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International

Bachar Assad fustige la guerre des nerfs américaine




Bachar Assad fustige la guerre des nerfs américaine
6 septembre 2007. Une zone désertique près des frontières syriennes avec la Turquie. Des chasseurs israéliens qui entrent délibérément dans le ciel syrien et larguent leurs bombes. Et maintenant après sept mois, la Maison Blanche vend littéralement la mèche, pour en faire une campagne des nerfs anti-Damas, annonçant, dans un grand tapage médiatique bien orchestré, comment les appareils israéliens auraient visé un centre nucléaire en Syrie. « Est-ce logique ? Un site nucléaire dépourvu de protection sol-air ? Un site nucléaire exposé aux satellites au beau milieu du désert du centre de la Syrie ? », a argué le président syrien Bachar Assad en réaction à de telles allégations. En fait serait-il sage que Damas construise un site nucléaire dans un milieu perdu du désert, dans un no man's land, laissé à lui-même sans protection ni système de défense sol-air, exposé aux satellites espions des Etats-Unis ? , pourrait s'interroger tout esprit lucide. Sept mois auparavant, le régime sioniste, enlisé dans le cloaque d'une crise sans précédente, a cherché une échappatoire dans un nouvel aventurisme, qui cette fois-ci visait la Syrie, pour ainsi relooker une armée à son plus bas niveau de moral, rentrant tout bredouille de son autre aventurisme qui avait eu lieu dans le pays du Cèdre, une guerre de 33 jours, l'entachant d'un échec cuisant, lui brisant un mythe d'invincibilité. Et maintenant, Washington qui n'a pas eu de succès dans sa politique d'isolement de Damas, ni dans ses tentatives de faire pression sur le gouvernement syrien, rouvre un dossier clos, dans le cadre d'une politique à double face d'interaction et de pression. Il appelle d'une part les autorités de haut rang de la Syrie à un dialogue direct avec le régime sioniste et de l'autre, il lance au travers de l'offensive israélienne contre le territoire syrien, une guerre des nerfs. La politique de la carotte et du bâton de Washington s'est heurtée à la réaction vigilante du président Assad, demandant aux responsables du régime par laquelle autorisation internationale, ils se sont permis d'agresser le territoire syrien ? Et pourquoi les Etats-Unis, fermant les yeux sur cet acte d'agression, se permettent de demander des explications à la Syrie, en tant que membre du TNP ? Une telle attitude a même suscité la colère de l'AIEA rappelant que c'était à elle de demander des explications à Damas. D'autant que le régime sioniste, sans aucune supervision internationale, prolifère, sans la moindre inquiétude, il y a de longues années sous la couverture généreuse des Etats-Unis, d'armes nucléaires. La guerre des nerfs anti-Damas de Washington ne serait-il donc pas, à quelques mois de l'expiration du mandat de Bush, un geste démagogique pour détourner l'opinion publique de la politique anarchique américaine au Moyen-Orient ?

Lundi 28 Avril 2008

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