Palestine occupée

BENJAMIN NETANYAHOU


Petit-fils d'un rabbin lituanien émigré en Palestine en 1920, Benjamin Netanyahou est né à Tel-Aviv en 1949. Son père, Bension Netanyahou, fut un théoricien du "révisionnisme sioniste" et secrétaire de Zeev Jabotinski, idéologue de l'ultra-nationalisme juif. Il est fort marqué par la mort de son frère Jonathan lors du raid d'un commando israélien pour libérer les otages d'un avion détourné sur Entebbe par un groupe de terroristes allemands et palestiniens (1976).


Jeudi 15 Septembre 2005

Son éducation s'est faite aux Etats-Unis où sa famille s'installe dès le début des années 60. Etudiant en architecture et en administration des affaires au Massachusetts Institute of Technology, il travaille ensuite au Boston Consulting Group jusqu'en 1978. Il a à la fois les nationalités américaine et israélienne.

En 1982, il est nommé chef de mission adjoint à l'ambassade d'Israël à Washington; puis, de 1984 à 1988, représentant d'Israël aux Nations-unies.

Sa carrière politique en Israël, débute en 1988 lorsqu'il est élu à la Knesset sur la liste Likoud. Il est alors choisi comme vice-ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement d'union nationale Travailliste/Likoud. En 1991, il fait partie de la délégation israélienne à la Conférence de Madrid. Considéré comme "faucon", il est politiquement proche d'Yitzhak Shamir, dans le cabinet duquel il a travaillé par le passé (1991-1992), et devient président du Likoud en mars 1993 avant d'être élu Premier ministre (lors de la première élection directe pour cette fonction) le 29 mai 1996. Les modifications législatives intervenues en Israël donnent dorénavant au Premier ministre des prérogatives quasi-présidentielles et il faut une majorité des 2/3 de la Knesset pour le renverser. Lorsque cette loi a été adoptée, Netanyahou fut le seul membre du Likoud à avoir voté en sa faveur

Benjamin Netanyahou, dont la carrière politique a été financée par l'aile la plus conservatrice du lobby pro-israélien aux Etats-Unis, est en principe totalement opposé aux Accords d'Oslo. Pourtant, pendant la période où il fut Premier ministre, il les considéra comme un "fait accompli" et se déclara prêt à honorer les engagements pris. Il refusait cependant de négocier le statut de Jérusalem - négociation pourtant prévue par la Déclaration de Principes (Accord d'Oslo) - et exclait la création d'un Etat palestinien qu'il voit comme "un cheval de Troie" destiné à détruire Israël (cfr son livre "Une place au soleil"). Partisan du Grand Israël, il veut un contrôle permanent sur la "Judée-Samarie" (Cisjordanie) -"mur protecteur" contre ses voisins arabes - et l'établissement de nouvelles colonies israéliennes dans cette zone. Pour lui, "à Oslo, l'OLP a reçu la preuve que le terrorisme rapporte vraiment" et "la suite de l'application des accords d'Oslo produit l'encerclement d'Israël par une ceinture de bases terroristes". Il serait tout au plus prêt à accepter une forme d'autonomie pour les Palestiniens telle que déjà existante dans le cadre de l'Accord Interimaire (Accord de Taba ou Oslo II), position qui hypothèque dangereusement l'avenir du processus de paix.

Lors des élections de mai 1999, Benjamin Netanyahou perdit son poste de Premier Ministre au profit d'Ehoud Barak. Suite à cette défaite, il démissionna de la direction du Likoud. Mais, en février 2001, son succésseur à la tête du Likoud, Ariel Sharon devint Premier ministre après avoir battu Ehoud Barak. Depuis, M. Netanyahou prépare dans les coulisses son retour sur la scène politique. La majorité des membres et des cadres du Likoud lui sont majoritairement acquis.

En 2002, il entre dans le cabinet d'Ariel Sharon et y remplace Shimon Pérès comme ministre des Affaires étrangères. Il devient ensuite ministre de l'Economie, ministère qu'il conserve en 2005 dans le 2e gouvernement d'Ariel Sharon.

Sources : MEDEA

Posté par Adriana Evangelizt



Mercredi 21 Septembre 2005


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