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Au Pakistan, Musharraf est dans une position délicate


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Lundi 25 Février 2008

Au Pakistan, Musharraf est dans une position délicate
Le Président pakistanais, Pervez Musharraf doit, désormais, ‎relever de nombreux défis après le double scrutin législatif et ‎provincial, dont les principaux vainqueurs, le PPP et la Ligue ‎musulmane de Nawaz Sharif avaient réclamé, même avant les ‎élections, le départ du Président de la République. Le grand favori ‎pour le poste du Premier ministre, Makhdoom Fahim du PPP, parti ‎du peuple pakistanais ne juge pas nécessaire une motion immédiate ‎contre le Président de la République, mais, cela ne signifie pas que ‎les grands gagnants des élections veulent abandonner la politique ‎de la mise à l'écart de Pervez Musharraf. Dans son communiqué, le ‎Parti du peuple pakistanais préconise la mise en place des ‎mécanismes et des moyens en vue de réduire le pouvoir et les ‎prérogatives du Président de la République, notamment celle de ‎dissoudre le parlement, thème qui a été évoqué, également, lors ‎d'une réunion commune entre le PPP et la Ligue musulmane de ‎Nawaz Sharrif, qui, elle, réclame, aussi, le retour des magistrats et ‎du Président de la Cour suprême, évincés par le Président ‎Musharraf. En 1999, Musharraf a dissout le Parlement et renforcé ‎de plus en plus son poids sur la scène politique du pays. A noter ‎que le droit à la dissolution du Parlement par le Président de la ‎République a été inclus dans la Constitution sous la Présidence de ‎Zia ol-Hagh. Mais, pour le moment, les partis vainqueurs des ‎élections cherchent à réduire les prérogatives du Président et à ‎élargir celles du Premier ministre, autrement dit, donner un statut ‎symbolique au poste du Président de la République. Ceci dit, les ‎pays occidentaux, y compris les Etats-Unis et la Grande Bretagne, ‎souhaitent, toujours, maintenir au pouvoir Pervez Musharraf. C'est ‎la raison pour laquelle, Washington et Londres ont mis en garde ‎contre la tentative des vainqueurs des élections de vouloir faire ‎tomber la tête du Président. Cela étant, Pervez Musharraf, ‎désormais en minorité au Parlement, ne jouit plus comme par le ‎passé du soutien de l'armée. Le signe manifeste en est que le chef ‎de l'armée, le général Kiani a ordonné, la semaine dernière, aux ‎officiers de se retirer des institutions non étatiques. En effet, le ‎général Kiani cherche à redorer le blason de l'armée chez le ‎peuple, une armée dont le rôle pour le renforcement de la ‎souveraineté nationale a été édulcoré par son implication dans les ‎tiraillements et les tractations politiques. En effet, le soutien de ‎l'armée et de l'ISI à chacun des partis politiques s'avère ‎préjudiciable pour les autres groupes politiques. Autrement dit, le ‎rôle politique de l'armée est, tellement, important et immense que ‎la survie ou pas du parti au pouvoir dépend du soutien des ‎militaires. Pour le moment, le Président Musharraf ne pourrait ‎essayer d'attiser les divergences entre les deux principaux partis ‎vainqueurs et d'ailleurs rivaux, des élections, mais cette tâche ‎s'annonce difficile pour ne pas dire impossible, compte tenue des ‎expériences acquises, dans le passé, par ces deux partis

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