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Anomalies de trajectoire


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Jeudi 7 Août 2008

Anomalies de trajectoire


Picture of the Day de Thunderbolts, 5 août 2008


Les scientifiques sont déconcertés par l'accélération inattendue de plusieurs sondes spatiales inhabitées quand elles volent vers le Soleil.


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Crédit: NASA/JPL-Caltech


​​​Dans un précédent article de la série Picture of the Day de Thunderbolts à propos de la soi-disant « anomalie de Pioneer, » nous avions noté que les scientifiques de la NASA ont déterminé que, à la fois Pioneer 10 et Pioneer 11 sont en dehors de leur trajectoire de plus de cent mille kilomètres. Les spécialistes de la mission ont reconnu n'avoir aucune explication pour cet écart de navigation, de trop nombreuses spéculations ayant été annoncées à la presse à propos de cette force « mystérieuse » qui peut influer sur les petite sondes.


​​​Dès septembre 1998, cependant, les mêmes forces énigmatiques étaient aussi signalées quand elles influençaient la sonde spatiale Ulysse, actuellement en haut de son orbite autour du système solaire. Dans ce cas, Ulysse a manifesté une accélération vers le Soleil, quand les signaux radio de la Terre étaient renvoyés par le transpondeur à bord de l'observatoire solaire en montrant un décalage Doppler dans la fréquence de retour de la transmission. Le décalage de fréquence était plus important que l'altération possible dû à tout mécanisme connu, et personne dans la communauté scientifique traditionnelle ne peut encore l'expliquer.


​​​D'autres sondes spatiales sont en train d'être rajoutées à la mêlée. Après avoir examiné les données télémétriques de NEAR-Shoemaker (qui repose aujourd'hui à la surface de l'astéroïde Eros), de la mission Galileo vers Jupiter, de Cassini-Huygens (l'un en orbite autour de Saturne et l'autre reposant à la surface de Titan), de la sonde cométaire Rosetta et de la mission MESSENGER vers Mercure, un écart semblable a été détecté.


​​​John Anderson, un astronome à la retraite actuellement en mission à la NASA, écrivait récemment :

​​​Je me sens à la fois humble et perplexe. Quelque chose de très étrange se passe dans le mouvement des engins spatiaux. Nous n'avons pas d'explication convaincante ni pour l'anomalie de Pioneer ni pour l'anomalie de survol d'un corps céleste. . . Nous devons poursuivre la surveillance des engins spatiaux lors de leur survol de la Terre. Nous devons étudier attentivement les données de Pioneer récemment récupérées pour d'autres indices sur les anomalies. Nous devons penser à lancer une mission spécialisée sur une trajectoire d'échappement du système solaire, pour rechercher les anomalies de mouvement.


​​​Les astronomes sont déconcertés par cette situation parce que les théories standards du mouvement dans le cosmos s'appuient sur le modèle gravitationnel. En fait, la théorie gravitationnelle est considéré par les astrophysiciens comme la plus appropriée pour expliquer le comportement de l'Univers, en plus d'être l'un de ses plus grands mystères.


​​​La Modified Newtonian Dynamics (MOND) est l'une des idées les plus exotiques proposées pour expliquer comment un engin spatial est affecté de subtils changements de vitesse et de direction. Ce n'est peut-être pas plus exotique que d'évoquer plusieurs dimensions spatiales, l'énergie sombre, la friction de la matière sombre et d'autres théories non douées de falsifiabilité [*], comme « la gravité affectant différemment l'antimatière. »


​​​Il s'agit encore de l'élaboration d'une autre idée dans une longue lignée de concepts spéculatifs, alors qu'aucune réflexion n'est accordée à la charge positive qui réside dans le Soleil. La charge positive du Soleil crée un champ électrique stable dans le plasma de l'espace interplanétaire qui attire les objets chargés négativement vers lui. Dans un autre Picture of the Day de Thunderbolts, nous avions discuté du « contre-courant des électrons » [**] comme d'un élément de preuve en faveur du champ électrique solaire.


​​​Quand un engin spatial est lancé en orbite terrestre, ou à l'extérieur pour explorer les autres planètes, il prend une charge négative car son déplacement rapide fait s'accumuler des électrons à sa surface. Typiquement, l'enveloppe d'un satellite peut atteindre des centaines ou des milliers de volts par rapport à l'environnement de plasma.


​​​Tel qu'en a discuté Wal Thornhill dans « Un mystère résolu, » dans le faible mais stable champ électrique solaire, tout satellite chargé négativement éprouvera une petite « anomalie » d'accélération vers le Soleil. Les scientifiques semblent beaucoup trop désireux d'invoquer une « nouvelle physique » quand le premier besoin serait de choisir un bon modèle. Ensuite, la « vielle » physique fera l'affaire. Peut-être qu'aujourd'hui la « nouvelle physique » a trop d'attrait dans la bousculade frénétique pour le Prix Nobel.



Original : www.thunderbolts.info/.../080805trajectories.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



* La falsifiabilité d'une théorie est la prise qu'elle offre à la discussion scientifique.


** Un flux d'électrons (négatifs) entre dans le Soleil, à contre-courant du « vent solaire, » formé de particules positives.




Vendredi 8 Août 2008

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