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Arrestations préventives et violences policières


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Coups, menaces sexuelles, arrestations préventives. La police de Bruxelles a montré le meilleur d'elle même. Nous relayons ici les questions d'une parlementaire à la ministre, questions qui éclairent le comportement des "pandores". Un avant goût de la société de demain?


T Henrard
Lundi 11 Octobre 2010

"Dérapages" lors de l’Euro manif et du No Border Camp à Bruxelles

Arrestations préventives et violences policières
Questions de Mme Zoé Genot à la ministre de l’Intérieur sur "les
arrestations préventives en marge des manifestations"

Madame la ministre, j’avoue avoir été choquée par les témoignages
recueillis au sujet de la gestion policière des manifestations de la semaine
dernière. Tout d’abord, un policier a expliqué que les forces de l’ordre
avaient clairement reçu l’instruction d’arrêter un maximum de participants
non syndicaux avant le début de la manifestation, pour éviter qu’ils ne
nuisent à son bon déroulement. Apparemment, ces instructions ont été
appliquées, puisque, par exemple, un groupe de 30 clowns a été arrêté sans
motif à la station de métro Ribaucourt, bien avant le commencement de
l’Euro-manif’. Des centaines d’autres personnes seront interpellées à
proximité de celle-ci ou Porte de Hal. La Ligue des droits de l’homme
dénonce 148 arrestations préventives. Ces manifestants ont été privés de
liberté et du droit de manifester – qui est fondamental et garanti par la
Constitution. D’autres se sont vus confisquer une banderole sous le prétexte
que le slogan n’aurait pas été conforme à l’esprit de la manifestation.
Le vendredi soir, aucune manifestation ne fut autorisée, et les attroupements
de plus de cinq personnes furent déclarés illégaux. Là aussi, les réactions
policières ont semblé complètement disproportionnées et violentes, allant
jusqu’à l’arrestation de passants solitaires ou de groupes de deux
personnes s’inquiétant de ces méthodes. Des mineurs ont été détenus
jusqu’à une heure du matin en compagnie d’adultes. Des jeunes ont même
été arrêtés vers une heure du matin devant le Palais de Justice. Des
policiers leur ont dit qu’ils cherchaient des anarchistes. Bien qu’ils aient
accepté de montrer leurs pièces d’identité et de se laisser fouiller, ils
ont été arrêtés, là encore sans motif ni explication. Ils ont été
relâchés, abasourdis, vers 06.30 heures, après une longue nuit en cellule,
sans accès aux toilettes ou à de l’eau.
De plus, l’attitude policière a manifestement dépassé toutes les limites.
Les agents ont estimé avoir le droit d’insulter les personnes interpellées
en ces termes : "sales chômeurs" et "Wallons". Qu’elles travaillent ou
soient sans emploi, ces personnes ont donc subi une discrimination sur la base
de l’état de fortune, telle que sanctionnée par la loi. Certaines
arrestations furent extrêmement violentes. Des manifestants qui se sont livrés
les mains en l’air ont été agressés, tandis que d’autres, au sol et/ou
menottés, ont été roués de coups de pied. Plusieurs enregistrements en
témoignent. Et pourtant, les policiers ont tout fait pour empêcher que ces
scènes soient filmées ou photographiées, en menaçant des journalistes. Des
films montrent cette atteinte à la liberté de la presse.
Jeudi, un premier policier masculin, au cours d’une arrestation, a baissé
le pantalon d’une manifestante. Ensuite, avec des collègues, il l’a
menacée de lui "faire sa fête", de "se la faire". C’était donc une
menace de viol. Cette attitude inacceptable a manifestement servi d’exemple,
puisque plusieurs femmes interpellées le vendredi ont été privées de leur
pantalon et copieusement menacées. Elles n’ont pu le récupérer qu’au
moment de leur libération, après avoir dû se mouvoir sous les quolibets et
les remarques sexistes des policiers masculins. Cette attitude est indigne.
La nuit de vendredi à samedi, dans les cellules d’Etterbeek, l’officier
Vandersmissen a fait le tour des cellules masculines, accompagné de collègues,
et menaçant les détenus masculins avec une matraque en leur laissant le
"choix" entre des coups et la sodomie. Plusieurs personnes ont été
traumatisées par les violences policières de ces derniers jours.
Sur la base de quels critères, des manifestants ont-ils été arrêtés
préventivement ? Trouvez-vous acceptables cette privation du droit de
manifester, les violences qui leur ont été infligées et les humiliations
sexistes ? Avez-vous commandé un rapport sur ces événements ? Quelles
sanctions seront-elles prises contre les nombreuses illégalités commises ?


Lundi 11 Octobre 2010


Commentaires

1.Posté par Maurice le 13/10/2010 22:53 | Alerter
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Dans cette vidéo un ex policier explique à quoi sert réellement la police (faire du chiffre))

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