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Après l’abrogation de la directive d’Ouyahia, urgence d’une visibilité et cohérence dans la réforme globale


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Samedi 1 Août 2009

Après l’abrogation   de la directive d’Ouyahia, urgence d’une visibilité et cohérence dans la réforme globale

tel quel texte sans changement

Après l’abrogation   de la directive d’Ouyahia, urgence d’une
visibilité et cohérence dans la réforme globale
 
 Docteur  Abderramane MEBTOUL  
 
 Comme je l’annonçais  il y a  de cela  plusieurs semaines dans Alter Info (voir contribution sur ce site ) la circulaire  du premier Ministre Ouyahia était  inapplicable et devait forcément être abrogée, ce qui vient d’être fait fin juillet 2009.
 
 1.-Nous avons attiré l’attention du gouvernement et cela notamment dans les plus grands  quotidiens algériens El Khabar, Chorouk et  El Watan  et au niveau de sites internationaux  (USA- Europe  notamment au niveau d’Alter Info
)  et ce au moment ou la presse étatique  vibrait dans l’euphorie et un nationalisme  de mauvais goût ,  et dans une  correspondance  argumentée aux
plus hautes autorités du pays dont le Premier Ministre lui  même,    sur les
dangers   de la condamnation de  l’Algérie par certains opérateurs, et ne
trouvant aucun avocat sérieux  pour  défendre l’indéfendable.
 
 
  Et  cela au moment de la parution de la circulaire  d’Ouyahia  dans la mesure  où  l’on apprend  en première année de droit  aux étudiants  
qu’une loi n’est jamais rétroactive   et qu’une nouvelle loi ou décret
doit toujours améliorer  la loi antérieure pour sécuriser l’investissement  , cela étant contenu dans tous les  accords internationaux. Et lorsque  un Etat signe en toute souveraineté  un  Accord (personne n’a obligé
l’Algérie a signer  ces Accords),   il doit l’appliquer  au risque de se
faire  condamner par les  tribunaux internationaux.  
 
 
 2.-Si cela devait  approfondir le développement hors hydrocarbures  du pays et la création d‘emplois durables, je m’en féliciterai, mais ce n’est pas du tout  évident, risquant  de favoriser les intérêts rentiers et d’isoler l’Algérie des nouvelles mutations mondiales qu’augure les effets de la crise d’octobre 2008 . Car, certains rentiers rêvaient déjà au partage  de la rente, par le passage d’un monopole public à un monopole privé beaucoup plus néfaste sous le couvert d’un faux discours  nationaliste
alors que dans la  pratique des affaires   le privé algérien  au même titre
que ses collègues dans le monde, étant mu  par la seule logique du profit qui caractérise son existence même. Hier  au moment des élections présidentielles certains (heureusement une minorité gravitant au niveau des sphères du pouvoir et je connais beaucoup d’entrepreneurs privés sérieux qui ont condamné ce chantage), et ce malgré le manque de management organisationnel et technologique,  ont demandé au candidat Bouteflika, sans pudeur en contrepartie du soutien, l’efficacement de leurs dettes et aujourd’hui profitant de cette brèche l’accaparement de certains marchés publics.
 
 
 3.-Ou sont donc  les discours officiels à l’ENTV  et surtout leur crédibilité locale et internationale, du Ministre des finances Djoudi,,  du
Ministre du commerce  Djaaboub   et  de Temmar   Ministre de la promotion de
l’investissement qui affirmaient il y a de cela quelques semaines haut et fort
   que ces mesures  encadrant l’investissement seront  rétroactives , propos qui viennent  d’être  démentis par la loi de finances complémentaires signée par le  Président  de la République qui  annule ipso facto  la
circulaire de  Ouyahia .   
 
 
 Où est la crédibilité de l’Algérie  avec toute cette instabilité
juridique   ou, l’Algérie depuis 1986 est dans cette interminable transition
(ni économie de marché, ni économie administrée expliquant  les difficultés de régulation politique, économique et sociale) ternissant l’image de
l’Algérie renvoyant à l’urgence d’une cohérence   et ‘une visibilité
dans la démarche  de la politique économique et sociale, en fait à une gouvernance rénovée.  
 
 
 Une nouvelle culture s’impose pour nos dirigeants : nous sommes en 2009 à l’ère de l’interdépendance des économies bien compris par les  pays émergents,  et non dans les  années  en 1970. Or l’Algérie a toutes les potentialités pour devenir un pays pivot  au niveau du basin méditerranéen, pour peu que  l’on  opte pour la realpolitik  et non  le populisme. L’Etat
régulateur stratégique en économie de marché   ne saurait signifier    le
retour  à l’étatisme.  
 
 Docteur Abderrahmane MEBTOUL  Professeur d’ Université en management stratégique (Algérie)


Samedi 1 Août 2009


Commentaires

1.Posté par amine le 02/08/2009 00:01 | Alerter
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ness yessrek ou el baki yessafek, traduisant sans rime, les uns volent pas bien haut et volent surtout l'entourage ( la moitié vole et le(s) reste(s) applaudi(ent).
voyez vous Docteur A. Mebtoul, que l'Algérie a, mon avis, un potentiel plutôt non prometteur. Selon M. Benbitour, le pétrole se tarira d'ici 2016, estimation prise selon la réserve et aussi le devollepement des énergies renouvelable, notament aux U.S.A. Il nous reste environ 7 ans ou un peu plus. pendant les septs prochaines années, pouvons nous redresser un pays qui coule, un système éducatifs matraqué depuis des décinnées, une économie factice, tumifié voire momifié et enfin une socièté rachitique. Question insoluble; et les 12 travaux d'Hercule ne couverons pas l'affaire.
dernier point de la part d'un cynique: vaut mieux tout brûler ou laisser brûler, non par HAINE MAIS PAR HYGIENE.

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