Conflits et guerres actuelles

Bassorah sous les bombes



Lundi 31 Mars 2008

Bassorah sous les bombes
On s'attendait à une fin rapide des violences, voilà ‎qu'on assiste, perplexe, à un long et douloureux cauchemar. ‎Alors que les combats fratricides font rage, dans toute la ‎province de Bassorah, entre les combattants chiites et les ‎forces gouvernementales, l'aviation américaine a, ‎violemment, bombardé plusieurs zones civiles, provoquant ‎la mort de seize personnes, dont trois femmes et un enfant. ‎Le faussement candide Général Petraeus peut bien ‎prétendre vouloir seconder, par ce biais, Bagdad, dans ses ‎efforts de stabilisation, cette ingérence n'en dévoile pas ‎moins la volonté malsaine de l'occupant d'en découdre, ‎directement, avec toute forme de résistance. Pour ceux et ‎celles qui suivent, depuis 2003, les évolutions de la guerre ‎d'Irak, les événements de Bassorah partent du même ‎principe stratégique cher aux Américains, qui, hélas, pour ‎le grand malheur de la population concernée, a fort bien ‎fonctionné jusqu'à présent : il s'agit, en effet, d'inoculer, à ‎dosage contrôlé, le virus mortel de la violence, dans le ‎corps agonisant de l'Irak, de façon à le maintenir, ‎constamment, entre la vie et la mort. C'est, d'ailleurs, cet ‎interminable passage au purgatoire qui aura permis au ‎Président Bush de fêter, cette année, et, sans nulle honte, le ‎‎5ème anniversaire de sa présence militaire, au bord de ‎l'Euphrate, et d'oser dire à une opinion foncièrement ‎hostile que l'Amérique ne comptait pas de sitôt mettre fin à ‎l'occupation. Depuis que les Yankees ont posé le pied sur ‎le sol irakien, tout effort américain a consisté à « diviser ‎pour mieux séparer » : séparer les Chiites des Sunnites, les ‎Chrétiens des Musulmans, le gouvernement du peuple. Bon ‎nombre d'analystes craignent que le dernier acte de la ‎tragédie, qui se déroule, en ce moment même, à Bassorah, ‎ne débouche sur une prise de contrôle totale de cette ville ‎par les forces américaines. Ce serait là un grand ‎soulagement pour les alliés britanniques, qui se sont vus, il ‎n'y a pas si longtemps, contraints de se retirer de cette ‎métropole, où transite, par un curieux hasard, la majeure ‎partie de la production pétrolière du pays, ainsi que presque ‎toutes ses importations. Mais comme dit l'adage, au ‎soulagement des uns répond l'inquiétude des autres et ces ‎autres sont ces dizaines de millions d'Irakiens qui aspirent ‎à vivre un jour en liberté, affranchis du joug de ‎l'occupation. La guerre, ce n'est pas entre eux que ces ‎Irakiens là souhaitent la mener, mais bien contre un ennemi ‎commun qui a pour nom les Etats-Unis d'Amérique

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Lundi 31 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par Al feanor le 31/03/2008 13:09 | Alerter
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Ah la belle "democratie forcée" des americains.
Et quand je dit les americains je ne pense plus à la base populaire qui je pense désaprouve desormais l'ingérence en Iraq.
Maintenant je pense qu'on voit les vrais mandataires de cette guerre qui sont les grandes compagnies petroliere.
Et je pense qu'après les elections presidentielles USA on va peut-être revoir la turquie pointer le bout de son nez, qui sait ?

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