Conflits et guerres actuelles

Biden: la nature de notre engagement en Irak changerait si la violence reprend



Samedi 4 Juillet 2009

Biden: la nature de notre engagement en Irak changerait si la violence reprend
Le vice-président américain Joe Biden a lancé vendredi à Bagdad une mise en garde sans précédent aux dirigeants irakiens en affirmant que son pays pourrait se désengager politiquement si l'Irak replongeait dans la violence.
 
Il a été très direct sur ce point", a affirmé un haut responsable américain qui l'accompagne après une série de rencontres avec les dirigeants irakiens, dont
le Premier ministre Nouri al-Maliki.
 
 Le haut responsable américain a cité successivement les questions prioritaires de la ville de Kirkouk, l'intégration des différents groupes ethniques et confessionnels dans la société irakienne, le renforcement des institutions gouvernementales et la loi sur la répartition des richesses pétrolières qui n'a toujours pas été votée.
 
Kirkouk, qui repose sur des ressources pétrolières gigantesques, est au coeur d'une bataille entre les Kurdes, qui souhaitent rattacher cette ville au Kurdistan, et le pouvoir central qui rejette entièrement cette idée.
  
Lors d'une conférence de presse au côté de M. Maliki, le vice-président s'est toutefois montré plus diplomatique.
 
"Le président (Barack Obama) et moi-même sommes heureux du long chemin parcouru par l'Irak depuis un an mais la voie menant à la paix et la stabilité est encore difficile. Ce n'est pas encore fini", a-t-il dit.
 
"Les Irakiens doivent prendre des mesures politiques et utiliser le processus politique pour résoudre leurs différends et faire avancer leur intérêt national", a ajouté le numéro deux américain.
 
Vendredi, Biden, dont c'est la première visite en Irak depuis sa prise de fonction en janvier, s'était d'abord entretenu avec les deux plus hauts responsables de l'occupation américaine dans le pays, le chef des forces armées, le général Ray Odierno, et l'ambassadeur Christopher Hill.
 
 Il avait également rencontré deux responsables membres du Parti islamique et favorables à une amnistie pour les anciens baassistes, le vice-président Tarek al-Hachemi et le président du Parlement Iyad al-Samarraï.  Il a également vu le vice-président Adel Abdel Mahdi.
 
Et puis, ce samedi, Biden a demandé à ses diplomates d'aider au maximum les Irakiens à aboutir à un compromis politique pour asseoir la paix en Irak, et ce, lors d'une cérémonie de naturalisation de 237 militaires originaires de 59 pays.
 
"Vous savez mieux que moi qu'il y a encore un énorme et dur travail à faire", a-t-il ajouté. Selon Biden, c'est grâce à ces soldats, que les Irakiens commencent à prendre leur destinée en mains.
 
Cependant, des milliers de partisans de Sayed Moqtada Sadr ont manifesté à Sadr City, et brûlé la bannière étoilée, en protestation à l'occupation américaine.

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Samedi 4 Juillet 2009


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