 3.
[6] Le pourcentage de 1 % du PIB a été  suggéré dans le rapport Stern et représente moins de >700 billions de dollars par an .
[7] Selon UNCTAD (1998) en algunas paises desarrollados el financiamiento público contribuye con el 40 % de los recursos para la innovación y desarrollo de tecnología.

http://socio13.wordpress.com/2008/12/04/bolivia-evo-morales-propose-de-creer-une-organisation-mondiale-de-lenvironnement-a-lonu/ http://socio13.wordpress.com/2008/12/04/bolivia-evo-morales-propose-de-creer-une-organisation-mondiale-de-lenvironnement-a-lonu/



Lundi 8 Décembre 2008


Commentaires

1.Posté par bernard 01 le 08/12/2008 17:13 | Alerter
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exploitation,exploitation,redonnons a l'homme les capacités d'exploiter ses propres ressources et de vivre en harmonie ,de ne plus se plier au dictact de la finance qui est en train de mourir.Il va falloir se reprendre dans l'intelligence et la dignité,le respect,ne pas se laisser aller a des guerres programées,qui feront des morts innocents.Le salut viendra de gens responsable comme l'AMERIQUE du sud nous fait connaitre ,longue vie a eux.

2.Posté par oliv le 08/12/2008 20:58 | Alerter
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message supprimé

3.Posté par redk le 08/12/2008 23:35 | Alerter
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VIVA MORALES!! , la terre n'appartient qu'a sont créateur, Dieu!!

4.Posté par oliv le 09/12/2008 08:37 | Alerter
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le "monstre" de sous - conscient de tous se reveille... le monstre c'est l'inteligence native, l'instinct de survie, ON VOIT LE DANGER DEJA...ON LE SENS DE PLUS EN PLUS, ON PREND CONSCIENCE DE PLUS EN PLUS...PERSONE N'A PU "TUE" L'INSTINCT DE SURVIE DE NOTRE ESPECE...ANALISEZ BIEN CET "INSTINCT DE SURVIE" DEPUIS TOUJOURS...ET VOUS ALLEZ MIEUX COMPRENDRE LE FUTUR PROCHE DEJA....apropo, moderator, pourqoi le mesahe d'avant est suprimé??? vous etes comunist ou fascist??? ou meme democrate? ou neo-liberal-conservateur???

5.Posté par blackhole le 09/12/2008 14:17 | Alerter
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Il faut absolument que les médias dissocient le réchauffement climatique et la pollution.

Les changements de climats sont un processus naturel depuis que la Terre est Terre et il n'y a actuellement aucune preuve réelle de l'impact de l'homme dans le réchauffement de la planète (le Giec est constitué uniquement de scientifiques pro-changement climatique dus au gaz à effet de serre (CO2), les autres sont simplement exclus du groupe). Tout ceci n'est que business. Voir par ex le reportage "The Great Global Warming Swindle" sur le net.
Le gaz a effet de serre le plus important, c'est l'eau pour 83% (sous forme de vapeur bien sûr). Le CO2 provenant de l'activité humaine est très largement sous les 10% du total.
L'élément essentiel du climat terrestre: l'activité solaire!


Le vrai problème c'est la pollution (chimique, bactériologique, électremognétique), la déforestation, la diminution de la biodiversité, la surconsommation, l'utilisation des terres agricoles pour "nourrir" les 4x4, les brevets du vivant, des énergies alternatives, ...


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