Politique Nationale/Internationale

Barak Obama accorde une place mineure dans sa tournée internationale à la France



Samedi 26 Juillet 2008

Barak Obama accorde une place mineure dans sa tournée internationale à la France
Alors que s'achève la tournée de Barack Obama, certains éditorialistes de la presse française ne manquent pas de souligner la place mineure tenue par l'étape française dans cette tournée du sénateur démocrate.

Le sénateur américain est arrivé à Londres après une visite à Paris, où il a rencontré le président français Nicolas Sarkozy et remercié la France pour son engagement militaire en Afghanistan.


Au cours d'une conférence de presse commune après un entretien de plus d'une heure avec Nicolas Sarkozy, M. Obama a regretté la vision "caricaturale" prévalant encore entre Européens et Américains: "cela fait trop longtemps maintenant qu'il y a une caricature des deux côtés de l'Atlantique".


Interrogé sur l'état des relations entre les Etats-Unis et la France, le candidat démocrate s'est félicité que M. Sarkozy a fait "exploser ces stéréotypes, ces caricatures". "L'Américain moyen aime énormément les Français", a-t-il assuré.


Interrogé sur la brièveté de son séjour en France, il l'a imputée à des impératifs de calendrier. "La vérité, c'est que le discours que j'ai fait en Allemagne visait un public européen au sens large et j'espère que mes amis en France ont pu entendre ce que j'ai dit sur le renforcement de la relation entre les Etats-Unis et l'Europe", a-t-il expliqué au lendemain d'un discours à Berlin devant quelque 200.000 personnes et lors d’ une escale de quelques heures à Paris.


Le constat est partagé par toute la presse française : samedi matin, les principaux journaux ont souligné le "triomphe" remporté en Europe par le candidat démocrate à la présidentielle américaine... tout en observant que sa popularité sur le vieux continent ne lui assure pas la victoire sur le nouveau.


"Son triomphe européen ne fait pas automatiquement de lui le prochain président des Etats-Unis" estime Pierre Rousselin du Figaro qui rappelle qu'il "va devoir veiller à ne pas ajouter son nom à la longue liste des hommes politiques devenus, au fil du temps, plus populaires à l'étranger que dans leur propre pays".


Dans La Voix du Nord, Hervé Favre n'a aucun doute : "si les Européens pouvaient élire le président des Etats-Unis, il n'y aurait guère de suspense sur le nom du prochain locataire de la Maison- Blanche".


Mais les éditorialistes restent pragmatiques, tel Hervé Cannet du quottidien régional français « La Nouvelle République du Centre-ouest » qui juge que "ce n'est pas l'Europe qui votera en novembre".


D'aucuns journalistes observent "l'espérance" dont le démocrate est porteur en Europe. Parmi eux Rémi Godeau du quotidien « L'Est Républicain » qui pense que "l'Obamania fait des ravages".


Pierre Fréhel du Républicain Lorrain juge qu'on "ne peut oublier à Paris que c'est à Berlin (...) que le candidat démocrate à la Maison-Blanche a choisi de prononcer son grand discours européen", et de s'interroger : "l'équipe Obama a-t-elle simplement tiré les conclusions de la prédominance de l'Allemagne sur le Vieux continent et de l'affaiblissement relatif de la France ?"

Frank de Bondt va plus loin. Dans Sud-Ouest, il affirme que "la France ferait bien de s'inquiéter de la différence de traitement accordée par l'équipe Obama à Berlin, étape privilégiée du voyage en Europe, et à Paris, où l'impressionnante caravane n'a fait que passer en route pour Londres."

Enfin, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Olivier Picard doute qu'Obama, malgré son succès ici, ait la fibre pro-européenne. "Quand il parle enfin aux Européens, c'est pour leur demander leur soutien", regrette-t-il.

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Samedi 26 Juillet 2008

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