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Aoun /Assad : pourparlers à cœur ouvert


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"Je suis très heureux de ma visite en Syrie qui, je l'espère, constituera le début d'une période brillante dans les relations entre les deux pays".


Jeudi 4 Décembre 2008

Aoun /Assad : pourparlers à cœur ouvert
Ghada Houbalahh

Telles sont les premières paroles prononcées par le chef du Courant Patriotique Libre, le général Michel Aoun au moment où ses pieds ont foulé pour la première fois le sol syrien. C’est un moment historique tant pour le général lui-même que pour la majorité des chrétiens libanais qu’il représente, voire pour les chrétiens de l’Orient. Pour Michel Aoun, sa visite à Damas est comme celle de De Gaulle en Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

A ce titre l’accueil que Damas lui a réservé, et dont aucun responsable libanais chrétien n’a eu droit jusqu’à ce jour, est un signe clair de la volonté de la Syrie a tourné une page de l’histoire avec le Liban, surtout avec les chrétiens du pays .

Accompagné des députés Ibrahim Kanaan, Abbas Hachem, Farid Khazen et Nabil Nicolas, le général Michel Aoun, s’est envolé ce matin depuis l'aéroport international de Beyrouth à bord d’un « avion spécial offert par le président Assad », pour une visite officielle de cinq jours en Syrie a précisé le site électronique du Courant Patriotique Libre de Aoun.
Il a été reçu à l’aéroport international de Damas par le vice-ministre syrien des Affaires Etrangères Fayçal Meqdad.
A l’issue de son entretien avec le président Syrien Bachar al-Assad qui l’a reçu à son palais présidentiel, Aoun a déclaré « que l’entretien était franc, à cœur ouvert, l’occasion pour purifier nos esprits pour ne garder aucune trace d’un passé douloureux ».

Et d’ajouter : « j’ai discuté de tous les sujets en toute franchise pour construire un avenir et ne pas rester prisonnier du passé. Il faut du courage pour affronter le passé et ne pas le fuir, et nous n’allons pas l’effacer de notre mémoire pour ne pas répéter les mêmes erreurs ».

Au cours d’une conférence de presse, le dirigeant du CPL a laissé entendre « qu’il pourrait perdre quelques voix à cause de cette visite, mais aussi il risque fort d’en gagner d’autres, sauf que ce n’est pas le but de cette visite », et de poursuivre, « quand nous étions soumis à un blocus de la mer et de l’air, n’ont-ils pas remarqué que les frontières avec la Syrie était ouvertes, avant d’exiger des frontières limitées, ils doivent se demander par où passe la porte du Liban vers les autres pays arabes . Il faut être raisonnable et logique ».

Pour ce qui est des prochaines élections législatives libanaises, Aoun a affirmé que « la Syrie les encourageait et qu’elle ne se mêlera pas des ces élections, ce n’est pas elle qui distribue de l’asphalte, ou des services de soins et scolaires, ou de l’argent à quiconque ».

Quand à la question palestinienne, Aoun a souligné « son attachement au droit de retour des Palestiniens », estimant que « si les Palestiniens acceptent un quelconque compromis, cela ne se fera pas au détriment des Etats qui ont dû payer cher pendant plus de 60 ans, mais ce sera aux pays qui ont crée ce problème d’en supporter les fraix ».

Au programme de cette visite de plusieurs jours, figurent aussi des étapes religieuses, Aoun ayant choisi de se rendre sur les hauts lieux de la chrétienté en Syrie - tel le mausolée présumé de saint Jean-Baptiste dans l'enceinte de la mosquée des Omeyyades à Damas -, et en particulier sur les traces de saint Maron, le fondateur de l'église majoritaire au Liban, qui est originaire des environs d'Alep. La symbolique est évidente pour celui qui se présente comme le défenseur des intérêts des chrétiens du Liban.

A noter que cette visite a été décriée par la majorité parlementaire qui l'accuse de faciliter un regain d'influence syrienne sur la scène politique libanaise pour satisfaire des visées électorales.
Pour rappel, dans un communiqué, le secrétariat du 14 mars avait appelé à ce que toute visite d'hommes politiques ou de fonctionnaires en Syrie fasse l'objet d'un accord du conseil des ministres libanais.

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Jeudi 4 Décembre 2008


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