Histoire et repères

Ambroise Boimbo, «l'homme qui à humilier le Roi de Belge » au du Congo



Richard LUMUMBA
Jeudi 16 Avril 2015

Ambroise Boimbo, «l'homme qui à humilier le Roi de Belge » au du Congo
Lors de la fête nationale du Congo Brazzaville le 15 août 2012, un poste sur Twitter a attiré mon attention sur un illustre inconnu de l'autre Congo.

Venant d'un certain Nicolas Patience B., ce poste rendait hommage à Ambroise Boimbo, un congolais dont j'ignorais tout et qui avait, semble-t-il, dérobé l'épée du roi Baudoin de passage à Léopoldville (future Kinshasa) le 29 juin 1960 pour la déclaration d'indépendance de ce qu'on appelait à l'époque,

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Ambroise Boimbo : le voleur de l'épée du Roi par Franc_6
Le Congo belge. Lors de la parade mettant en scène le jeune roi et le futur président Joseph Kasa-Vubu, cet ancien combattant devenu électricien commis l'impensable en prenant l'épée royale dans la voiture décapotable qui les conduisait.

Avant de développer sur ce qui pourrait passer pour un fait divers anecdotique, il est nécéssaire d'effectuer une mise en contexte historique. Le Congo se distingue des autres pays africains du fait qu'il ne fut pas une colonie de l'état belge mais une propriété personnelle du roi belge Léopold II. Celui-ci envoya un journaliste et explorateur britannique, Henri Morgan Stanley, en expédition pour lui tailler une part de “ce magnifique gâteau africain”. C'est ainsi qu'après avoir convaincu plus de 400 chefs tribaux d'abandonner leur souveraineté, Stanley acquit pour l'enrichissement personnel du roi belge, un territoire équivalant à 75 fois la taille de la Belgique.

Après donc 75 longues années d'exploitation intense du sol, du sous-sol et des hommes du Congo, le roi Baudoin vint “offrir” l'indépendance aux braves congolais sans oublier de déclarer devant le peuple que l'indépendance ainsi octroyée est le fruit du génie politique de son oncle Léopold II, pourtant responsable de la mort de 5 à 15 millions de congolais. C'est dans ce contexte insultant pour la dignité humaine que Ambroise défie l'autorité ainsi établie comme pour crier haut et fort: “Non, nous ne recevons pas la liberté, nous la prenons”.

Le fait que Ambroise Boimbo ait été vite maîtrisé est anecdotique car ce qui demeure, c'est le pouvoir symbolique de ce geste, immortalisé par le photographe allemand Robert Lebeck. Pour beaucoup de congolais, la déclaration d'indépendance ne s'est pas faite par les discours du 30 juin 1960 mais par le vol de l'épée le 29 juin 1960.

Ambroise Boimbo est mort en 1989 et est resté dans l'anonymat jusqu'à ce que, à l'occasion du cinquantenaire des indépendances, une équipe de journalistes belges enquête sur son identité et retrouve sa sépulture.

Richard LUMUMBA


Jeudi 16 Avril 2015


Commentaires

1.Posté par patrice lumumba le 05/11/2015 12:05 (depuis mobile) | Alerter
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des gens pareils sont a trouver où dans ce beau pays tout le monde qui y son sont des veritables voleurs en commença par la tête.

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