Economie

Automobile : L’UE part en guerre contre le « protectionnisme » français



Mardi 17 Février 2009

Automobile : L’UE part en guerre contre le « protectionnisme » français
Sommé de s’expliquer à Bruxelles sur les mesures françaises en faveur de son secteur automobile, François Fillon a déclaré que « le plan français en faveur de l’automobile n’est pas un plan protectionniste et cette accusation ne résistera pas à un examen des faits ».

Car, selon le premier ministre, « la France n’impose aucune condition à ses constructeurs concernant leurs investissements dans l’Union ». « Mais elle leur demande de ne pas fermer de site d’assemblage sur le territoire national car les citoyens ne comprendraient pas que l’Etat prête 6 milliards d’euros à un constructeur qui annoncerait de telles fermetures », a-t-il dit tout en ajoutant qu’il « n’existe pas d’autre industrie automobile en Europe qui ait autant déployé sa production sur le territoire d’autres Etats membres, que ce soit en Tchéquie, en Slovaquie, en Espagne, au Portugal ou en Grande Bretagne. »

Si José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne estime que son institution « devait s’assurer que le plan français n’aurait pas d’effets collatéraux négatifs sur d’autres Etats membres », la commissaire chargée de la concurrence Neelie Kroes a déclaré que le plan d’aide à Renault et PSA « était le plus bel exemple de rhétorique protectionniste » et que la Commission doit « donner un signal clair que nous ne tolérerons pas les aides d’Etat liées à des comportements protectionnistes ».

Le quotidien Les Echos signale que l’incompréhension entre Paris et Bruxelles s’accroît de jour en jour. En effet, Paris constate tout simplement l’absence pur et simple d’une initiative européenne sur le sujet et Fillon a admis que la France aurait « préféré une solution européenne pour soutenir notre industrie automobile car il n’est pas sain d’avoir des plans nationaux très différents ».

Barroso, pour sa part, ne pouvait que se déclarer d’accord tout en constatant que « cela n’a pas été possible car il aurait fallu que tous les Etats membres soient d’accord ». Le président de la Commission européenne semble également découvrir que « la Commission, elle, ne dispose pas de crédits ».

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Mardi 17 Février 2009


Commentaires

1.Posté par ciborg le 17/02/2009 14:05 | Alerter
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la commissaéire chargée de la concurrence Neelie Kroes est elle meme actionaire de l'importante multinationale americaine LOOKHED MARTIN.Et peut etre aussi dans d' autres secteurs qui sait ???
Bien sur qu'elle travaille contre l'europe et pas deulement contre la france. Elle appui par ailleurs les plan de la maison blanche pour sauver l' industrie automobile americaine et c'est là qu'elle est aussi actionnaire???
L'europe et ses commissions c'est comme l' auberge espagnole.Les USA font du protectionnisme depuis toujours, et malgres cà ils connaissent la recession. Bien sur, on vise maintenant l'economie et la monnaie europeenne, c' est le seul rempart a la crise,on a l'impression qu' on veut que l' europe coule pour que le dollar
revient poluer les economies et continuer son desastre planetaire. L'italie ou l' allemagne vont aussi reagir ,ils ne laisseront pas non plus couler leur joyeau industriel et c'est normal si il n'y a pas de plan d'ensemble.

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