Palestine occupée

Amal et le Hezbollah mettent en garde



Irib
Mercredi 8 Août 2007

Amal et le Hezbollah mettent en garde
À peine la partielle de Metn terminée, l’Alliance du 8 mars a décidé de prendre les devants : elle vient d'ouvrir, à une cinquantaine de jours du scrutin, la bataille de la présidentielle. De l'issue de cette bataille dépend, on s'en doute, l'avenir d'un Etat, dont la souveraineté est soumise, depuis plus de 4 ans, aux vents mauvais venus de l'Amérique.

Un récent communiqué signé Amal-Hezbollah fait écho aux inquiétudes qui traversent, en ce moment même, le camp souverainiste. Celui-ci est, en effet, pleinement conscient des risques qu'il y a à dépouiller la scène politique libanaise de ses acteurs "américano-incompatibes", ceux là même qui ont su, en été 2006, défendre, face à Israël, l'indépendance et l'intégrité du Liban. Une telle perspective pourrait se produire, si jamais le palais de "Baabda" tombait dans l'escarcelle du courant pro-occidental du 14 mars.

Ce n'est un mystère pour personne que l'actuel titulaire du poste de Premier ministre répond, dans ses moindres actes et gestes, aux agendas politiques fixés à Washington et à Tel Aviv. Le Liban, tel qu'il le souhaite pour les Libanais serait un Etat effroyablement "desétatisé" par ses larges liens de vassalité envers la Maison Blanche, sinon comment expliquer les curieuses rencontres de ces derniers jours entre l'Ambassadeur américain, à Beyrouth, et les principales figures de la majorité, rencontres, où il est, dit-on, question d'amender la loi électorale, cette loi électorale qui, écrit noir sur blanc, en préambule de la Constitution, prévoit l'élection du Président de la République, via le parlement.

Le prétendant à la Magistrature suprême se doit, ainsi d'obtenir l'avis favorable des deux tiers des députés, exprimé à bulletin secret. Depuis les Accords de Taëf, ce principe s'est posé en garant de l'équité politique au Liban, ainsi que de son unité et de son intégrité. Que les Etats Unis et leurs alliés internes veuillent le contourner, au prix de défigurer une configuration politique, jusque là, bien portante, cela ne peut que signifier, à terme, la fin du Liban uni: mais jusqu'où pourrait aller la cécité politique de la majorité? Cherche-t-elle, sciemment ou inconsciemment, à provoquer l'éclatement final de l'Etat libanais? La volonté de se maintenir au pouvoir est une chose, mais encore faut-il qu'il y ait un Etat, pour que l'on s'y maintienne de gré ou de force au pouvoir.


Mercredi 8 Août 2007

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