Politique Nationale/Internationale

Asie du Sud-Ouest : initiatives de la Russie et de la Turquie pour la paix



Samedi 3 Mai 2008

Asie du Sud-Ouest : initiatives de la Russie et de la Turquie pour la paix
Depuis la tournée de Jimmy Carter, des initiatives fortes ont été lancées par la Russie et la Turquie en Asie du Sud-Ouest dans le but d’empêcher que l’administration Bush/Cheney, agissant pour le compte de la faction impériale anglo-américaine, ne provoque une nouvelle guerre dans la région avant de quitter la Maison Blanche.

Du côté russe, la visite de Valentin Sobolev, Secrétaire général du Conseil national de sécurité russe, à Téhéran, le 27 avril, revêt une grande importance. Ce voyage a rempli deux objectifs : éliminer les obstacles à la poursuite de la construction de la centrale nucléaire civile de Busher, mais surtout, appuyer l’initiative de paix globale que Téhéran s’apprête à lancer. Sur le premier point, suite à une rencontre avec Valentin Sobolev, le président de l’Organisation de l’énergie nucléaire iranienne, Golyam Reza Agazadeh, a déclaré que les discussions, « très constructives et positives », avaient porté sur l’achèvement de la centrale qui devrait avoir lieu « dans les délais définis par l’accord ». Le dernier blocage en date, qualifié par les Russes de « politique », est survenu quand l’Azerbaïdjan a refusé le passage de ses frontières à du matériel russe d’isolation pour les turbines, destiné à la centrale iranienne. Sobolev a aussi rencontré son homologue iranien, Saïd Jalili, qui a déclaré que l’Iran annoncerait « très prochainement », une proposition pour une « solution globale pour la paix ». Cette « grande proposition » serait présentée par la Russie aux 5 permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne, pour contrer les nouvelles tentatives de guerre.

Du côté turc, la médiation israélo-syrienne entreprise par le Premier ministre, Tayyip Recep Erdogan, arrive à point nommé pour empêcher une explosion dans la région. Au cours d’une visite à Téhéran, le week-end du 26 avril, le Premier ministre turc a rencontré le président syrien Bachar el Assad dans le cadre d’une médiation qui envisagerait, du côté israélien, la restitution du Golan à la Syrie, et du côté syrien, des garanties de sécurité pour Israël sur sa frontière avec le Liban. Suite à cette première rencontre, un émissaire du Premier ministre turc doit « briefer » le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, sur le résultat des entretiens. Selon le journal israélien Ha’aretz, qui cite des sources proches d’Olmert, bien que les Etats-Unis ne participent pas aux pourparlers, Israël est prêt à agir du moment que les Etats-Unis disent qu’il ne s’opposent pas aux pourparlers. « Le but de l’action turque est de permettre aux pourparlers de commencer. (…) Jusqu’ici il n’y a pas de négociations à proprement parler ». Olmert a appelé à des négociations directes qui démarreraient immédiatement, sans arbitres ni conditions, mais Assad exige que les pourparlers soient arbitrés par les Etats-Unis et qu’Israël fasse une déclaration préalable indiquant qu’il est prêt à rendre le Golan. Ce sont ces positions qu’Erdogan tentera de concilier. A la fureur de chef du Likoud, Benjamin Netanyahou, qui tire déjà à boulets rouges contre Olmert, l’accusant d’agir « de façon irresponsable et en amateur ».

Pour sa part, Lyndon LaRouche a salué ces initiatives des deux puissances eurasiatiques, rappelant la collaboration fructueuse entre Lénine et la Russie qui leur avait permis de s’entendre sur leur frontière commune, à l’insu de l’Empire britannique et de sa politique de Sykes/Picot. Bien que ce soit l’administration Bush/Cheney qui tente d’organiser une nouvelle guerre, pour LaRouche, les Russes savent qu’une fois de plus, comme à cette époque, c’est la faction impériale britannique qui mène la danse.

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Samedi 3 Mai 2008

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