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Amir Peretz et la foi fondée à l'école de la politique


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Laura Knight-Jadczyk
Lundi 26 Février 2007

Amir Peretz et la foi fondée à l'école de la politique

Amir Peretz et la foi fondée à l'école de la politique


Par Laura Knight-Jadczyk



La BBC raconte que les journaux israéliens ont imprimé des photos du ministre de la défense, Amir Peretz, essayant de regarder des manœuvres militaires à travers des jumelles aux objectifs toujours operculés.


©BBC

Selon le photographe, M. Peretz a regardé trois fois dans les jumelles bouchées, opinant du bonnet tandis que le général Ashkenazi expliquait ce qui était en vue.


Ce n'est pas le premier politicien à démontrer de manière aussi vivant combien ils ont vraiment lâché prise avec la réalité. Par exemple, George Bush a été chopé faisant exactement la même bourde :


©AP

George Bush sur la zone démilitarisée coréenne en 2002. La photo suivante de la séquence montrait les opercules ôtés des objectifs, ainsi quelqu'un les a apparemment enlevés.



Maintenant, ne m'envoyez pas de liens « démystifiants » de Snopes [le démystificateur référence en matière d'hoax (canulars), NDT]. Snopes n'a pas démystifié cette photo. Ils admettent qu'ils ne savent pas si elle est vraie ou trafiquée.


Car ça arrive, Bill Clinton s'est fait attraper faisant ce truc nul et il est beaucoup plus dégourdi que Bush.



©AP

Bill Clinton en opération dans la zone démilitarisée coréenne en 1993


Et puis, bien entendu, il y a Ariel Sharon.


©Reuters

Ariel Sharon rejoint les rangs de la « foi bâtie » à l'école de la politique.


Certes, c'est une erreur facile à faire -- porter les jumelles aux yeux sans enlever auparavant l'opercule des objectifs --, et si vous êtes l'objet du vif intérêt des autres, il y aura toujours un photographe trop zélé pour capturer chaque truc stupide que vous faites. Ainsi Bush, Clinton et Sharon peuvent même être excusés, encore que nous suspectons qu'il y avait quelqu'un d'autre prenant soin de Bush qui a remarqué les objectifs avec les opercules en place et les a enlevés.


Mais la gaffe de Peretz semble être un peu plus que ça. Comme la BBC l'a précisé, « M. Peretz a regardé trois fois à travers les jumelles bouchées, en branlant du chef tandis que le général Ashkenazi expliquait ce qu'on voyait. »


Vous saisissez ? Il l'a fait TROIS FOIS, faisant tout le temps signe de la tête qu'il comprenait ce qu'il voyait.


Maintenant, prenait-il juste la pose pour la photo ? Probablement pas car il aurait déduit que, ne voyant rien, les opercules des objectifs étaient là, et que les photographies le montreraient ressemblant à l'imbécile qu'il est.


Gardez à l'esprit qu'il était censé inspecter les troupes, contemplant les manœuvres militaires avec le nouveau chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Gabi Ashkenazi. Ce sur quoi jacassait Gabi n'avait aucun intérêt pour Peretz ; c'est évident.


Cela signifie simplement qu'il n'était pas vraiment intéressé par ce qu'on lui racontait ; son esprit inventait, ne le dérangez pas avec des témoignages.


Bien qu'il existe un certain nombre d'exemples de pareilles stupidités de la part d'autres politiciens ayant fait les gros titres, le vieux Peretz était incapable de s'en souvenir ou de prévoir que lui aussi dans l'avenir pourrait avoir l'air d'un majestueux imbécile.


Qu'est ce qui se passe avec ça ?


Eh bien, permettez-moi d'évoquer quelque chose que Justin Raimondo a écrit en 2004 :


Ron Suskind, ancien journaliste du Wall Street Journal et auteur *, a fait dimanche dernier dans le New York Times Magazine un article en question sur Internet, et pour cause : c'est un portrait dévastateur de cette présidence « basée sur la foi », avec ses idiosyncrasies et ses particularités religio-culturelles. Mais ce n'est pas que ça. Suskind parvient à saisir, dans une série d'anecdotes vivantes, la psychopathologie politique qui motive cette administration et façonne sa perception. Voici la citation :
« En été 2002, après avoir écrit dans Esquire un article, que la Maison Blanche n'a pas aimé, sur Karen Hughes, l'ancien directeur des communications de Bush, j'ai eu un rendez-vous avec un haut conseiller de Bush. Il a exprimé le mécontentement de la Maison Blanche, et m'a ensuite dit quelque chose que je n'ai pas bien compris sur le moment -- mais que je pense maintenant provenir du cœur même de la présidence de Bush.
« L'aide a dit que les types comme moi étaient " de ce que nous appelons la communauté basée sur la réalité, " qu'il a défini comme le peuple qui " pense que les solutions émergent de son étude pertinente de la réalité perceptible. " J'ai acquiescé d'un signe de tête et murmuré quelque chose au sujet des principes et de l'empirisme de l'illumination. Il m'a coupé : " Ce n'est pas vraiment ainsi que le monde fonctionne désormais, " il a poursuivi : " Nous sommes maintenant un empire, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité -- à bon escient, comme vous -- nous agirons encore, créant d'autres nouvelles réalités, que vous pourrez étudier aussi, et c'est comme ça que les choses seront arrangées. Nous sommes les acteurs de l'histoire... et vous tous, il vous restera juste à étudier ce que nous faisons. »

Des racontars pareils au vieux Peretz infecté par la psychopathologie de la « foi fondée » à l'école de la politique. Il n'a pas à VOIR ce qui est réellement là : il peut LE CRÉER !


Raimondo a raison : c'est de la psychopathologie. Il écrit plus loin :


La suffisance, comme je l'ai précisé avant, a toujours été la caractéristique définissant la personnalité impérialiste, mais le genre d'orgueil démesuré exposé ci-dessus -- « Nous sommes un empire maintenant, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité » -- va au delà de tout ce que le monde a encore vu. Le plus fou des empereurs romains prenait soin d'apaiser les dieux, même quand ils s'octroyaient un statut divin. Mais personne n'a osé risquer son propre mythe de création. Ce n'est pas un nouveau type d'étasuniens, comme le professeur Ryn l'aurait voulu, mais une nouvelle espèce de forcenés.

Mais ce n'est pas une « nouvelles espèces de fous, » c'est le même vieux problème de l'humanité : les psychopathes.


Amos M. Gunsberg, psychothérapeute et formateur de psychothérapeutes, à écrit à New York :


Nous avions l'habitude de les appeler des psychopathes -- ces créatures qui apparaissent sur notre planète physiquement sous forme humaine, mais qui ne sont pas des êtres humains.
Nous avons remarqué qu'ils sont amoraux. Cela devrait nous donner un indice.
Nous avons remarqué qu'ils N'ÉPROUVENT PAS de sentiments. Cela aurait dû nous instruire.
Nous avons remarqué qu'ils sont sans cœur. Cela aurait dû déclencher des alarmes.
Les rudiments singularisant les êtres humains font défaut à ces créatures. Ils ne montrent aucune affinité, aucun accord, avec ce que nous appelons la « moralité », « l'honnêteté », les « convenances », le « fair-play, » etc. La faculté que nous appelons l'empathie leur fait défaut. Ils manquent de l'aptitude que nous appelons l'introspection.
L'humanité a passé des siècles à tenter de comprendre ces créatures comme une certaine forme d'être humain. Complètement en vain. Non seulement sans succès, mais continuellement à coût énorme pour notre civilisation. Ces créatures ne sont pas des êtres humains ayant mal tourné. Elles sont d'espèces différentes... vouées au sabotage des valeurs humaines... en prélude à l'assassinat des êtres humains... par exemple, la tactique utilisée par les nazis, passés et présents.
Ils rient de nous. Ils disent : « Personne ne nous comprend. Les gens ne peuvent pas se mettre dans l'esprit d'hommes agissant sans conscience. Ils essayent de comprendre, mais ils ne peuvent pas. »
Ces créatures NE PENSENT PAS humainement. Elles NE PARLENT PAS humainement. Elles ne savent pas ce qu'est ÊTRE humain.
Nous les rangeons dans la classe des « humanoïde. »
Oui, ils ont forme humaine. Si nous parvenons à résister à leur attaque assez longtemps, nous développerons par la suite l'équipement technique d'examen qui mesurera à quel point ils sont différents des êtres humains, en dépit de leur similarité de forme.
En attendant, la qualité de nos vies... et souvent nos vies mêmes... dépendent de notre capacité à reconnaître ces créatures pour ce qu'elles sont, et à prendre des mesures pour neutraliser leurs tentatives de nous détruire.


Témoignages du comportement humanoïde
Ils font des déclarations sans preuve. Pour eux, ces déclarations représentent ce qu'est la réalité ... déclaration après déclaration. La déclaration actuelle peut contredire ce qu'ils disaient auparavant. Cela ne signifie rien pour eux. Ils ne font aucune tentative pour traiter les contradictions.
Ils démontrent un manque total de compréhension de ce que nous entendons par un « fait. » Dans leurs écrits et dans leur discours, ils n'utilisent pas ce mot.
Nous, humains, trouvons cela difficile à croire. L'utilisation de faits est l'une des pièces fondamentales de nos vies. Nous basons nos conclusions et nos actions sur eux. Nous appuyant sur eux pour sonder les choses et pour établir davantage de faits. Quand nous discutons, nous présentons des faits, et nous exposons comment nous tirons d'eux nos observations et nos points de vue.
Sans faits, tout ce que nous avons s'appelle « imagination. »
Puisque ces créatures ont un aspect humain, nous supposons qu'elles doivent penser comme nous... sont au courant de ce que nous savons. Nous pensons qu'elles DOIVENT savoir ce que sont les faits. Quand elles n'ont pas recours aux faits, nous disons qu'elles jouent un jeu. Nous pensons qu'elles savent ce que sont les faits, mais ne veulent pas l'admettre.
Pas du tout ! Elles ne savent pas ce qu'est un fait. Quand nous parlons de faits et leur demandons de présenter des faits, elles nous regardent avec des yeux vides. elles ne savent pas de quoi nous parlons.
Elles nous étudient parce que leur stratégie est de se faire passer humaines. Elles nous entendent utiliser des mots -- des faits, des évidence, des justification. Il leur manque la capacité humaine de comprendre ce que nous voulons dire. Ce qu'elles font c'est ignorer nos allusions aux faits, ignorer nos demandes pour qu'elles donnent des faits, et elles espèrent que nous ne remarquerons pas que c'est dû à leur manque de compréhension. [...]
Pour elles, tout ce qu'elles « déclarent » est ce qui est réel. Ce que NOUS appelons la réalité n'est pas réel pour elles. ELLES « prononcent » ce qui doit être considéré réel. ...
J'ai demandé à un habitué de psychothérapie de regarder une chaise qui était situé à environ deux mètres près d'un mur. Je lui ai ensuite demandé de décrire la chaise. Il l'a fait, de manière plutôt détaillée, à part les pieds. LA CHAISE QU'IL A DÉCRITE N'AVAIT PAS DE PIED !


Lui ayant signalé cela, je lui ai demandé comment la chaise pouvait être suspendue en l'air, sans pied pour la soutenir. Il a dit : « Je l'ai mise là. » J'ai demandé : « Si vous détournez la tête, tombera-t-elle sur le plancher ? » Il a dit : « Non. Si je détourne la tête, la chaise n'est plus là. » J'ai demandé : « Si vous détournez la tête... et s'il s'avère que la chaise est toujours là ? » Il a ignoré la question.
Voici un autre exemple. Lors d'une discussion entre professionnels, au cours d'une conversation plus tôt cette année, cette déclaration a été faite : « Si suffisamment de gens croient qu'une chose est vraies, alors ce qu'elles pensent EST la réalité. »
Une question a ensuite été posée : « Pour autant que nous le sachions, il y a eu un temps où chacun croyait que le Soleil tournait autour de la Terre. Êtes vous en train de dire qu'à cette époque-là le Soleil tournait en fait autour de la Terre... et que c'est seulement en obéissance à un changement de croyance des gens que la Terre en est venue à tourner autour du Soleil ? »
La question a été ignorée.
Vous pourriez penser que leurs refus de répondre constitue une approbation... l'acceptation que ce qu'elles disent est totalement incongru et indéfendable. L'expérience a montré que vous seriez dans l'erreur. L'expérience a montré qu'elles continuent à faire exactement les mêmes déclarations, même après que l'évidence ait démontré le contraire.
Vous voyez combien sont différentes ces créatures ? Voyez-vous combien leur pensée et leur comportement sont éloignés de la pensée et du comportement humain ?
Rien de ce que NOUS appelons réalité n'est réel pour ELLES.
Je répète. Rien de ce que nous appelons réalité n'est RÉEL pour elles.
Quand un être humain mentionne une chaise, l'allusion concerne une chaise qui repose là sur ses propres pieds. Elle est là, que quelqu'un la voit ou non, que quelqu'un la mentionne ou non, que quelqu'un la « déclare » être là ou non. Elle est là d'elle-même.
Un élément fondamental dans le profil des humanoïdes est leur manque de compréhension qu'une chose puisse exister d'elle-même, indépendante de leur permission. Ils NE LE VOIENT PAS. Les seuls objets que les humanoïdes voient sont ceux qu'ils « déclarent »... ceux qu'ils imaginent.
Nous employons l'expression « ma perception » pour signifier une évaluation, une mesure de quelque chose séparé de nous-mêmes. Nous ne l'annonçons pas comme un « fait. » Nous sommes ouverts à réfléchir à d'autres vues si des faits déterminés sont à considérer.
Les humanoïdes utilisent l'expression « ma perception » comme du jargon, un mot à la mode. Ils imaginent ce qu'ils choisissent, et nous disent que c'est leur « perception »... ce qui, dans leurs esprits, CRÉE la réalité. Ce que nous appelons les « faits » n'existent pas pour eux. C'est pourquoi ils pleurnichent et prétendent être attaqués chaque fois que la preuve est demandée.
Les humanoïdes prétendent que leurs déclarations sont valides simplement parce qu'ils les font !!! Ils donnent plus de détails sur ça : « J'honore l'intégrité à cet égard. Comme un égoïste, je fais des déclarations qui sont pour moi valables. La validité pour " moi " vient d'abord. J'accorde à d'autres ce même respect en supposant qu'ils disent des choses valides pour eux-mêmes. »
Chez les êtres humains, pour qu'une chose soit considérée valide elle doit être justifiée par des faits. Rien n'est valide simplement parce que quelqu'un le dit.
Quand on demande aux humanoïdes comment ils évaluent si ce que quelqu'un dit est valide, et pas un truc inventé ou imaginé, ils ignorent la question.
Notez l'étrange utilisation du mot « intégrité. » Les humains définissent l'intégrité comme la droiture de caractère ; la probité ; l'honnêteté. Nous nous référons à ce qui colle aux faits et à la vérité, pas à la trahison. Les humanoïdes utilisent « intégrité » en voulant soutenir que ce qu'ils imaginent est vrai. Pas de mesure. Pas d'évaluation.
Quand la demande d'évaluation de leurs déclarations est faite, ils prétendent que celui qui les confronte n'a aucune intégrité... avançant que ce dernier ne défend pas LEUR position : que ce qu'ILS imaginent est vrai.
Sur quelle base prétendent-ils ça ? Les humanoïdes traitent le monde comme si c'était leur propre environnement holographique privé. Ils « promulguent » l'existence des choses. Tout est hologramme. Ils programment des hologrammes. Ils interagissent avec eux de la manière qu'ils choisissent. Ils les ont sous total contrôle. Quand ils décident de supprimer un hologramme, il disparaît.
Un hologramme est un hologramme est un hologramme. Un hologramme n'est pas censé avoir la faculté de penser par lui-même. Un hologramme n'est pas censé avoir la capacité de mesurer, d'estimer, d'évaluer, etc. Le plus important, un hologramme n'est pas supposé capable de s'échapper de sa condition holographique et de critiquer son maître.
Quand ça arrive, ils le réprimandent d'abord pour le ramener dans les rangs. Si cela ne marche pas, ils le « font disparaître ». Quand cela échoue, ils se mettent à l'abri en abandonnant le programme et en appellent un autre.
L'expérience a montré que peu importe ce que nous disons, peu importe ce que nous remarquons, peu importe la quantité de preuves données, cela n'a aucune signification pour ces créatures. Elles ont un but : nous duper dans leur classification en tant qu'humains, ainsi elles peuvent se concentrer sur le sabotage des valeurs humaines. Sans les valeurs humaines, la prochaine étape est l'assassinat des êtres humains. [...]
Une vue d'ensemble
Humanoïdes -
1. Font des déclarations sans preuve. Ces déclarations doivent être acceptées comme définissant ce qu'est la réalité instant par instant.
2. Ignorent les demandes de fournir le fondement de leurs déclarations.
3. Ricanent de l'évaluation humaine des faits, de l'honnêteté, des convenances, du fair-play.
4. Applaudissent à l'usage du mensonges, de la fraude, etc.
5. Pleurnichent qu'ils sont « attaqués » chaque fois qu'ils sont interrogés. Ne donnent aucune explication de ce qu'est « l'attaque » ou ce qui est attaqué.
6. Ne RESSENTENT pas les sentiments.
7. Regardent le monde comme leur environnement holographique privé.
8. S'appliquent à maintenir les humains à leur place -- à savoir, l'insignifiance.
Autres considérations
Les humanoïdes ne comprennent pas la distinction que nous les humains faisons entre bien et mal. Quand ils nous nuisent, ils ne comprennent pas pourquoi nous les appelons mauvais. Ils ne comprennent pas pourquoi nous avons des lois contre le meurtre. Leur approche est de se vanter, et même de moraliser sur leurs victimes.
Puisqu'ils ne comprennent pas la raison de telles lois, ils arguent ne pas pouvoir être tenus responsable de leurs actions.
Pas du tout. Alors qu'ils prennent la position que la loi ne s'applique pas à eux, ils savent que la loi a été décrétée s'appliquer à chacun. En outre, s'ils tentent de prétendre ne pas savoir qu'il existait telle loi, nous répondons avec un principe fermement établi : « L'ignorance de la loi n'est pas une excuse. »
Quand ils utilisent ces arguments, ils font bien comprendre qu'ils continueront à manœuvrer conformément à leurs dispositions. Nous pouvons rechercher des remords (une faculté humaine). Nous n'en trouvons pas. Ils ne pensent pas être des propagateurs du mal. Ils font simplement ce que leur constitution leur permet de faire. Le serpent à sonnettes ne se croit pas mauvais quand il injecte le poison. Il fait simplement ce que sa forme lui permet de faire.
L'expérience a montré que les humanoïdes continuent à se comporter de manières à ce que leurs espèces.. sabote les valeurs humaines en prélude à l'assassinat des êtres humains. Les nazis exposent cela de façon très vivante.
La question de les juger « responsables, » au sens humain du mot, doit être divisée en deux parties. Nous ne les jugeons pas responsables d'ÊTRE ce qu'ils sont. Nous les jugeons responsables des dommages qu'ils font.
Quand un chien attrape la rage, nous ne jugeons pas le chien responsable d'être devenu enragé. Ce que nous faisons, en matière d'auto-protection, c'est abattre le chien AVANT qu'il nous morde, AVANT qu'il nous infecte.
Nous ne jugeons pas le serpent à sonnettes responsable d'AVOIR des crochets venimeux. Ce que nous faisons, en matière d'auto-protection, c'est tuer le serpent à sonnettes AVANT qu'il nous tue.
De même avec l'humanoïde. Nous devons être sur nos garde du premier signe de sabotage des valeurs humaines.


Et il semble que ce soit pourquoi Amir Peretz ne s'inquiète pas que les opercules soient ou non sur les jumelles. C'est probablement pour cette même raison que Bill Clinton, George Bush et Ariel Sharon ne s'en sont pas non plus inquiétés, quoique Bush ait disposé d'une pratique personne des relations publiques aux alentours qui a remarqué pareille chose et tenté de lui rendre un look correct en enlevant les opercules. Raimondo a écrit :



L'épistémologie de l'impérialisme présent nous donne un aperçu des esprits affligés par une forme de maladie mentale de roman, rendue possible non seulement par la concentration du pouvoir centralisé dans la métropole étasunienne, mais aussi par la technologie de pointe et l'évolution des arts militaires. La brute sauvage, qui pense pouvoir contrôler la réalité en se servant de sa massue -- Ayn Rand a appelé « Attila » cet archétype, d'après les abominables Huns -- a été supplantée par le convenable technocrate Gucci qui croit pouvoir créer la réalité en poussant simplement un bouton ou en émettant un ordre. Par le contrôle des chasseurs à réaction aux ailes noires pour faire sauter ses ennemis hors de l'existence, le moderne Attila croit qu'il construit une nouvelle réalité, celle où ses caprices, ses préjugés, ses petites orthodoxies pointilleuses ont force des lois naturelles.
En bref, les néo-conservateurs sont juste franchement aliénés, quoique d'une manière unique historiquement. Ça explique beaucoup. Ça explique l'obstination bizarre à refuser de reconnaître l'erreur, même au moment où l'Irak implose. Ça explique l'indifférence absolue de nos dirigeants à être attrapé dans d'aussi nombreux mensonges -- « armes de destruction massive, » éclipsées, illusoires « liens » entre Saddam et le 911, impudente « sélection » des renseignements excitants, et contrefaçons intégrales.
Ils ne mentent pas -- ils créent les « nouvelles réalités. »
La démence militante de ce genre de mentalité explique aussi la cruauté désinvolte impliquée dans la mise en application de la vision néo-conservatrice de l'empire. Elle explique Abu Ghraib, pas comme une aberration mais comme nouvelle norme. Il est correct de bombarder des villes pleines de civils, d'enfermer et de torturer quiconque arrivant sur votre chemin, de proclamer tout le temps que vous venez en « libérateur. » Vous faites toujours du mal à ceux que vous aimez -- c'est-à-dire que vous êtes un sadique.


Psychopathes, tous.


Tôt ou tard, la réalité que cette élite psychopathe pense créer va lui tourner autour et la mordre. En fait, c'est déjà commencé. Et c'est dû à un autre trait psychopathe : l'incapacité de se souvenir du passé ou de concevoir pour le futur les conséquences de ses actions.


Stimulés par leur caractère, les psychopathes sont avides de pouvoir mondial bien que cela les condamne finalement à la mort avec des millions -- ou des milliards -- d'autres. Les psychopathes n'ont pas la capacité de comprendre les catastrophes qu'ils provoquent à maintes reprises sur eux-mêmes et le monde. Exactement comme les germes qui ne se rendent pas compte qu'ils seront brûlés vivants ou profondément enterrés dans la terre avec le corps humain dont ils ont causé la mort, ainsi le psychopathe ne comprend pas que la seule réalité qu'il crée est celle de sa propre destruction finale.



* Ron Suskind a écrit The Price of Loyalty : George W. Bush, the White House, and the Education of Paul O'Neil (Le prix de la loyauté : George W. Bush, la Maison Blanche, et l'éducation de Paul O'Neill).



Signs-of-the-times.org, Laura Knight-Jadczyk, 23 février 2007

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info





Mardi 27 Février 2007

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