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Balade dans les nuages


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Doug L. Hoffman
Mercredi 14 Septembre 2011

Balade dans les nuages


      Puisque le Soleil alimente le système climatique de la Terre et fournit de l’énergie à toute vie sur notre planète, il ne devrait aucunement surprendre que des fluctuations de l'activité solaire puissent affecter les conditions climatiques. Comme l’insolation totale ne varie que très peu, les climatologues ont négligé le rôle de notre étoile variable dans le changement climatique. À la fin du 20ème siècle, Heinrich Svensmark, de l'Institut de recherche spatiale du Danemark, et Eigil Friis-Christensen, ont avancé la possibilité que l’activité solaire, en modifiant la couverture nuageuse de basse altitude, soit un facteur déterminant du climat. Comme il fallait s’y attendre, cette idée a été dénigrée par le courant principal de la climatologie, car elle minorerait l'importance des gaz à effet de serre, en particulier du gaz carbonique, le démon favori du GIEC. Aujourd’hui, après plusieurs années d'expérimentation au CERN, les résultats préliminaires sont tombés, et il semble que Svensmark et Friis-Christensen avaient après tout raison.


      L'idée que l’activité solaire ralentie puisse être l’origine du rafraîchissement climatique de la Terre peut ne pas sembler tirée par les cheveux, mais le mécanisme responsable du refroidissement, l’accroissement du rayonnement cosmique frappant l'atmosphère terrestre, peut avoir l’air paradoxal. Les scientifiques savent depuis un siècle que des particules chargées venant de l'espace bombardent constamment la Terre. Provenant des étoiles et galaxies lointaines, ces rayons cosmiques frappent l’atmosphère de notre planète où ils peuvent ioniser les composés volatils. Cela provoque la condensation de gouttelettes en suspension, d’aérosols, qui fournissent des germes autour desquels peuvent se former les nuages. Ce sont les nuages formés à basse altitude qui refroidissent la Terre, et leur formation est contrôlée par les rayons cosmiques. Au bout du compte, le rayonnement cosmique est régulé par le Soleil. Voici comment nous avions décrit cette révélation dans le chapitre 11 de The Resilient Earth.

      Le principal défenseur de l’induction des formations nuageuses de basse altitude par le rayonnement cosmique, est le physicien danois Henrik Svensmark, de l'Institut de recherche spatiale du Danemark. En 1997, Svensmark et Eigil Friis-Christensen ont signalé leur découverte dans un document décisif : « Variation of Cosmic Ray Flux and Global Cloud Coverage — a Missing Link in Solar-Climate Relationships » [Variation du flux de rayons cosmiques et de la couverture nuageuse mondiale – un chaînon manquant dans les relations entre énergie solaire et climat]. Dans ce document, ils décrivent comment la création d’ions dans la troposphère par les rayons cosmiques peut fournir un mécanisme de formation des nuages. Et, puisque le niveau du rayonnement cosmique est contrôlé par le cycle solaire, ils ont suggéré qu’en modifiant la couverture nuageuse de basse altitude, le Soleil est le facteur déterminant de la variation climatique terrestre.


      Svensmark et Nigel Calder ont rédigé un excellent ouvrage, The Chilling Stars [Les étoiles glaciales], dans lequel ils décrivent la théorie et les découvertes qui ont conduit à leur formulation. Selon Svensmark : « Au lieu de voir les nuages comme la conséquence du climat, il s'agit en fait de montrer que le climat découle des nuages, car les nuages reçoivent leurs ordres des étoiles. » Pour aider à prouver leur hypothèse, une expérience a été montée dans un sous-sol du Centre spatial national danois, afin de vérifier si les rayons cosmiques peuvent entraîner la formation de nuages de basse altitude dans des conditions contrôlées.



L'héliosphère dévie les rayons cosmiques. Svensmark.


      Pour simuler les conditions atmosphériques, l'expérience SKY disposait d’une chambre à brouillard. Elle consistait à faire varier le niveau de fond de l'ionisation et les aérosols, en particulier l'acide sulfurique (H2SO4). L'expérience SKY a démontré que davantage d'ionisation implique davantage de particules de nucléation [germes de nuages, ndt]. Pour plus de détails, incluant la vidéo de Svensmark qui explique sa théorie, voir " Henrik Svensmark, l’auteur de Chilling Stars, en vidéo. »


      Il a pourtant fallu des années pour convaincre les agences européennes de financement scientifique que ce lien entre nuages et rayonnement cosmique méritait d’être étudié. En fin de compte, malgré les efforts pour réfuter le lien entre Soleil, rayons cosmiques et nuages, l’expérience CLOUD, Cosmics Leaving Outdoor Droplets [Les rayons cosmiques sèment des gouttelettes dans l’air], a été mise sur pied. Comme je l'ai signalé en 2009, les premiers résultats expérimentaux étaient attendus en 2011 et les résultats préliminaires sont là.


      Dans un article publié en ligne sur le site de Nature, le premier compte-rendu des résultats expérimentaux est en faveur d'un lien entre rayons cosmiques et formation de nuages. Cette entreprise a impliqué plus de 60 scientifiques de 17 pays. Dans « Cloud formation may be linked to cosmic rays » [La formation des nuages peut être liée aux rayons cosmiques], cette revue du courant scientifique principal a admis à contrecœur que Svensmark peut, en fait, avoir raison. L’article indique : « Les résultats, publiés aujourd'hui dans Nature1, sont préliminaires, mais ils alimentent un argument persistant depuis longtemps sur le rôle du rayonnement des étoiles lointaines dans l'altération du climat. »


      La meilleure pièce à conviction montrant la réussite de l'expérience est le graphique ci-dessous, tirée de la documentation complémentaire du rapport. Tel que le rapporte Nigel Calder sur GWPF, « Rangé à l’écart, près de la fin de la documentation complémentaire en ligne, et omis dans le document imprimé de Nature à propos de CLOUD, il montre clairement comment les rayons cosmiques favorisent la formation d'amas de molécules (« particules »), qui peuvent faire éclore et grandir les nuages dans l'atmosphère réelle. »


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      La portée de ces résultats est mise en évidence par la réception tiède, voire hostile, que le courant dominant de la communauté climatologique leur a accordés. Du titre équivoque de l'article dans Nature, à la citation de plusieurs partisans du réchauffement dans l'article, il y avait un certain froid dans l'air. L'expérience CLOUD « ne confirme pas le lien, » soutient Mike Lockwood, un physicien spécialiste de l’espace et de l'environnement à l'université de Reading, au Royaume-Uni, qui est sceptique à propos de la relation aux rayons cosmiques.


      Dans un article intitulé bizarrement « Cloud-making: Another human effect on the climate » [Fabrication de nuages : Un autre effet de l'homme sur le climat], le New Scientist, un fervent supporter du réchauffement mondial, cite Jasper Kerkby, un physicien et chercheur principal du projet, quand il dit : « Ce fut une grosse surprise. » En 1998, quand le Dr Kirkby à décrit pour la première fois la théorie, il a suggéré que les rayons cosmiques « seront probablement capables d’expliquer quelque chose comme la moitié ou la totalité de la montée de la température terrestre [0,8°C ! ndt] que nous avons observée au cours du siècle dernier. »


      Le premier paragraphe de l'article du New Scientist est consacré d’une manière trompeuse à parler de particules organiques et à essayer d’établir un lien entre les résultats de CLOUD et l'agriculture et d’autres activités humaines. « Si c’est significatif à l'échelle mondiale, cela pourrait vouloir dire que les émissions naturelles de composés organiques sont aussi importantes dans la formation des nuages, » a déclaré Bart Verheggen du Centre de recherche sur l’énergie des Pays-Bas (voir mon article précédent sur le même sujet, « Airborne Bacteria Discredit Climate Modeling Dogma » [Les bactéries en suspension dans l’air discréditent la présentation du dogme climatique].


      Les autres réactions étaient plus en ligne avec les objectifs, si ce n’est plus prudentes. « Je pense que c'est une expérience qui vaut incroyablement le coup et qui est attendue depuis longtemps, » dit Piers Forster, un climatologue de l'université de Leeds, au Royaume-Uni, qui a étudié le lien entre rayons cosmiques et climat pour la dernière évaluation scientifique du GIEC. Mais, selon lui, pour l'instant du moins, l'expérience « soulève probablement plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. »


      Même les citations plus réservées de Nature évoquent ce que dit Kirkby, « pour le moment, cela n’indique rien en réalité sur un possible effet des rayons cosmiques sur les nuages et le climat, mais c'est une première étape très importante. » À un moment, Kirkby plus réfléchi a ajouté, « les gens sont bien trop polarisés, et à mon avis, nous avons en ce moment une mauvaise compréhension dans d'immenses domaines importants. »


      Pourtant, rien dans tout cela n’est capable de déprécier les résultats expérimentaux. Pour citer le résumé du vrai article, « Nous constatons que le mélange d'ammoniac atmosphérique pertinents à des proportions volumiques de 100 parties par billion, ou moins, augmente le taux de nucléation des particules d'acide sulfurique de plus de 100 à 1000 fois. » Pour des résultats expérimentaux, une augmentation de 1000 fois du taux de nucléation paraît statistiquement être bien en dehors des interférences.


      « Il y a naturellement beaucoup de choses à explorer, mais je pense que l'hypothèse des rayons cosmiques faisant éclore les nuages converge avec la réalité, » dit modestement de ce rapport Henrik Svensmark. Pour sa part, Kirkby espère par la suite répondre à la question des rayons cosmiques. Dans les prochaines années, dit-il, son groupe a le projet d’expériences avec des particules plus grosses dans la chambre, et ils espèrent finir par générer des nuages artificiels pour l'étude. « La série de mesures que nous devrons faire prendra au moins cinq ans, » dit-il. « Mais à la fin de celle-ci, nous voudrons régler cela d'une manière ou d’une autre. »


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Manière dont les rayons cosmiques aident la formation de noyaux favorisant la formation de nuages. CERN.
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      Indubitablement, La science avancera lentement et en fin de compte confirmera ou rejettera la théorie de Svensmark – c’est ainsi que marche la science. Que ce soit un exemple pour ceux qui refusent de voir la science comme une lutte, avec des défenseurs de théories concurrentes s’attaquant mutuellement. Les diabolisateurs du gaz carbonique qui font la propagande du réchauffement ont essayé d’étouffer cette théorie dans son berceau, affirmant que la réalisation d’expériences comme SKY et CLOUD étaient juste du gaspillage de temps et d'argent. Ils préféreraient rester dans leur situation confortable, leurs délires étayés par des modèles informatiques de leur propre invention, sans besoin de toute cette expérimentation fastidieuse. Heureusement, des esprits plus curieux ont eu l’avantage.


      De nombreux scientifiques pensent que les atteintes au dogme de la climatologie attaquent l’ensemble de la science, mais ce n'est pas vrai. Ce genre de scepticisme est ce qui fait progresser la science, et la croyance aveugle envers les théories actuelles est incompatible avec l'avancement de la compréhension humaine. Comme de plus en plus de défauts étaient découverts dans la théorie du réchauffement climatique d'origine anthropique, de vrais scientifiques ont commencé à chercher ailleurs, autour du Soleil, des étoiles et des nuages, les véritables mécanismes de l’évolution du climat.


      Faites attention de ne pas vous faire écraser en traversant la rue, profitez de la période interglaciaire et restez sceptique.



Original : theresilientearth.com/?q=content/walk-clouds
Traduction copyleft de Pétrus Lombard




Mercredi 14 Septembre 2011


Commentaires

1.Posté par Bibi le 17/09/2011 11:48 | Alerter
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Et les nuages cultivés par les avions dans tout cela ?

Voir www.eauseccours.com

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