Histoire et repères

Anne Frank, fausse « preuve » du génocide des juifs


L’histoire d’Anne Frank est présentée comme une « preuve » du génocide des juifs et de l’existence de chambres à gaz. En réalité, elle pourrait servir de preuve pour le contraire.


Frank BRUNNER
Dimanche 10 Novembre 2013

Anne Frank
Anne Frank
L’histoire d’Anne Frank est présentée comme une « preuve » du génocide des juifs et de l’existence de chambres à gaz. En réalité, elle pourrait servir de preuve pour le contraire.

Otto Frank

Selon le « Journal d’Anne Frank », la famille d’Otto Frank s’est dissimulée dans un appartement secret d’Amsterdam, en Hollande, pendant l’occupation allemande, de 1942 à 1944. La famille Frank partageait cette cachette avec la famille Van Pels et Fritz Pfeffer. Ils ont tous été arrêtés le 4 août 1944 et déportés à Auschwitz, un prétendu « camp d’extermination » où les déportés –particulièrement les femmes et les enfants- étaient soi-disant expédiés dans une chambre à gaz dès leur arrivée. Or, aucune des personnes arrêtées n’a été gazée.
David Merlin, membre du CODOH (Comité pour un débat public sur l’Holocauste), décrit leur sort comme suit :
La famille Frank a été arrêtée pour ne s’être pas présentée au service de la main-d’oeuvre et s’être cachée.
1. Anne Frank -envoyée à Auschwitz, puis transportée à Belsen où elle est morte du typhus (à Belsen, non à Auschwitz).
2. Otto Frank -laissé à Auschwitz avec les malades. A survécu à la guerre.
3. Edith Frank-Holländer -laissée à Auschwitz lors de la retraite des Allemands.
Edith Frank-Holländer

4. Margot Frank (soeur aînée d’Anne) est morte du typhus à Belsen (non à Auschwitz).
Margot Frank

5. Fritz Pfeffer, envoyé à Auschwitz puis transféré au camp de concentration de Neuengamme où il est mort le 20 décembre 1944. Selon les registres du camp, la cause de sa mort est répertoriée « entérocolite ».
Fritz Pfeffer

6. Auguste van Pels, née Auguste Röttgen (femme de Hermann van Pels) –la date de sa mort n’est pas connue. Des témoins ont déclaré qu’elle a été un certain temps avec les soeurs Frank à Bergen-Belsen. Selon les archives allemandes, van Pels a été envoyée au camp de concentration de Bergen-Belsen, en Allemagne avec un groupe de huit femmes le 26 novembre 1944. Hannah Goslar a déclaré avoir parlé à van Pels à travers la clôture de barbelés « fin janvier ou début février ». Auguste a été transférée le 6 février 1945 à Raguhn (Buchenwald, en Allemagne), puis au camp ghetto de Theresienstadt en Tchécoslovaquie le 9 avril 1945.
Auguste van Pels

7. Peter van Pels est mort à Mauthausen (non à Auschwitz).
Peter van Pels

8. Hermann van Pels est mort à Auschwitz. On prétend souvent qu’il a été « gazé ». Mais, si l’on en croit un témoignage oculaire, cela ne s’est pas produit à son arrivée : Sal de Liema, un détenu d’Auschwitz qui avait connu aussi bien Otto Frank que Hermann van Pels, a déclaré que, deux ou trois jours après son arrivée au camp, van Pels avait mentalement « capitulé ». Quelque temps plus tard, il s’est blessé au pouce au cours d’un travail, et a demandé à être envoyé à l’infirmerie. Il n’existe aucune preuve permettant d’affirmer que Hermann van Pels ait été gazé.
Hermann van Pels

Le schéma est le même pour d’autres groupes étroitement liés à Anne Frank et qui ont également été envoyés à Auschwitz depuis la Hollande :
9. Eva Geiringer -née le 11 mai 1929. Envoyée à Auschwitz en mai 1944. Demi-soeur d’Anne Frank. A survécu à la guerre.
Eva Geiringer

10. « Fritzy » Geiringer, mère de Eva, a épousé Otto Frank. A survécu à la guerre.
Fritzi Geiringer

11. Heinz Geiringer, son frère. A survécu à Auschwitz mais est mort lors d’une marche forcée hors du camp.
Heinz Geiringer

12. « Pappy » Geiringer. A survécu à Auschwitz mais est mort lors d’une marche forcée hors du camp.
Les Geiringer étaient des immigrants venus d’Autriche. Eux non plus n’avaient pas tenu compte de la convocation au service de la main-d’oeuvre reçue le 6 juillet 1942 et s’étaient cachés. Ils furent découverts le 11 mai 1944, arrêtés et envoyés à Auschwitz ce même mois.
13. Janny Brandes-Brilleslijper. A été arrêtée pour contrefaçon. A été internée dans les camps de concentration de Westerbork, d’Auschwitz et de Bergen-Belsen. A voyagé vers Auschwitz dans le même train que la famille Frank et, vers Belsen, dans le même train qu’Anne et sa soeur aînée Margot. A survécu à la guerre.
14. Lientje, soeur de Janny. Etait avec Janny dans les camps de concentration de Westerbork, d’Auschwitz et de Bergen-Belsen. A survécu à la guerre.
On constate que les juifs arrivant à Auschwitz n’y étaient nullement exterminés. En réalité, Auschwitz était une zone industrielle et les déportés étaient exploités dans les usines des environs. Bien souvent, Auschwitz n’était qu’une étape avant un transfert vers un autre camp de concentration.
Quand les déportés mouraient, c’était généralement à cause de maladies, et particulièrement à cause des épidémies de typhus. Le gaz Zyklon B, prétendument utilisé pour gazer les juifs, était en réalité un insecticide destiné à éliminer la vermine des vêtements et des matelas des déportés. Il ne servait pas à assassiner les déportés mais, bien au contraire, à les protéger des épidémies.
A cause de la destruction des moyens de communication allemands par les bombardements alliés, vers la fin de la guerre il était devenu impossible de transporter vivres et médicaments à travers le pays. Pour cette raison, quand une épidémie de typhus éclatait dans un camp de concentration, les services sanitaires allemands n’étaient plus en mesure de la juguler. Pour la même raison, les civils allemands étaient réduits à des rations de famine et on ne parvenait plus à nourrir les déportés dans les camps de concentration. C’est pourquoi, au moment de la libération de ces camps par les armées alliées, certains déportés étaient dans un état squelettique. Cela n’avait rien à voir avec une volonté allemande de les faire mourir de faim.
Qu’on lise les Mémoires de guerre de Winston Churchill, Charles de Gaulle ou Dwight Eisenhower, à aucun moment il n’y est question de génocide des juifs, de camps d’extermination ou de chambres à gaz. Le sort des déportés juifs ne se distinguait en rien de celui des autres déportés.
Si les conditions de détention des déportés dans les camps de concentration allemands pouvaient être très dures, les détenus n’étaient pas mieux traités dans les camps du goulag soviétique ou dans les bagnes français.

Frank BRUNNER


http://www.interet-general.info/spip.php?article18899



Dimanche 10 Novembre 2013


Commentaires

1.Posté par yves police le 12/11/2013 09:52 | Alerter
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Bonjour.
Je suis allé visiter Auschwitz en 1977, j'avais tout juste 15 ans. Ce que j'y ai vu ma fortement perturbé.
Certes, il y avait bien des chambres à gaz, il y avait des boites de "Zyclon B", mais au dela d'une certaine "mise en scène", il y avait bel et bien des restes humains, parfaitement visibles, de ce génocide !
Les allées, de l'entrée du camp jusqu'aux baraquements étaient recouvertes, non pas de gravier, mais de reste de petits morceaux d'os concassés ! j'y ai même trouvé "des dents" :/ !!! pour faire ces allées, il aura fallut un grand nombre de squellettes ... dans les salles où étaient encore conservé les "reliques" des défunts, une a retenu plus mon attention que les autres : la salle de stockage des cheveux ! pour faire des tapis, des coussins et des rembourrages pour les coussins (notamment les coussins des chars Allemands), cette salle faisait environ une quinzaine de mètres de long, cinq mètres de large pour une hauteur sous plafond d'environ quatre mètres, elle était remplie à 80% de cheveux humains et, au dire de notre guide, cela ne représentait que le quart de ce qu'il y avait à la libération du camp.
Bref, ce que je veux dire, c'est que l'on peut "ergoter" sur telle ou telle personne plutot massacrée à la hache ou pendue ou gazée, cela ne change en rien au fait que le IIIème Reich avait mis en place une "industrie" de la mort, un génocide comme celui des Arméniens ou plus récemment celui du Rwanda, mais le système Nazi l'a, pour la première fois de l'humanité, "Industrialisé" ...
Cordialement.

2.Posté par Lemoine le 17/11/2013 18:37 | Alerter
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Certes comme l'écrit Arno J Mayer dans la Solution Finale dans l'histoire, il y a très peu de preuve historiques des chambres à gaz. Mais, ça ne remet pas en cause le génocide et le programme génocidaire de l'impérialisme. Le nazisme est le summum de l'impérialisme et non une entité à part comme ça veut le faire croire.

Certes ! l'horreur a été précipité par la défaite du III Reich contre les judéo-bolchevique en 194. Arno J. Mayer pense à une vengeance comme il y eut lors des croisades et la guerre de trente ans principalement contre les juifs.

Mais ça rentre également dans les programmes eugénistes définis depuis le XIX par les pouvoirs impérialistes. Cela a été d'autant plus facile que depuis le XIX l'industrialisation de l'humanité et de la mort est à son comble (Enzo Traverso (2003). La violence nazie : Essai de généalogie européenne. La Fabrique.).

Le génocide rentre également dans le cadre du colonialisme (Domenico Losurdo). Il y a jamais eu de colonisation sans génocide. Comme le montre Jean-Paul Gouteux dans ces livres "En danger de croire" (Harmattan (tome 1) et Syllepse (1ed, tome 2) ou Matériologique (2ed, tome 2)), l'histoire écrite à travers la Torah, la Bible et le Coran ne sont pas exempts de génocides.

3.Posté par charif le 17/11/2013 19:45 | Alerter
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et le génocide des peaux rouges ? et des palestiniens et des millions d'africains d'asiatiques

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