Tribune libre

Appréciation sommaire du mouvement populaire en Algérie.



salah sakhri
Jeudi 12 Septembre 2019

Quand le président Abdelaziz Bouteflika par la voix du FLN annonce, le 10 février 2019, sa candidature pour un cinquième mandat présidentiel consécutif, il ne pensait pas que sa décision allait provoquer une explosion de colère au sein de la population algérienne. Elle ne supportait plus d’être dirigée par un homme grabataire rivé à longueur de temps sur une chaise roulante. Cela pour les critiques de formes ! Sur le fond, le bilan d’Abdelaziz Bouteflika est apparu comme désastreux sur tous les aspects de la vie politiques, économiques, sociaux, culturels et diplomatiques. Les masses populaires lui demandent de quitter le pouvoir sans tergiverser ni aucune condition. Le prestige de l’homme tomba à terre et personne pour le ramasser.
On entend et lis dans les manifestations de chaque vendredi sur tout le territoire national pleine de belles choses comme la liberté, la démocratie, le peuple souverain, une 2e république, la fin de la tyrannie, etc. Ici, en l’occurrence il ne s’agit pas de parler. Pour réaliser toutes ses belles choses, il n’y a qu’un moyen : arracher le pouvoir aux mains de la classe dominante pour assurer le pain, le travail, la liberté et le pouvoir au peuple laborieux.
Le peuple algérien est en train d’achever les tâches de la révolution démocratique que le FLN n’a pas su résoudre durant ses 57 années de pouvoir. La lutte qui se déroule actuellement à une base sociale large, hétérogène socialement, idéologiquement et politiquement. C’est une mobilisation populaire, non de la classe ouvrière, à l’échelle nationale. C’est un mouvement de redressement national.
Enfin, on peut ajouter que l’ancien président Bouteflika n’a pas été «totalitaire» avec tout le monde : il a été «généreux» avec les islamistes et les trotskistes algériens. Les islamistes ont partagés le pouvoir avec lui et les trotskistes (du Parti des Travailleurs) ont obtenu respectivement 24 sièges en 2012 et 11 sièges en 2017 au Parlement. Leur égérie Louisa Hanoune (porte-parole du PT) dort en prison en compagnie d’une brochette de politiciens et affairistes véreux proches du président déchu.
Aujourd’hui, le mouvement populaire poursuit opiniâtrement sa lutte pour le départ de tous les hommes honnis de l'ancien régime. C'est avec ces éléments que les partis de «l’Alliance présidentielle» purent se soutenir les uns et les autres au dépend des intérêts du pays et du peuple laborieux. Le refus de l’immixtion de l’armée dans la vie politique, l’exigence d’un changement de régime ; c’est-à-dire conforme aux aspirations démocratiques et aux revendications économiques des masses populaires, une transition démocratique, etc.,…restent les points cruciaux qui alimentent la contestation populaire.

La durée et l’ampleur de cette contestation suscite et attise l’inquiétude des médias bourgeois des pays impérialistes…ils commencent à réclamer, pour le moment sans bruits, une sortie de crise. Ils trouvent «impardonnable» que l’Algérie se trouve «sans gouvernement légitime» ce qui «pénalise» leurs juteux profits. La mauvaise situation économique du pays (auquel ils portent une lourde responsabilité) ne les intéresse pas ainsi que le sort misérable de masses laborieuses. Ce qui les intéresse c’est que l’Algérie continue d’approvisionner leur économie en pétrole et en gaz.
L’irruption mouvement populaire, a indéniablement ébranlé l’Etat et sa machine bureaucratique, mais il s’est ressaisi. Le président et le gouvernement (sans aucune légitimité populaire. Pour le moment c’est l’état d’exception institutionnelle qui domine) prennent des décisions économiques qui impactent négativement le quotidien des Algériens.
L’étouffement des libertés démocratiques élémentaires continue ainsi que l’emprisonnement de manifestants portant l’emblème amazigh. L’opération anti-corruption (engagée après la chute de l’autocrate) ne touche pas les entreprises capitalistes étrangères qui ont soudoyées et corrompus le personnel politique algérien. Les capitaux se sauvent en Occident sans que le gouvernement ne réagisse contre cette hémorragie par des mesures énergiques pour enrayer le phénomène. Idem, pour Bouteflika à qui on n’a pas touché un seul cheveu.
Les biens de tous les politiciens bourgeois, affairistes, des capitalistes algériens et étrangers, qui ont plongés le pays dans la ruine économique, doivent être confisqués et nationalisés sans indemnités. Seul un gouvernement révolutionnaire ayant la confiance du peuple et lié au peuple peut entreprendre une telle opération d’assainissement de la vie économique du pays. C’est une nécessité qui doit être comprise comme telle !
La mise sur pied de l’instance officielle dite «Panel de dialogue» lui aussi rejeté par le mouvement populaire participe à la volonté d’organiser rapidement une élection présidentielle (massivement rejetée par l’opinion publique) pour «éteindre» la contestation populaire. Elle devrait avoir lieu au mois de décembre de cette année ! Qu’est-ce qui est essentiel pour les travailleurs d’Algérie, pour les ouvriers qui font grève et qui manifestent pour le changement de régime ? C’est l’augmentation des salaires, le blocage des prix des produits de premières nécessités pour soulager la situation matérielle, intenable, des masses populaires, c’est «du pain et du travail» pour la masse toujours plus grande de chômeurs. Pour satisfaire ces revendications élémentaires des masses, il faut aller à l’encontre des intérêts des capitalistes algériens et étrangers, des banquiers, il faut aller à l’encontre du profit, il faut fouler aux pieds le droit à la sacro-sainte propriété privée des moyens de production et d’échanges. Cela la république bourgeoise ne veut et ne peut le faire. Elle est au fond la république des industriels et des capitalistes.
Le refus de se doter d’institutions politiques propres, en dehors de celles de l’Etat, constitue une grave lacune du mouvement populaire ! Aujourd’hui, cette lacune commence à être réparée avec l’appel des signataires du Pacte d’Alternative Démocratique (Ce Pacte a été signé le 26 juin 2109 par les sept partis politiques suivants : PT et PST, FFS, MDS, PLD, UCP et la ligue des droits de l’homme) au mouvement populaire pour s’organiser en comités de bases. Mieux vaut tard que jamais. Dira-t-on ! Ce pas en avant signifie que les partis progressistes composants le PAD ont dépassés la vieille conception (de type anarchiste) que le peuple peut vaincre ses exploiteurs et oppresseurs sans un état major politique de combat, sans un véritable Front populaire, sans une stratégie et une tactique qui orientent le mouvement à travers les situations les plus complexes.
Marx avait émis en son temps la thèse remarquable sur la position tactique des ouvriers en ce qui concerne leurs alliés provisoires dans la révolution démocratique : marcher de front avec la petite bourgeoisie contre les fractions qu’ils veulent renverser ; ils interviennent contre elle sur tous les terrains où elle voudrait se consolider au sein du peuple.
Tactique, ho, combien fertile pour opérer de façon positive sur les différentes étapes du développement social. La force révolutionnaire (le communisme) qui mènera jusqu’au bout cette tactique révolutionnaire reste à rebâtir en Algérie. C’est la solution assurée et ferme pour arriver rapidement et avec le moins de dégâts possibles à l’autre rive.

Salah Sakhri
Le 11 septembre 2019




Mercredi 11 Septembre 2019


Commentaires

1.Posté par saidab le 12/09/2019 12:29 | Alerter
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"Pour réaliser toutes ses belles choses, il n’y a qu’un moyen : arracher le pouvoir aux mains de la classe dominante pour assurer le pain, le travail, la liberté et le pouvoir au peuple laborieux."
"Arracher le pouvoir" signifie mener une guerre contre le pouvoir. C'est tout ce que vous avez à proposer à un pays qui passe de guerre en guerre depuis son existence ? Au nom de qui parlez-vous, Salah Sakhri ? Pas au nom du peuple, qui ne veut plus de guerre ; mais au nom d'une classe d'intellectuels !

C'est cependant ce que vous semblez suggérer dans l'extrait suivant : "La force révolutionnaire (le communisme) qui mènera jusqu’au bout cette tactique révolutionnaire reste à rebâtir en Algérie. C’est la solution assurée et ferme pour arriver rapidement et avec le moins de dégâts possibles à l’autre rive. "
"La force révolutionnaire", le "communisme" ... Vous êtes sûr de parler pour des Algériens ?

Ce sont des emprunts tels que celui que vous annoncez qui ont mené ce pays là où il est.
Les gouvernements successifs ont organisé le pays sur des bases étrangères à l'esprit et aux qualités des Algériens. D'un pseudo socialisme à un pseudo libéralisme, tout a été fait pour séparer l'ongle du doigt qui le porte. Aujourd'hui comme hier, les Algériens n'ont pas eu de représentants au sens sémantique du terme, c'est-à-dire des élus qui agissent pour la souveraineté et la sécurité des habitants légitimes de ce pays, comme ces habitants le veulent.

Comme vous (à moins que je n'aie pas compris), ils ont imposé des politiques étrangères. Des modes de fonctionnement destructeurs des sensibilités locales. Des pratiques éducatives, commerciales et culturelles qui ont étouffé le génie naturel des Algériens, qui sont asphyxiés par les émanations de la corruption, de la contrebande organisée en système, des idéologies factices qui ont mené les pays où elles sont nées à une dérive morale, sanitaire, éducative, écologique totale. Et vous, vous annoncez que vous allez faire la même chose !!

« … (le communisme) … reste à rebâtir en Algérie », dites-vous. Il n’a jamais existé !! Sortez de votre tête. Ouvrez les yeux. Regardez la réalité en face et redevenez algériens, naturellement. Ou bien, allez vivre là où « toutes ces belles choses » ont platement échoué … Je vous souhaite cordialement bien du plaisir.

Au fait, qui proposez-vous là, tout de suite, pour remplacer la « classe dominante » actuelle ? Quelle forme de domination imposera la suivante ? Pour quelles nouvelles haines ...

2.Posté par jokerpic le 13/09/2019 21:05 | Alerter
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L-Algerie a besoin de tous ses enfants ses courants politiques tout le monde doit être unis et d'accord pour le moment une seul plateforme doit être commune sans négociation aucune c'est celle du congrès de la Soummam .
Le politique doit primer sur le militaire notre mal et notre détresse vient de là .
Donc parlons d'un nouveau pouvoir politique civile fait par et pour le peuple pour le servir et seulement le servir et non se servir .
La degradation de la corruption qui est arrivée jusqu'à la base est partis en premier des teneurs du pouvoir puis de leurs fonctionnaires puis est arrivée chez le peuple .
Je pense que le pouvoir militaire a fait le premier travail mais comme au troisième mandat de bouteflika elle doit lâcher les brides sinon nous retomberons dans les mêmes causes qui produirons les mêmes effets .

3.Posté par saidab le 14/09/2019 22:18 | Alerter
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A Jokerpic
"Je pense que le pouvoir militaire a fait le premier travail mais comme au troisième mandat de bouteflika elle doit lâcher les brides sinon nous retomberons dans les mêmes causes qui produirons les mêmes effets ."

Je me demande si je sais encore lire ... Il me semble que c'est précisément le pouvoir militaire qui soutient et appelle au respect des revendications des Algériens. Et réclame des élections présidentielles qui lui permettent à lui, le pouvoir militaire, de se retirer du champ politique.

Si c'est bien le cas, pourquoi appeler l'armée à se retirer de la scène politique ? Elle ne tient le devant de la scène que pour sécuriser ce terrain politique. Si je ne comprends rien, c'est qu'il n'y a rien à comprendre. Dans tous les cas, oui, l'Algérie est à tous. A conditions que certains ne fassent pas du croche-pied traître une politique systématique pour semer la discorde. Dans ce cas, l'Algérie n'est plus celle de tous ...

4.Posté par jokerpic le 14/09/2019 23:05 | Alerter
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A saidab.
Effectivement vous avez raison dans le fond mais pas dans la forme sinon pourquoi notre armée populaire traite ceux qui appelle au retour du modèle de nos ainés de 58 de traitre a la nation .

Il y'a une tranche d'algérien qui sont pour le régime militaire pendant 3 années vu le travail remarquable qui c'est fait jusqu'à ce que les Algériens ne doubles plus a droite .Et ceux qui veulent rentrer dans la phase du pouvoir civile immédiatement en balayant tous les symboles des anciens dirigeants qui ont échoués et failli mener le pays vers le chaos .Entre autres en encouragent le retour des 55000 Algériens de haut niveau qui enrichissent les valeurs occidentales.En abrogant l'article 51 de la constitution . et cela avant les 49/51

Si le pouvoir de transition actuelle met ces pions au pouvoirs nous produirons oui les mêmes effets ,car pendant les années 90 ces derniers ont largement profités de la rente (bea) .depuis 62 nous sommes dirigés par la méme institution n'est t'il pas temps de libérer les énergies tout en contrôlant de loin les intérêts stratégiques .

Vous semblez bien comprendre la situation pour cela il faut lire entre les lignes ce que nous voulons exprimer .A bon entendeur salut .

5.Posté par saidab le 16/09/2019 12:50 | Alerter
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Salam Jokerpic
Je ne sais pas lire entre les lignes ! Je ne comprends que ce qui est exprimé directement. Et j'aimerais comprendre pourquoi, alors que le pouvoir actuel donne toutes les garanties d'une élection nette, vous (je ne sais pas qui est "vous") continuez dans la défiance. Comment voulez-vous qu'on vous écoute et peut-être se joigne à vous si vous donnez l'impression d'être dans la réaction systématique par principe. Comme pour mettre en échec tout ce que peut proposer le pouvoir actuel, même quand il donne des garanties de sincérité.

Je vous cite : " sinon pourquoi notre armée populaire traite ceux qui appelle au retour du modèle de nos ainés de 58 de traitre a la natione." Que faites-vous des avis de ceux qui sont nés APRÈS 58 ? Donnez-leur la parole. Quel rapport faites-vous par ailleurs entre votre revendication d'un retour au modèle de nos aînés (j'en suis !!) et celle du "retour des 55000 Algériens de haut niveau qui enrichissent les valeurs occidentales." ? Dont les idées ne collent peut-être pas avec les valeurs de 58 …

Quant à l'abrogation de l'article 51 de la constitution, agissez politiquement pour l’obtenir, ne le posez pas comme préalable ; vous en faites un obstacle. Ça me semble un peu inconséquent. Les 49/51 ? C'est une question de SOUVERAINETÉ nationale et je ne suis pas d'accord pour en réduire l'importance. Mais ce désaccord ne doit pas nous empêcher de nous parler. Bien au contraire. Se parler entre personnes d'accord sur tout doit être d'un ennui mortel !

Je vous repose donc ma question : qui mettriez-vous à la place des dirigeants actuels ? Qui dirigerait et comment pendant la période "transitoire" ? QUI et COMMENT ? Des hommes et des femmes qui vivent à l'étranger et reviendraient pour « diriger » différemment ? Pour quelle raison objective les énergies ne se libéreraient-elles pas DANS un cadre constitutionnel dès lors que les autorités intérimaires actuelles s'engagent à respecter leurs engagements ? De toute façon, l'armée ne se retirera de la circulation qu'une fois les institutions légitimes en place. A quoi sert de s'y opposer ? Il me semble qu'il serait plus intelligent (l'intelligence est une énergie sans frontières !) d'accepter ce qui ne peut pas être supprimé d’une pression sur un bouton de télécommande. Et de FACILITER un retour à une vie normale. « Normale » comme le monde entier aspire à vivre : une politique qui facilite.

La confusion ne sert personne, une révolution comme vous l'annoncez n'a pas la moindre chance de germer si ce n’est dans des coups de forces avortés. Les concepteurs du communisme en sont revenus ; et les Algériens sont plutôt communautaires. C'est une qualité si les dépositaires du pouvoir sont capables de jouer franc jeu avec la Loi et les pouvoirs qui leur sont conférés par le vote.
Pourquoi ne pas plutôt participer de façon à la faire émerger de ses cendres, cette révolution, mais avec le sourire ; comme le mouvement populaire. Des propositions intéressantes ont été faites d'une façon originale d'élire les représentants à partir de la base et non depuis le sommet par exemple. Il a été question du référendum d'initiative populaire, de la prise en charge des frais liés aux déplacements des nationaux vivant à l'étranger pour bénéficier de leurs expertises ...

L'Algérie est riche de ressources infinies, parmi lesquelles sont histoire et la diversité de ses populations. Le pays peut et doit se CONSTRUIRE aujourd'hui sur des bases algériennes. Avec tous HORS CONFRONTATION. Les luttes idéologiques sont ou vaines ou destructrices ; pas d’alternatives ! Les intellectuels doivent faire l’effort de déposer leurs obsessions théoriques pour adopter des paradigmes fonctionnels. Des pensées et des actes qui les relient au peuple et les uns aux autres, au lieu d’opposer tout le monde à tout le monde.
Cordialement

6.Posté par jokerpic le 16/09/2019 23:22 | Alerter
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On a commencer a liquider les penseurs patriotes Algériens depuis le congrès de la sommam ; ce que le peuple veux c'est éradiquer cette pensé de souveraineté légitime a travers une 5 eme colonne préfabriquée .

Aujourd'hui malgré les efforts contraints de satisfaire le peuple et ses revendications profonde , les médias après avoir étés libérer 3 mois sont muselés de nouveau .Alors que le bon sens voudrait un débat générale autour du projet de société que l'on doit mettre en place .

Ou sont les candidats ou est le débat ? la regenerence du pouvoir actuelle est en marche .Quand vous constaté q'un président par intérim a échoué 3 fois comment voulais vous qu'il réussisse la quatrième fois .Le garant des élection n'est autre que le président de soutien du 4 mme mandat de bouteflika a guelma .

Ou est le débat politique ? ou sont les représentant des 22 millions sortis pacifiquement exprimés leur ras le bol .
Comment se fait t'il que pays comme l'Algérie qui serait au minimum 1 er africains et parmis les 10 mondiaux soient a la traine dans tout les domaines ? pourquoi toutes les compétences ont été écartés , pourquoi la médiocrité et maitre ? pourquoi un certain pays touche 11 milliers de dollars en service ? pourquoi les contrats stratégiques sont mal négociés ? pourquoi on met en prison des délits d'opinions au même titres que les vampires .

Malgré l'intelligence de la manoeuvre politiques des faits et erreurs sont là ; je vous confirme que le peuple ne veux plus de clone du pouvoir et que des compétences existent encore pourquoi ne pas laisser s'exprimer la jeunesse qui représente 75% de la population .

Le 12 décembre c'est dans 1 mois 1/2 trouvez vous normale d'organiser des élections PRESIDENTIELLE en si peu de temp ! y'a t'il eu referendum pour choisir le mode de gouvernance ne devrions nous pas commencer par la base (députés ) toutes ses questions doivent être débattus (universités , associations ..)avant quoi que ce soit sauf si on considère que ce peuple n'est q'un troupeau de mouton. Ou sil y'a le feu dans la demeure .
Cordialement

7.Posté par saidab le 17/09/2019 15:39 | Alerter
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Dans cet extrait de votre réponse "... ce que le peuple veux c'est éradiquer cette pensé de souveraineté légitime a travers une 5 eme colonne préfabriquée .", vous voulez peut-être dire "ce que le pouvoir veut ..." Si non, je ne comprends pas cet extrait : " ... je vous confirme que le peuple ne veux plus de clone du pouvoir et que des compétences existent encore ... "

Je fais miennes toutes vos interrogations, qui ne me sont pas étrangères. Ce à quoi je n'adhère pas est la forme précisément : la contestation systématique, les accusations, les appels à la désobéissance. Ces méthodes sont celles des ennemis des peuples (pour parler communiste !). Les peuples en ont assez des guerres, des conflits d'intérêts, des pseudo changements de systèmes qui restent exactement les mêmes sous ... d'autres formes.

Je sais aussi que les élites nationales, en Algérie comme ailleurs, ont une tendance fâcheuses à aller chercher leurs modèles de penser et de faire ailleurs que chez eux ; à l'étranger. Je connais des intellectuels algériens qui s'expriment en altermondialistes quand ils parlent de l'Algérie. J'en connais qui, ayant quitté le pays, sont devenus des affairistes plutôt crapuleux qui font aussi de la politique. Mais pas pour une autre Algérie pour tous les Algériens ; juste pour une autre forme de domination. J'en connais qui font gentiment leur boulot à l'étranger sans trop s'intéresser au temps qu'il fait.

Oui, parmi les meilleurs, beaucoup sont sans doute partis. Ils ne supportaient pas d'être réduits à la médiocrité dans l'exercice de leur métier et sont allés faire bénéficier d'autres pays de leurs compétences et qualités. La question que je me pose est : comment se fait-il qu'avec autant de ressources intellectuelles et d'expertises, ces cerveaux n'ont pas été capables de mutualiser leurs savoirs et leurs aptitudes pour créer des dynamiques de proposition, de création d'une énergie qui s'auto-alimente dans des réalisations économiques, éducatives, culturelles, technologiques EN ALGÉRIE ?

La seule réponse objective qui me vient à l'esprit est : les intellectuels algériens n'ont pas confiance ; ni entre eux ni dans les pouvoirs (ce que l'on comprend). Mais entre eux ... En d'autres termes ces intellectuels pensent et agissent non pas en nationaux mais en intellectuels et entrepreneurs ! En esprits de création et d'entreprise mais pas en algériens. On trouve le même phénomène en France dans la généralisation des délocalisations ; et actuellement dans la dilapidation du patrimoine au profit de puissances financières étrangères. Les Français qui ont des moyens agissent pour leur propre compte, pas pour une France souveraine.

Les Algériens qui ont la capacité de créer fonctionnent comme des Français de souche ! C'est là que pourrait résider le problème des Algériens : la culture française les a déculturés. Ils se conçoivent comme des individus détachés des réalités régionales. La France aujourd'hui est nue sur le plan industriel et culturel ; et surtout moral. Les Algériens qui réalisent leurs projets à l'étranger ont vidé le pays de la substance nécessaire à une progression de la politique. Je ne juge pas ; je constate. Constatez d'ailleurs que le fameux "mouvement" est tellement populaire qu'il ne se structure pas ; ne se donne pas de représentants. Les gens sont dans la rue les vendredis ; et les autres jours de la semaine, ils ne peuvent pas se retrouver par groupes et tenter de se définir une plateforme politique ?

Les étudiants ? Ils commettent une erreur de jeunesse funeste : ils protestent ! ça leur passera quand ils seront aux commandes. Je pense que vous connaissez ce phénomène. En France (notre référence nationale !), les 68ards sont devenus des embourgeoisés du salariats et de la politique. Les Algériens feraient-ils autrement ?

Même au sein de l'armée, il y a des intellectuels. Pour une raison que je ne parviens pas à imaginer, si l'on exclue les conflits d'intérêts, les forces vives en Algérie sont comme sous tranquillisants. Il y ceux qui parviennent à fuir, ceux qui tentent sans y parvenir (c'est une autre catégorie en termes de niveaux de formation), et ceux qui restent et continuent à faire comme ils peuvent. Entre ces "classes", un vide. C'est ce vide qu'il faudrait qu'une énième classe vienne combler ...

Je comprends que la volonté des politiques actuels puissent être un frein quand ce n'est pas un danger pour les ressources intellectuelles. Mais est-ce au frein à se desserrer, ou à se briser tout seul ? Ou bien est-ce aux freinés de trouver un moyen de desserrer le frein ? Ou d'impulser un système original de contrôle des ... vitesses. Individuellement, ça n'est pas possible. Collectivement, ça peut être un PROJET à réaliser AVEC LES MOYENS DU BORD. C'est-à-dire avec ce qu'il y a de disponible en Algérie.

Mais la contestation, la révolution, la division, la propagande (surtout suggérée), comme les psychotropes ou le fanatisme, s'ils sont efficaces comme armes de destruction, ne sont pas de bons outils politiques. Ils détruisent sans garantie d'y survivre ni même de changer de paradigme. Pour cette raison, la violence DOIT ÊTRE EXCLUE de la scène publique. L'histoire de l'humanité entière nous enseigne ses risques et son inutilité à termes.

8.Posté par saidab le 17/09/2019 21:46 | Alerter
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En illustration de mes propos précédents : une vidéo qui parlera mieux de l'état d'une France non souveraine parce que soumise aux diktats d'un pouvoir extérieur : l'UE. Et d'un esprit de "révolution" de terrain : https://www.upr.fr/actualite/ea83-retraites-projet-hercule-corruption-referendum-adp-brexit/

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