Politique Nationale/Internationale

Allégations anti-iraniennes du Premier ministre britannique


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Le Premier ministre britannique a accusé, jeudi lors d’un point de presse, l’Iran et la Syrie de soutien au terrorisme. Une fois de plus, Tony Blair a évoqué, les efforts iraniens pour se doter d’armes nucléaires, selon les termes du Premier ministre britannique qui, en plus, a appelé Téhéran et Damas à se rallier à la Communauté internationale.


IRIB
Vendredi 4 Août 2006

Allégations anti-iraniennes du Premier ministre britannique
Dans le contexte actuel où l’Iran et la Syrie réaffirment leur appui au Hezbollah, les critiques répétitives qu’a formulées Blair contre Téhéran et Damas, notamment ses allusions à ce qu’il appelle d’éventuls efforts iraniens pour fabriquer la bombe atomique, auraient pour but d'imputer à autrui sa part de responsabilité dans ces malheurs internes voire éclipser sa situation pas très enviable à l’interieur du Royaume Uni aussi bien que sur la scène mondiale. Alors que les retombés négatives de l’alignement à l’aventurisme américain en Irak pèsent, toujours, lourdement sur le dos du Premier ministre britannique, celui-ci laisse se faire passer l’image de complice, dans l’offensive militaire israélienne contre le Liban, se trouvant dans le collimateur des critiques croissantes internes et externes. L'acheminement des aides logistiques urgentes pour renforcer militairement Israël dans son agression contre le Liban et l'objection britannique à l’établissement d’un cessez-le-feu immédiat, ont mis le Premier ministre dans une situation embarrassante.

L’appui britannique à l’agression israélienne contre l’intégrité territoriale du Liban se fait en total déni des lois internationales. Le Premier ministre britannique se permet d’assimiler au terrorisme l’appui politique et spirituel de Téhéran et de Damas au Hezbollah, alors que, selon la charte, même, des Nations Unies, la juste résistance des peuples palestinien et libanais contre l’occupation et l’agression sionistes est légale et légitime. La vision de Blair sur le conflit au Liban diffère, par ailleurs, de celle de l’Union Européenne qui, pour sa part, refuse d’intégrer sur sa liste de groupes terroristes, le nom du Hezbollah libanais. En ce qui concerne les activités nucléaires iraniennes, les allégations de Tony Blair manquent de fondement ; car aucune trace d’une dérive du programme nucléaire iranien n’a été signalée dans de multiples rapports remis par le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atopmique ni dans les résultats de ses inspecteurs. Quoi qu’il en soit, Blair semble ne lésiner sur rien pour mettre l’Iran en face de la Communauté internationale. Enfin, lesquels se positionnent face à la Communauté internationale: les pays qui plaident pour une paix durable et un cessez-le-feu immédiat au Liban ou ceux qui, comme la Grande Bretagne, encouragent le régime sioniste dans ses crimes ? Le monde en jugera lui-même.


Lundi 7 Août 2006


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