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Assad à Paris ce week-end pour l’Union pour la Méditerranée et le défilé du 14 juillet


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Samedi 12 Juillet 2008

La France se transforme ce week-end en carrefour diplomatique de l’Europe et du Proche-Orient, avec une rencontre controversée samedi entre le Syrien Bachar al-Assad et Nicolas Sarkozy suivie le lendemain du sommet lançant "l’Union pour la Méditerranée", avec plus de 40 dirigeants.

Bachar al-Assad assistera au défilé du 14 juillet à Paris, au lendemain du lancement de l’Union pour la Méditerranée, a-t-on appris vendredi auprès de l’Elysée. Le chef de l’Etat syrien, qui s’entretiendra avec le président Nicolas Sarkozy samedi après-midi à l’Elysée, avait été invité, comme tous les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne et des pays riverains de la Méditerranée présents à Paris dimanche, à assister aux cérémonies officielles du 14 juillet.

L’éventualité de sa présence lors de la fête nationale a été vivement critiquée, notamment à gauche. Moment particulièrement attendu, l’entretien entre les présidents syrien et français au palais de l’Elysée doit consacrer la normalisation des relations entre Paris et Damas, gelées par la France après l’assassinat en 2005 de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Damas effectue ainsi son retour sur la scène diplomatique, malgré les protestations d’opposants au régime et de défenseurs des droits de l’Homme, après sa mise en quarantaine par les Occidentaux.

Paris dit vouloir "encourager" l’évolution de Damas après le déblocage de la situation au Liban marqué par l’élection du président Michel Sleimane. La France a expliqué qu’on ne "peut pas travailler qu’avec des démocrates" et qu’il fallait "encourager" ceux qui peuvent contribuer à la paix. Dimanche, lors du sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), l’énigmatique président syrien se retrouvera assis autour de la même table que le Premier ministre israélien Ehud Olmert, mais toutefois à distance.

Si un entretien n’est pas à l’ordre du jour, tout le monde guettera une éventuelle poignée de main entre les dirigeants de deux pays formellement en état de guerre depuis 1948. En marge du sommet, M. Assad doit aussi rencontrer son homologue libanais. M. Olmert et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se retrouveront également pour un entretien, alors que les Palestiniens menacent de suspendre les pourparlers de paix avec l’Etat hébreu en raison de la poursuite de la colonisation.

Un invité de marque boudera le rendez-vous : Mouammar Kadhafi, pour qui l’UPM est une machination destinée à replacer les Arabes sous la coupe des Européens. Le dirigeant libyen avait été reçu en grande pompe à Paris en décembre par M. Sarkozy.

Ce sommet, coprésidé par M. Sarkozy et le président égyptien Hosni Moubarak, se tiendra sous haute surveillance policière au Grand Palais et ne durera que trois heures dimanche après-midi.

Il donnera naissance à une Union d’au moins 43 membres regroupant quelque 765 millions de personnes : les 27 de l’UE, dix pays du sud -Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie et Turquie- et l’Autorité palestinienne, ainsi que l’Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco.

Pour M. Sarkozy, qui estime que "l’avenir de l’Europe est au Sud", ce partenariat doit permettre de gagner le combat contre le "terrorisme, l’intégrisme, le fondamentalisme". Les responsables français expliquent que l’UPM permettra de faire travailler ensemble Européens, pays arabes et Israël autour de projets concrets de coopération comme la dépollution, l’énergie solaire ou la sécurité civile.

En revanche, la "partie politique" de la déclaration de l’UPM qui sera adoptée dimanche devrait être "la moins politique possible", notamment sur le processus de paix au Proche Orient, a reconnu un diplomate.

La naissance de l’UPM, projet phare de M. Sarkozy, a été laborieuse et de nombreux doutes persistent sur son avenir. La chancelière allemande Angela Merkel a refusé tout net le projet initial du président français, limité aux seuls pays du pourtour méditerranéen. Elle a obtenu que l’UPM intègre les 27 de l’UE et se place dans la continuité du "processus de Barcelone" enclenché en 1995.

Même si elle y participe, la Turquie s’inquiète quant à elle d’un projet pouvant apparaître comme un moyen de contourner son adhésion à l’UE, que refuse M. Sarkozy. Le sommet remettra sans doute à plus tard des questions épineuses sur le fonctionnement de l’UPM, notamment la taille et le siège de son secrétariat général que se disputent Rabat et Tunis, mais aussi Barcelone ou La Valette.

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Samedi 12 Juillet 2008


Commentaires

1.Posté par fadel le 12/07/2008 12:31 | Alerter
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Ce que j'ai toujour dit,le but est d'évincer la turquie de l'adhesion au club des chretiens qu'est l'union européen et la reconaissance politique par les regimes pourrris arabes de l'etat sioniste ainsi que la main mise sur les richesses d'hidrocarbures du sud et enfin ces regimes du sud doivent combattre l'immigration clandestine à la place de leur maitre du nord.BRAVO sarko le facho tu as trouvé la parade avec ces tyrans debiles.

2.Posté par fadel le 12/07/2008 23:19 | Alerter
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Ce projet est voué à l'echec pour la simple raison,que ces tyrans du sud n'ont aucune legitimité pour signer quoi que se soit.Une fois qu'ils seront évincer du pouvoir et que la legitimité reviendra aux peuples du sud tout ces accords seront nuls.La grande question est .Est -ce que les pays du nord veulent l'emancipation des peuples du sud?A mon avis non,ce n'est pas dans leur interet.

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