Conflits et guerres actuelles

Armaguedon


Armaguedon
Fiction-actualité (1ère partie)
COUTTE Alain
17 mai 2003

Toute ressemblance avec des personnages ou des organisations existantes ne serait que pure coïncidence.

Il est 3h du matin ce samedi 8 mai 2010 à Jérusalem. Tout est calme et la ville dort paisiblement. Quelques rares passants, un peu éméchés, sortant de boîtes de nuit, rentrent chez eux, sans faire de bruit, surveillés par des patrouilles de soldats israéliens. Des touristes ébahis par le charme des ruelles de la ville sainte profitent des quelques heures qui leur restent avant de reprendre un avion qui les ramènera dans leur pays.

Tout d’un coup, le bruit d’un drone - l’un de ces petits avions de reconnaissance aérien qu’utilise l’armée israélienne pour espionner les Palestiniens - se rapproche et se fait progressivement entendre ; le bruit s’accroît. L’avion passe au-dessus de la ville et se dirige vers l’esplanade des mosquées. On perçoit nettement le bruit de son moteur quasi silencieux, mais on ne le détecte pas.


Mardi 17 Mai 2005

Puis, tout d’un coup, un éclair illumine la ville et moins d’une seconde après un violente explosion se fait entendre qui secoue les rues comme si un tremblement de terre venait d’avoir lieu. Des hurlements lointains inhumains se font entendre. La ville s’embrase puis s’anime. Des fenêtres s’ouvrent, une clameur s’élève au loin.


Les rares passants font désormais place à une foule de plus en plus importante qui se dirige, avec angoisse, dans la même direction. Une vision apocalyptique se dessine : le dôme de la magnifique mosquée Al-Aqsa - troisième lieu saint après La Mecque et Médine - a disparu et s’est transformé en une gigantesque boule de feu qui éclaire la ville comme en plein jour.



Une foule de Palestiniens déchaînés et armés, criant des slogans vengeurs se fait entendre et prend immédiatement à parti les civils Israéliens et les touristes. On assiste alors à des scènes d’une rare violence, comme on en a jamais vu, même depuis la seconde Intifada : un soldat israélien, entouré par quelques jeunes est sauvagement battu à mort et égorgé, sa tête étant montré au public en signe de victoire. La police et l’armée israélienne sont débordés face à cette foule spontanée en liesse qui clame le Jihad contre les sionistes, souhaitant en finir avec 150 ans d’occupation et 57 années d’existence d’Israël. Les soldats tirent dans la foule à balles réelles, faisant plusieurs dizaines de tués, ce qui ne fait que renforcer la colère des Palestiniens qui sont prêts à sa faire tuer pour leur mosquée à laquelle ils sont tant attachés.


On assiste aussi à des scènes irréelles de femmes israélienne et palestinienne pleurant dans les bras l’une de l’autre, comme si leur amitié depuis tant d’années n’était qu’une illusion en train de disparaître avec une telle tragédie.



Le Premier ministre Ariel Gaon est réveillé précipitamment par son aide de camp. Il a du mal a s’habiller tant il a grossi, mais il a conservé ses réflexes de survie d’officier bien entraîné et surtout de brute sanguinaire responsable du massacre de Sabra et Shatila. Ses gardes du corps l’emmène aussitôt dans l’un des bunkers du commandement militaire israélien ou les généraux l’attendent déjà pour un briefing sur la situation.


- Que s’est il passé, s’exclame-t-il ! Est-ce une provocation du Hamas pour provoquer une guerre civile ?


- Non, Monsieur le Premier ministre, lui répond le responsable du Shin Bet. Sans avoir encore de certitude, nous pensons qu’il s’agit des dangereux terroristes du mouvement Kach - fondé par Meir Kahane, interdit en Israël et aux Etats-Unis - mais autorisé en France avec la complicité des autorités.


- Pour quelle raison nos services de renseignement ne les ont-ils pas interceptés ?


- Nous pensons qu’ils ont, non seulement infiltré l’armée et les services de renseignement au sein desquels ils possèdent de solides appuis grâce au Parti National Religieux.


- Comment ces salauds ont-ils organisé leur coup ? hurla le Premier ministre.


- Nous pensons que l’armée leur a fourni l’un de nos drones les plus puissants qu’ils ont équipé d’une bombe GBU-28 - les fameuses « bunker buster » (casseurs de bunkers), récemment acquise auprès des américains qui nous ont consenti un prêt pour les acheter qui se transformera bientôt en don comme nous savons le faire - depuis l’une de nos bases aériennes et qu’ils l’ont téléguidé.


- M… ! La communauté internationale va désormais nous accuser et nous montrer du doigt et cette affaire risque d’enflammer le Proche et le Moyen-orient. Avez-vous retrouvé les auteurs ?


- Pas encore Arik, intervint l’un des conseillers militaire et ami intime du Premier ministre. Mais nous allons les retrouver et ils vont passer un très mauvais moment.


- Au travail ! Et soumettez-moi avant l’aube trois scénarios et stratégies possibles sur lesquels nous travaillerons. N’oubliez pas que nous venons peut-être d’entrer dans la quatrième guerre mondiale par la stupidité de quelques fanatiques illuminés.


Puis il convoqua l’ensemble des membres du gouvernement israélien dont la plupart était déjà arrivé, pour une réunion de crise.


- Nous devons déclarer officiellement qu’il s’agit d’une provocation du Hamas avec leurs drones qui sont déjà opérationnels depuis la Syrie, intervint l’un des ministres.


- Non ! renchérit un autre. Disons qu’il s’agit d’une agression iranienne et que nous avons abattu leur drone, mais que celui-ci s’est écrasé par malheur sur l’esplanade des mosquées.


- Arrêtez vos combines et magouilles politiciennes, et écoutez-moi ! lança Ariel Gaon. Compte tenu de l’ampleur de cette affaire, à l’heure qu’il est, avec Internet, le monde entier va se réveiller contre nous en ayant été alerté par l’ensemble du monde arabe et leurs puissants relais par le réseau. Nous ne pouvons plus faire un « remake » du 11 septembre, car nous sommes de plus en plus discrédités et montrés du doigt sur cette opération. Nous devons changer de tactique et faire d’une contrainte une opportunité en expliquant qu’il s’agit de fanatiques juifs que nous condamnons, arrêterons, jugerons et exécuterons.


- As-tu perdu la tête Arik ? l’interpella l’un des ministres qui aurait bien fait exploser une bombe nucléaire sur Gaza et la Cisjordanie pour trouver une solution définitive au problème palestinien. Comment peux-tu oser exécuter un Juif alors que nous avons des criminels tels que Shlomo Morel qui est directement responsable de 1.583 massacres de civils allemands à la fin de la seconde guerre mondiale, ou encore Haïm Weizman qui, en 1998, a escroqué 83 millions d’Euros aux banques françaises, donc aux contribuables, dans l’affaire du sentier avant de venir se réfugier chez nous, sans parler des trois associés de Khodorkovski - l’ex patron du géant pétrolier russe Ioukos - recherchés pour évasion fiscale alors qu’ils sont en train de bronzer sur des plages israéliennes ?


- Préférez-vous déclencher une guerre nucléaire ? les mis en garde Ariel Gaon. En tant qu’officier militaire, je suis pleinement conscient de cet acte insensé de provocation des nôtres contre la mosquée Al-Aqsa et du symbole qu’elle représente. Ils veulent nous inciter à déclencher « Armaguedon » afin d’en terminer avec les Arabes et achever le fantasme du grand Israël mythique de Ben Gourion auquel personne d’entre nous n’a jamais cru une seule seconde en son fort intérieur, pas même de cette terre qui ne nous appartient pas et que nous avons volé aux Palestiniens pour diriger le monde à partir du centre géostratégique de la planète.


- Tu es devenu fou Arik ? Comment oses-tu parler ainsi ? l’interpella un autre des ministres.


- Taisez-vous ! Si notre ennemi étaient les Arabes en 1967, ceux-ci sont désormais à l’intérieur des différentes communautés juives dans le monde et en Israël. Nous devons d’abord affronter tous ces gentils petits « yids » [Ndla : terme utilisé lors d’un entretien accordé par un officier supérieur israélien au journaliste Amos Oz, publié dans le quotidien israélien Davar du 17 décembre 1982] antisionistes qui se culpabilisent de nos atteintes contre les droits de l’homme, même si fort heureusement les organisations telles que la LIFRA (Ligue Française contre le Racisme et l’Antisémitisme) en France restent silencieuses et complaisantes à l’égard de nos violations manifestes contre les droits humains les plus fondamentaux, passant plus de temps à faire des procès aux antisionistes qu’elle re-qualifie d’antisémites, nourrissant ainsi le jeu de l’antisémitisme comme nous l’avons fait avec les Nazis durant la seconde guerre mondiale pour expulser les Juifs « assimilationnistes » vers la Palestine. Nous devons aussi faire face à ces extrémistes de la Ligue de Défense Juive que nous avons interdit ici en Israël car ce sont des racistes tout aussi dangereux que l’étaient la pire des espèces des Nazis, mais qui s’entraînent en France au sus et au vu de la population qui n’a jamais organisé une seule pétition massive pour mettre fin à leurs agissements en demandant la dissolution de cette milice. Et enfin, nous avons encore ces intellectuels qui préfèrent rester en Israël en se convertissant au christianisme pour mieux nous provoquer, écrivant des articles et des livres dans lesquels nous passons pour des monstres, ce en quoi ils n’ont pas tout à fait tort, même si leurs écrits sont qualifiés d’antisémites par ces pseudo-intellectuels français alors que nous ne les avons jamais jugé, pour preuve de notre tolérance à l’égard des journalistes parfois beaucoup trop bavards sur nos agissements.



Il aura fallu moins de deux heures à l’armée israélienne pour prendre position aux endroits stratégiques autour de Jérusalem avec ses tanks. Les chasseurs sillonnent le ciel et une dizaine d’hélicoptères de combat Apache sont en stationnement au-dessus de la foule, tirant des fusées éclairantes dans le ciel de Jérusalem, illuminé comme en plein jour et n’osant pas tirer, par crainte de blesser leurs propres troupes engagées dans un combat de rues avec une foule déchaînée qu’il fallait à tout prix maîtriser, tandis que des voix s’élevaient des haut-parleurs appelant au calme et à la raison.



Quand l’aube se leva, des centaines de cadavres jonchaient le sol et on entendait la clameur de la foule qui réclamait le démantèlement immédiat et inconditionnel d’Israël.





Alain COUTTE, dirigeant d’entreprise, est également auteur par passion et Président de l’association Euro-Minorités qui lutte contre la xénophobie, le racisme et toutes les formes d’antisémitisme.


Il est engagé dans un processus de paix dont l’objectif est le démantèlement pacifique d’Israël sur le modèle de l’Afrique du Sud.


Ses livres qui ont pour objectif de « réveiller les consciences » sont les suivants :


- Israël - Le 4° Reich,


- Hitler - La marionnette des Sionistes


- 6.000 ans de Mythes - Des patriarches aux sionistes


- Sionisme et chrétienté - L’alliance


- Arrêt maladie - L’arnaque


- Les Kurdes - Un peuple sans terre - La vérité


- USA - Mensonges d’Etat (coffret des 3 livres ci-dessous)


- Washington - Les Prédateurs


- Irak - la ruée vers l’or


- 11 septembre 2001 - Le complot


Mardi 17 Mai 2005


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