Conflits et guerres actuelles

Aveu d’échec


Quand la reconnaissance de la puissance de «l’ennemi» émane de son adversaire, il n’y a aucune raison d´en douter. C’est le cas de ces parachutistes de l’armée israélienne de retour du front, qui reconnaissent que les résistants du Hezbollah, contrairement à ce qu’on laisse entendre, sont loin d’être des terroristes, mais bel et bien des «combattants».


Farid@evhr.net
Dimanche 30 Juillet 2006

Quand la reconnaissance de la puissance de «l’ennemi» émane de son adversaire, il n’y a aucune raison d´en douter. C’est le cas de ces parachutistes de l’armée israélienne de retour du front, qui reconnaissent que les résistants du Hezbollah, contrairement à ce qu’on laisse entendre, sont loin d’être des terroristes, mais bel et bien des «combattants».
C’est d’ailleurs le terme utilisé par l’un des militaires israéliens. Un aveu qui cache mal le malaise qui s’est emparé de la machine de guerre israélienne qui mène une guerre disproportionnée contre un ennemi invisible. A travers ce revirement de la situation, c’est tout le gouvernement israélien qui prend un coup. Comme eux, des centaines de militaires rentrés du Liban-Sud ont appris à ne plus sous-estimer cet ennemi. Il ont, aussi, vérifié sur le terrain que leurs adversaires, présentés par leurs généraux comme des «milices», sont aussi organisés qu’une armée régulière. L’Etat hébreu qui craint par ailleurs l’autre guerre-celle des images- qui montrent leur autre défaite, parce que leurs cibles sont en majorité civiles, tente vainement de dissimuler le moral de leur armée. On ne parle ni de la psychose qui ronge la population israélienne, retranchée dans les bunkers, et encore moins des pertes humaines et matérielles.
Pour certains experts, contrairement aux déclarations officielles israéliennes, le nombre de soldats de Tsahal tués depuis le début du conflit est de quelques dizaines. D’ailleurs, le retrait depuis vendredi dernier des troupes de Tsahal de Bint Jbeil dénote son enlisement dans un conflit, dont ils ne détiennent pas tous les «secrets». Israël, qui nous avait habitués à des opérations militaires furtives, ne peut donc plus s’extraire d’un bourbier dans lequel il s’est engagé, sous prétexte de la libération des deux soldats israéliens enlevés. Il est clair que dix-huit jours depuis le début de la guerre, car c’en est une, la résistance semble tenir tête à l’une des plus puissantes armées du monde. Le Hezbollah a même démontré au fil des jours sa capacité à tenir tête à l’armada militaire israélienne, qui jouit du soutien militaire et diplomatique des Etats-Unis. «Ils savent ce qu’ils font et c’est dur», témoigne un parachutiste israélien, qui paraît impressionné par la détermination des combattants du Hezbollah. «Nous ne les voyons pas. Ils se cachent dans les maisons», ajoute cet autre militaire israélien. Un aveu d’échec et une reconnaissance de la justesse de la cause défendue par le Hezbollah.


L'Expression -Algerie-
L'Expressiondz.com
Arezki LOUNI









Lundi 31 Juillet 2006

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