Politique Nationale/Internationale

Angela Merkel va-t-elle entraîner l’Europe et le monde dans les prochaines guerres?


Comment les Etats-Unis pourraient tirer leur épingle du jeu sans pour autant renoncer à leurs objectifs
par Erika Vögeli, Suisse, et Karl Müller, Allemagne

La thèse centrale de cet article est qu’il est prévu de faire du gouvernement fédéral allemand et surtout de la Chancelière Angela Merkel l’administrateur le plus puissant des intérêts des Etats-Unis en Europe. Et cela pour résoudre les problèmes résultant du déclin politique de l’actuel gouvernement américain, de la situation catastrophique du budget des Etats-Unis et de la baisse rapide de popularité de la politique américaine dans le monde. Cela serait catastrophique pour l’Europe. Elle n’aurait plus de politique mondiale autonome. Elle serait instrumentalisée pour les guerres déjà prévues et pour une politique de suprématie mondiale.


Erika Vögeli, Suisse, et Karl Müller, Allemagne
Mercredi 29 Novembre 2006

Angela Merkel va-t-elle entraîner l’Europe et le monde dans les prochaines guerres?
Dans la plupart des Etats européens, on est actuellement persuadé que le gouvernement des Etats-Unis est au bout du rouleau à cause de l’échec de sa guerre en Irak et de ses difficultés croissantes en Afghanistan. La réputation de la politique intérieure comme de la politique extérieure américaine est tellement mauvaise qu’on peut tranquillement attendre en Europe que le problème se résolve quasiment de lui-même en une sorte d’implosion silencieuse.

On oublie cependant que le gouvernement des Etats-Unis et plus encore les stratèges qui agissent en coulisse adaptent sans cesse leurs tactiques aux changements de la politique et de l’opinion publique mondiales sans pour autant oublier leur objectif de domination du monde.

Il est exact que le gouvernement actuel des Etats-Unis subit d’énormes pressions. Il souffre d’une perte considérable de prestige aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays et le parti du président actuel risque, d’après divers sondages récents à propos des élections de mi-mandat du début novembre de perdre la majorité à la Chambre des représentants et peut-être aussi au Sénat. A cela s’ajoute une faiblesse financière permanente, que des cours boursiers gonflés et les chiffres enjolivés de la situation économique ne sauraient dissimuler. Le château de carte américain ne tient debout actuellement que grâce au soutien d’autres Etats et il peut s’écrouler totalement dès que ceux-ci auront trouvé un moyen de ne plus jouer le jeu.
Le gouvernement des Etats-Unis s’achemine vers une dictature de guerre

Le gouvernement se trouve actuellement au pied du mur, contrairement aux premières années consécutives au 11-Septembre, et se transforme en une véritable dictature de guerre. On ne peut pas expliquer autrement l’adoption par le Congrès américain d’une loi qui supprime radicalement tout ce que les Etats-Unis prétendent défendre. Le fondement de toutes les libertés civiles, la protection contre les actes arbitraires de l’Etat ont été supprimées par la «Loi sur les commissions militaires» de 2006. Dès que quelqu’un a été déclaré «ennemi combattant», il peut être arrêté et mis en prison sans inculpation et ne peut pas contester sa détention préventive. Ce ne sont plus des tribunaux réguliers qui sont compétents, mais des «commissions militaires» instituées par le président. L’interdiction des traitements «cruels et inhumains» est abolie, et cela rétroactivement. Autrement dit: l’arbitraire de l’Etat et la torture reviennent et les crimes resteront impunis!

Au vu de la baisse de popularité et du fait que de plus en plus de diplomates, de militaires, d’agents des Services secrets, d’anciens membres du gouvernement, tous de haut rang, se posent des questions à propos du 11-Septembre – justification de toutes les guerres du gouvernement Bush – et à propos de tous les autres arguments en faveur des guerres, au vu des violations des droits de l’homme toujours plus évidentes, du scandale des tortures, etc. il faut, avant un changement possible de gouvernement, faire en sorte au plus vite que tous les responsables, le président en fonction et son équipe gouvernementale, obtiennent une amnistie générale pour tous les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les violations des droits de l’homme qu’ils ont commis. Une guerre d’agression remplit à elle seule tous ces critères.
Il n’y aura pas de différence fondamentale entre «démocrates» et «républicains», mais il faut s’attendre à un changement de stratégie

Il ne faut cependant pas oublier que jusqu’ici la politique américaine, malgré la propagande de la campagne électorale actuelle, a en principe toujours été soutenue par les deux grands partis. Les résultats des votes des deux Chambres du Congrès en disent long là-dessus. Le Congrès ne s’est véritablement opposé ni à la politique belliqueuse du gouvernement, ni à l’exorbitant budget militaire, ni à l’abolition de la démocratie. Les deux grands partis se comportent comme une simple chambre d’enregistrement du programme gouvernemental et il faut supposer qu’un changement de majorité au Congrès n’apportera pas de vrai changement politique. Les Etats-Unis sont devenus une dictature de guerre. Les résultats du vote sur le «Military Commissions Act» en témoignent. Un éventuel changement de gouvernement n’aura guère d’influence sur les objectifs fondamentaux de la politique mondiale des Etats-Unis.

En revanche, la stratégie peut se modifier et l’on en perçoit déjà, en particulier en ce qui concerne l’Europe, les signes inquiétants. Les milieux américains du pouvoir et de la finance cherchent des stratégies visant à assujettir politiquement et financièrement d’autres gouvernements afin de se défaire du rôle d’uniques impérialistes. Un signe évident en est le transfert d’une partie importante des responsabilités militaires américaines à l’OTAN et par conséquent à la plupart des Etats européens, tout en conservant en fait le commandement. L’engagement accru de l’OTAN en Afghanistan et au Proche-Orient en sont deux exemples. Avec sa Force de réaction, mise sur pied essentiellement sous la pression des Etats-Unis, l’OTAN dispose d’une troupe d’intervention rapide.
Le rôle du gouvernement allemand et d’Angela Merkel consiste à faire accepter ce qui est planifié aux Etats-Unis

Un rôle spécial dans ce transfert des basses besognes échoit certainement à l’Allemagne de la Chancelière Angela Merkel. Quelques années avant les dernières élections du Bundestag déjà et surtout depuis le début de son mandat, Merkel est courtisée par l’establishment politique et financier des Etats-Unis et elle est de son côté toute disposée à écouter le chant des sirènes américaines. Elle a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère allemande et écarté les timides avancées de Schröder visant à créer un contrepoids à l’unilatéralisme américain. Cela se manifeste déjà dans l’accord de coalition du gouvernement qui met beaucoup plus l’accent sur les engagements transatlantiques que le gouvernement précédent et également dans la politique du gouvernement qui s’aligne tout à fait sur la politique américaine malgré quelques remarques apparemment critiques sur des détails. Mais Angela Merkel est plus qu’une simple marionnette du président des Etats-Unis. Tout porte à croire qu’on va la pousser à être un Bush européen qui devra faire appliquer en Allemagne et en Europe ce qui est planifié aux Etats-Unis. Cela correspond en grande partie à la personnalité de la Chancelière, à sa biographie politique et aux conceptions du rôle de l’Allemagne en Europe formulées par des stratèges comme l’ancien conseiller à la sécurité du gouvernement des Etats-Unis Zbigniew Brzezinski.
Brzezinski: L’Allemagne, tête de pont des Etats-Unis en Europe

Dans son livre «Le grand échiquier» paru en 1997, Brzezinski concevait un projet d’hégémonie mondiale des Etats-Unis dans lequel la domination du continent eurasien, l’Europe et l’Asie, joue un rôle central. Pour Brzezinski, l’Europe doit être l’indispensable tête de pont géostratégique de l’Amérique sur le continent eurasien. Pour l’Amérique, celui-ci présente un intérêt géostratégique considérable. L’Europe occidentale et centrale reste dans une large mesure un protectorat américain et la situation des Etats alliés rappelle celle des vassaux des anciens empires. Brzezinski traite en détail du rôle attribué à l’Allemagne. Contrairement à ce qui s’est passé après la Seconde Guerre mondiale, où les Etats-Unis avaient attribué un rôle de leader à la France pour construire l’Europe telle qu’ils la souhaitaient, il faut maintenant que l’Allemagne joue un rôle central pour empêcher l’aspiration de la France à une position de force indépendante des Etats-Unis. Toutefois, l’axe franco-allemand est également nécessaire car une Allemagne agissant seule susciterait trop la méfiance des autres pays européens. Cela ne serait bien sûr pas un axe comme l’entendent les Français mais un garant de l’emprise américaine sur le continent eurasien. Pour que l’Allemagne puisse donner le ton, sa position devra être renforcée. C’est pour cela que le gouvernement des Etats-Unis, notamment sous l’influence considérable de l’actuelle ministre des Affaires étrangères Condoleezza Rice, a soutenu le processus de réunification – contre les réserves du gouvernement français d’alors qui craignait déjà à cette époque – et à juste titre, comme on le voit aujourd’hui – une hégémonie de l’Allemagne en Europe.
Merkel a un programme athée

La Chancelière allemande n’a pas grandi dans le milieu politique de l’Allemagne de l’Ouest de l’après-guerre dont les principes étaient de ne plus pratiquer de véritable politique de force, de soumettre la politique à des valeurs chrétiennes, humaines et sociales ainsi qu’au droit, de veiller au maintien des libertés et de l’Etat social et d’éviter tout conflit militaire. Merkel a grandi en RDA dans un milieu athée et – d’après ce qu’on sait aujourd’hui – elle s’est accommodée du régime et elle était prête, là où cela servait sa carrière, à occuper des fonctions officielles dans la dictature. Depuis quelques années, il semble quelle suive un programme athée, bien que présidente d’un parti «chrétien», l’Union chrétienne démocrate (CDU). Le thème de la conférence qu’elle a organisée à l’occasion de son 50e anniversaire en 2004, a attiré l’attention: «Le cerveau, un exemple d’organisation autonome de systèmes complexes». La Frankfurter Allgemeine Zeitung, d’habitude proche de la CDU, a écrit à l’époque: «Le fait qu’un orateur officiel de la CDU considère le christianisme comme une pensée dépassée marque une date historique.»
Merkel est soutenue par les médias du groupe Springer et Jeffrey Gedmin lui fait un «briefing» quotidien

Au sein du parti, on sait que Merkel n’a pas les partisans habituels de la CDU, qu’elle n’est pas vraiment ancrée dans son parti. Elle est restée une étrangère surtout soutenue sans réserve par la puissante presse Springer. Le fondateur du groupe, Axel Cäsar Springer, défendait déjà sans réserves dans ses médias une politique proaméricaine et proisraélienne et n’autorisait aucune critique vis-à-vis des Etats-Unis et d’Israël. Aujourd’hui, le groupe Springer est étroitement lié aux intérêts des Etats-Unis. Dans le quotidien modèle Die Welt, Jeffrey Gedmin, conseiller officieux de la Chancelière, écrit presque chaque semaine de longs articles politiques. Fidèle à la ligne néo-conservatrice, il n’est pas avare de conseils à l’intention d’Angela Merkel. Il appartient au premier cercle des néo-conservateurs, collabore étroitement avec Richard Perle et John Bolton au sein de l’American Enterprise Institute et dirige, depuis la fin de 2001, donc depuis le début de la «guerre mondiale contre le terrorisme», la filiale berlinoise de l’Aspen Institute présent dans le monde entier. Il est intéressant de savoir que Gedmin lui-même évoque de temps en temps son passé communiste et qu’il a, selon ses dires, étudié une année en RDA, en 1984–1985, avant de se tourner vers la politique et de se détourner du communisme, biographie typiquement néo-conservatrice. Gedmin «briefe» quotidiennement la Chancelière, or c’était justement le rôle des «Führungsoffiziere» de la Stasi [Sûreté est-allemande]. Si l’Allemagne veut continuer à prétendre être une démocratie, il faudrait que Merkel soit contrainte de révéler au pays le contenu de ces «briefings» quotidiens. Dans d’autres pays, il existe une loi pour cela appelée «freedom of information act». Le conseiller officiel de la Chancelière en matière de politique étrangère, Echard von Kaeden, est, au sein du groupe parlementaire de la CDU, un faucon acquis à la politique étrangère américaine. L’ancien président de la CDU Wolfgang Schäuble est aussi un atlantiste. Il est lui aussi, comme le ministre de la défense Jung (CDU), favorable aux engagements militaires à l’intérieur de l’Allemagne. Le ministre des Affaires étrangères Steinmeier (SPD) est, en tant qu’ancien ministre et chef de la Chancellerie, trop menacé de scandales pour pouvoir mener une politique autonome.
Merkel est au service des milieux financiers internationaux

Merkel a fait ces dernières années des concessions importantes aux milieux financiers. Dans son allocution «Quo Vadis Deutsch-land?», prononcée à l’occasion de la Journée de la réunification en 2003, elle a défendu un programme néolibéral pour la CDU et en a retiré ce qui relevait de la doctrine sociale catholique. Encore une date historique! Depuis son entrée au gouvernement, la politique financière et économique n’est pratiquement plus orientée vers le bien commun. Des hausses d’impôts pour les consommateurs et la diminution des prestations sociales doivent permettre une politique néolibérale et une augmentation du budget militaire. On dit qu’avant son élection, Merkel avait promis au président des Etats-Unis que les investisseurs financiers extrêmement louches seraient toujours les bienvenus en Allemagne sous son gouvernement. Merkel a déclaré que l’un de ses objectifs les plus importants lorsqu’elle serait présidente de l’UE à partir du 1er janvier prochain, sera d’encourager la libre circulation des capitaux.
L’Allemagne est aussi en passe de devenir une dictature de guerre

Avec l’adoption du «Military Commissions Act» par les deux Chambres du Congrès des Etats-Unis, ceux-ci ont quitté le club des Etats de droit occidentaux.

Le CICR a critiqué la nouvelle loi américaine. Selon des sources russes, il y a un an déjà, le CICR a commencé d’établir un dossier sur les crimes de guerre en Irak, sur les crimes contre l’humanité dont sont responsables le président des Etats-Unis, son vice-président, le ministre de la Défense, les commandants des forces armées américaines et de nombreux membres du Congrès. Ce serait la première fois depuis 1943, lorsque le CICR avait établi un dossier sur les crimes de guerre de Hitler. Le monde devrait s’en inquiéter!

Le gouvernement allemand, par contre, n’a pas du tout critiqué la nouvelle loi américaine. Au contraire: presque en même temps, il a voté une nouvelle loi contre le terrorisme qui prévoit la création d’un prétendu fichier antiterroriste calqué sur celui des Etats-Unis pour contrôler les citoyennes et les citoyens. L’année dernière, Angela Merkel a déclaré dans un discours prononcé à l’occasion du 60e anniversaire de la CDU que les Allemands «ne jouissaient pas pour l’éternité du droit à la démocratie et à l’économie sociale de marché». En disant cela, elle portait atteinte à la Constitution allemande dont l’article 20 («La République fédérale d’Allemagne est un Etat fédéral démocratique et social.»), en liaison avec l’article 79-3, affirme l’existence de ces droits. Encore une date historique!
La « raison d’Etat militaire» de Merkel enfreint la Constitution

Pour Merkel, ce n’est plus la Constitution allemande qui fonde la raison d’Etat allemande, ce n’est plus le respect de la loi, donc de la justice et de la paix, mais le «partenariat transatlantique» et la défense du «droit d’Israël à exister». C’est ce qu’elle a également affirmé lors de cet anniversaire de la CDU. Des idéologues néo-conservateurs ne pourraient pas dire mieux. La protection d’Israël est pour les néo-conservateurs un des prétextes les plus importants à leur «guerre mondiale contre le terrorisme» et «partenariat transatlantique» signifie pour eux vassalisation de l’Allemagne et de l’Europe. Le gouvernement allemand a montré avec sa politique et ses prises de position sur la guerre et les crimes de guerre perpétrés par Israël au Liban et en Palestine qu’il veut imposer cette nouvelle raison d’Etat malgré l’opposition des autres gouvernements européens. Tandis que d’autres Etats européens comme la France ne veulent plus participer à la guerre permanente en Afghanistan organisée par les Etats-Unis, le gouvernement allemand est en train de s’installer durablement en Hindou Kuch et de remplir de plus en plus de missions dans cette guerre. Ce faisant, l’Allemagne contribue à développer le front de l’Est contre l’Iran et à rapprocher ce grand front militaire de la Chine. Il en va de même à l’Ouest pour le commandement de l’important engagement international de la marine au large du Liban et pour celui de l’engagement – mal connu – à la frontière de la Syrie.

L’Allemagne est le pays le plus peuplé et économiquement le plus fort d’Europe. Les Allemands voudraient vivre en paix et dans une aisance relative et ils sont prêts à s’engager en faveur d’un monde plus juste et plus pacifique. Leur gouvernement poursuit une autre politique, une politique qui ne tient pas compte de la volonté du peuple. Il s’agit là d’une sorte de coup d’Etat qui s’opère aux dépens des Allemands eux-mêmes et des Européens qui ont fait d’amères expériences avec la mentalité dominatrice allemande. En conséquence, plus le nouveau rôle de l’Allemagne sera connu dans le monde, plus la face hideuse de la nouvelle dictature de guerre apparaîtra clairement. Il convient de mettre en garde contre cette très inquiétante évolution. •





(Horizons et débats, numéro 41, novembre 2006)

Il ne faut pas que Merkel reprenne le rôle de Blair

Extraits d’une interview d’Antje Vollmer*

Sascha Buchbinder: Qu’est-ce qui caractérise Angela Merkel?

Antje Vollmer: La carrière très étonnante d’une personne qui, il y a 16 ans, était une pure scientifique essentiellement apolitique et qui est devenue cheffe d’une coalition qui pourrait détenir un très grand pouvoir.

Apolitique? A l’époque de la chute du pouvoir communiste, elle s’était jointe au mouvement en faveur des droits civils.

Elle s’est jointe au mouvement du renouveau démocratique. C’est à ce moment-là qu’elle a voulu avoir une action civique. Ni trop tôt ni trop tard. [rires] […]

Le deuxième problème concerne la politique étrangère. On a constaté qu’elle avait une attitude honnête. Mais le fait que notre politique étrangère se soit considérablement modifiée n’a pas fait débat. Cela m’inquiète beaucoup parce que derrière le non à la guerre en Irak il y avait l’idée d’une Europe plus unie. Mais je trouve qu’actuellement, on renonce à trop de choses. […]

Quel est aujourd’hui le concept de politique étrangère? Sommes-nous, à la place de Blair, le premier partenaire européen des Etats-Unis? On devrait en débattre, mais on ne le fait pas. On ne se demande pas non plus si on veut toujours siéger au Conseil de sécurité. Derrière cette question se cache celle de savoir si nous voulons abandonner notre ancienne modestie et par conséquent un rôle qui nous a apporté des sympathies dans le monde entier.

Source: Tages-Anzeiger du 11/11/2006


Mercredi 29 Novembre 2006

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