Politique Nationale/Internationale

Aucun des deux candidats à la présidentielle française n'arrange la Russie



Zalina Tsopanova
Lundi 23 Avril 2007




RIA Novosti, Zalina Tsopanova. Que ce soit Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy qui remporte l'élection présidentielle en France, aucun de ces deux candidats n'arrange la Russie, estime Alexandre Konovalov, directeur de l'Institut d'analyse et d'études stratégiques.



Le politologue a confié lundi, dans une interview accordée à RIA Novosti : "Je ne pense pas qu'il y ait une différence fondamentale pour les relations entre la France et la Russie si c'est le chef de file du parti au pouvoir ou la représentante des socialistes qui l'emporte. Les uns comme les autres ne sont pas, de la même façon, des partenaires très confortables pour nous, et du point de vue des droits de l'homme et du point de vue de tout ce que l'on exige généralement de nous, à l'heure actuelle en Occident."



A l'issue du scrutin de dimanche, ce sont Nicolas Sarkozy pour le parti conservateur de droite Union pour un Mouvement Populaire et Ségolène Royal, la représentante du Parti Socialiste (opposition), qui se sont qualifiés pour le second tour. Selon les premiers résultats officiels, après dépouillement de 100 % des bulletins de vote, Nicolas Sarkozy recueille 31,11 % des suffrages et Ségolène Royal 25,84 %.



Selon le politologue, la principale interrogation, aujourd'hui, porte sur le choix des électeurs qui, au premier tour, ont voté pour un candidat autre que Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal. "Car les partisans de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy ont déjà voté pour eux et leur vote sera à peu près le même au second tour", explique Alexandre Konovalov. Selon lui, ce sont ceux-là qui détermineront le vainqueur.



"Le centriste démocrate Bayrou n'a pas encore déclaré pour qui il appellerait à voter au second tour, a noté le politologue. Par contre, plusieurs représentants des partis de gauche, à commencer par les communistes, ont déjà appelé leurs électeurs à donner leur voix à Ségolène Royal. C'est pourquoi le point d'interrogation demeure."



"La question la plus grave et la plus difficile pour la politique intérieure française, c'est le rapport à la population d'origine étrangère, souligne le politologue. A dire vrai, elle n'est pas tout à fait d'origine étrangère dans la mesure où de nombreux Français d'origine non française vivent en France depuis maintenant plusieurs générations. Le problème de l'intégration à la société française de ceux qui ont immigré en France est très sérieux. Une autre approche des litiges ethnico- nationaux est indispensable depuis longtemps maintenant. C'est pourquoi celui des candidats qui, de l'avis des Français, sera capable de gérer la situation, pourra mériter les honneurs du fauteuil présidentiel."


Lundi 23 Avril 2007

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