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Blair: mission impossible au Proche-Orient


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Irib
Mercredi 25 Juillet 2007

Blair: mission impossible au Proche-Orient
Tony Blair a troqué ses habits de Premier ministre pour ceux de médiateur au Proche-Orient. Mais a-t-il fait le bon choix? Trois jours de tournée dans la région et des rencontres avec Abbas et Olmert n'ont rien apporté de concret, si ce n'est cette impression de défaite qui se dégage, à raison, de la quasi-totalité de la presse occidentale. Ainsi, la revue américaine "Time" repproche à Blair d'avoir cherché, via le Quartette, à ressusciter une carrière politique moribonde, tentative qu'elle juge, d'ailleurs, vouée à l'échec.

Mais le pessimisme, quant aux chances de succès de la périlleuse mission dont est chargé l'ex-Premier ministre, n'est pas propre à la presse: James Wolfenson, ancien représentant du Quartette, déplore que celui-ci ait commis l'imprudence d'avoir investi ce grand ami d'Israël, pour accomplir une tâche qui, au demeurant, exige la plus grande des impartialités. En effet, le passé de Blair est riche de maladives sympathies envers Washington et Tel-Aviv. On se rappelle fort bien ce fatidique mars 2003 où Blair a décidé, au mépris de son opinion, de lancer, sous les auspices de Bush, son pays, dans une aventure guerrière, afin d'assurer l'émergence d'un nouveau Moyen-Orient atomisé où Israël ferait la pluie et le beau temps.

Pour revenir au Quartette, dont Blair est, désormais, le porte-voix et représentant, rappelons que ce dispositif est, depuis longtemps, vidé de sa substance. Son principal acquis, à savoir, la "Feuille de route", qui prévoyait la création, en 2005, d'un Etat indépendant palestinien, n'est qu'un lointain souvenir et on se demande jusqu'où irait le soutien explicite de ses membres à Israël. L'acte de décès de ce comité remonte, en effet, à 2006, date de la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes.

A l'époque, le Quartette a, délibérément, opté pour une diplomatie aveugle devant les réalités existantes et sourde aux évolutions ambiantes. Il a, ainsi, nié le pouvoir du Hamas, l'a sanctionné, au nom des intérêts d'Israël, et a fait payer aux Palestiniens leur choix. La cause fondamentale était, bien sûr, parfaitement connue: l'Occident refusait, dans sa majorité, de traiter égalitairement un gouvernement palestinien issu de la "vox populi". Avec tout cela, qu'en est-il de l'idée de la Maison Blanche de faire impliquer Tony Blair, en s'en servant d'envoyé spécial au Proche-Orient? Cela ne peut que créer une "coalition des discrédits"-Bush Olmert et Blair, – et ressembler à une mascarade, dès lors que Blair ne jouit d'aucune crédibilité, ni auprès du Hamas, ni auprès de la majorité de Palestiniens.


Mercredi 25 Juillet 2007

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