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Algérie: Corruption ou mesures d'accompagnement?


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Ça fait des semaines, voire des mois, que je peine à écrire quelque chose sur la corruption en Algérie. C’est phénoménal : Elle est partout mais personne n’est capable d’en donner des preuves. Elle est présente sous de formes différentes et elle est accueillie à grand échelle sous tous les toits. Ceux qui la dénigrent finissent mal. Elle écrase tout sur son passage, y compris les épaules étoilées. N’en déplaise à nos gouverneurs, la corruption accompagne officiellement tous nos projets. Et avec les nationaux et avec les étrangers. Elle a même intégré nos écoles et nos universités. On peut la trouver dans les copies des élèves, dans leurs bulletins des notes et pendants les examens de fin d’année. Il n’y a pas loin qu’hier, je l’ai rencontrée en compagnie de l’Imam de la mosquée d’à côté.
Je disais donc, j’ai eu de la peine pour ficeler un article expliquant le phénomène. On l’aura compris, j’ai failli lâcher prise jusqu’il y a quelques minutes, j’ai trouvé l’article suivant que je me permets de rediffuser au risque de mettre en colère mon concitoyen Kamel Daoud du journal : Le Quotidien d’Oran. Qu’il m’en excuse ou qu’il me laisse un message, j’ai quelque chose pour lui. Voici l’article et bonne lecture !


ajaghvou@hotmail.fr
Mardi 30 Janvier 2007

Ce que vous devez savoir sur la corruption en Algérie
Par Kamel Daoud, Le Quotidien d'Oran, 27 janvier 2005

Pour se représenter la politique de lutte contre la corruption en Algérie, il faut se représenter un lutteur spécialiste de la lutte greco-romaine qui lutte contre lui-même, sous les yeux d’une foule qui regarde ailleurs.
Un observatoire de la corruption en Algérie ou une politique contre l’argent sale et les pots-de-vin sont pour la consommation des médias ou celles des opinions occidentales à attirer. Un petit patron algérien privé y croit autant que l’on croit, aujourd’hui, au socialisme. Le premier constat est que la corruption n’existe pas en Algérie, c’est pourquoi on ne peut pas lutter contre. On ne la voit jamais, mais il arrive que l’on puisse en sentir les lignes de forces et l’univers discret et pesant dans les propos d’un petit patron algérien qui tente sa survie dans le complexe général de cette industrie libre et qui se laisse aller à la confidence. Elle a ses règles qui sont strictes et obéit à des normes qui lui assurent la marge clandestine.
- 1° «D’abord l’humilité», nous expliquera un jour un Algérien propriétaire d’une petit complexe touristique en Algérie. «La plus grave faute, lorsque vous êtes un privé et que vous avez un problème à régler ou un agent à souffrir, est de croire que vous pouvez casser le chantage d’un petit agent de l’Etat qui vous demande sa part, en allant se plaindre à son chef ou à son seigneur à Alger. Le résultat possible est que le patron de cet employé vous demandera plus que ce que demandait son subalterne pour vous régler le même problème. Ceci dans le meilleur des cas, c’est-à-dire celui où l’affaire est encore négociable dans la discrétion». L’autre possibilité est que le patron vous demande de payer son «intervention» puis vous laisse tomber dans les bras de son subalterne qui va vous faire payer dix fois la prestation en y mettant le prix d’une longue hésitation, de faux rendez-vous et de petites colères «destinées à vous inculquer, une fois pour toutes, les rapports de force» et la véritable hiérarchie du réel.
- 2° «La deuxième des règles et celle de la lucidité», continue notre témoin. «L’erreur à ne jamais faire c’est d’étaler le problème en public, recourir à des journaux ou à la justice ou aux procédures de recours administratifs. C’est une grosse erreur car vous oubliez que vous ne pouvez rien prouver car la corruption n’existe pas et reste impossible à démontrer. Ce que vous en récoltez c’est le malheur d’être définitivement grillé dans le circuit des affaires. Vous devenez infréquentable, peu sûr et donc peu efficace pour vos affaires et les affaires des autres. Certains ne vont plus vous recevoir dans leurs bureaux par la suite et là, si vous êtes un homme d’affaires, votre affaire est une affaire qui vous reste sur les bras. Un certain nombre de vos demandes de dossiers de crédits, de facilités, d’investissements et d’autorisations vont prendre le long chemin du pèlerin qui va à pieds à La Mecque. Chaque étage de la machine algérienne aura son idée sur vous et tout le monde va vous expliquer indirectement que puisque vous avez choisi la loi et ses procédures, l’administration va faire la même chose jusqu’à ce que vous fêtiez votre 70ème anniversaire», résume avec humour notre témoin. Dans le milieu, il y a la solidarité et «une affaire peut être négociée à l’amiable tant qu’elle n’a pas atteint la surface». «Si vous vous amusez à vous défendre en public, c’est tout le monde qui se ligue contre vous.
Même vos propres amis dans les affaires puisque vous leur portez préjudice d’une certaine manière».
- 3° «La troisième règle est la perspicacité». Notre bonhomme est un bonhomme qui travaille dans le tertiaire, en Algérie. «Lorsque vous avez une affaire, vous apprenez très tôt à calculer la marge nécessaire des gratuités des services». Chaque secteur du complexe-Etat a son quota de jours gratuits et de prise en charge totale, à l’oeil. «Etre un bon patron, c’est savoir calculer cette marge pour ne pas faire sombrer le complexe hôtelier dans la ruine, mais aussi bien distinguer dans le lot des demandeurs ceux qui peuvent vraiment vous faire mal et ceux qui ne sont là que pour tester votre docilité. Cela n’est pas souvent évident et il faut en la matière avoir une longue expérience. Un petit agent d’une administration annexe que vous négligez sera peut-être, un jour, à l’origine d’une brigade de contrôle qui vous fera payer ce qu’un gros cadre de l’Etat aurait été incapable de vous faire subir». L’équation est mathématique, mais fonctionne à l’intuition pure. La paix absolue s’obtient en offrant le gîte et le couvert -et la boisson- gratuitement, à tout ce beau monde de la prédation para-administrative et donc fermer boutique à la fin de la saison. «L’autre solution et de demander à tout le monde de payer ses vacances comme tout bon citoyen algérien, mais là aussi on risque de se faire fermer la boutique à la fin de la saison pour une histoire de conformité d’un plafond avec un texte datant de 1967». «Le problème en Algérie c’est que l’on ne sait pas toujours qui commande qui et qui il faut payer. Contrairement au Maroc ou à la Tunisie, la corruption en Algérie n’est pas organisée et ses adresses sont floues. On perd un temps fou à distinguer dans le labyrinthe «Qui commande qui?», pour pouvoir payer là où il faut, la personne qu’il faut et dans le temps qu’il faut.
- 4° «La quatrième règle est celle de la prévoyance». C’est un autre bonhomme de l’Algérie qui négocie sa présence dans le privé algérien qui nous l’explique. «Il faut être à l’écoute des nouvelles nominations et faire acte d’allégeance le plus vite possible. Lorsque vous êtes convoqué pour un prétexte futile dans un bureau quelconque, prévoyez quelques invitations d’honneur pour une prochaine réception, découvrez quelques relations communes, de préférence anciennes ou familiales pour ne pas multiplier les pourcentages et ayez à l’esprit de montrer votre disponibilité pour un quelconque service futur éventuel. C’est chez vous que votre haut cadre doit se sentir chez lui». Et dès les premiers jours du marquage du territoire et du test des pouvoirs.
- 5° «La patience et la rapidité dans l’intuition». «Lorsque vous êtes coincé et que vous voyez que toutes vos démarches légales se heurtent à des refus presque systématiques, dans des administrations pourtant cloisonnées et qui, apparemment, n’ont aucun rapport entre elles, il vous faut comprendre qu’il y a un super gros parrain, très, très haut placé, une sorte de guichet unique qui vous indique son chemin et le chemin de son bureau de la manière la plus subtile. Bien sûr, vous ne verrez jamais cette personne, mais comme vous en reconnaîtrez l’émissaire à l’instant même où il se présente à vous. L’intermédiaire ne vous vendra rien sauf le temps, mais c’est justement cela que vous voulez gagner. Le temps que vous auriez pu dépenser à attendre un cachet humide, une autorisation ou un accord écrit pour votre projet.
Sa facture n’a rien d’illégale, elle est même la bienvenue. Si vous cherchez un terrain, il vous le trouve, même sous les pieds d’un wali ou dans un cimetière grec. Il vous le fournit au prix de l’Etat, avec les papiers de l’Etat et les actes de l’Etat. Ce que vous lui payerez, peut-être quatre fois plus que ce que vous avez acheté, c’est le miracle de la rapidité». Bien sûr c’est illégal et immoral. «Mais les choses fonctionnent ainsi et personne ne va en guerre contre ces règles sans finir comme salarié, ou pire, comme petit prête-nom».
- 6° «La profonde conviction que tout est fragile». «Avec de telles règles pour faire fortune ou seulement défendre la sienne, il faut être idiot pour ne pas comprendre que toute entreprise est presque un jeu de hasard, de baraka et de ruses et d’homonymes. On fait des affaires parce qu’on comprend d’abord comment elles se font et avec qui. Avec la marge magique on gagne certes du temps, mais ce gain est précaire car, du coup, on n’est couvert que par des noms et des personnes qui peuvent partir un jour ou l’autre». Si la corruption fait gagner du temps, elle introduit aussi son client dans l’univers des humeurs, où tout dépend de tout et de rien. «On peut gagner gros, mais aussi perdre le tout. Avec de telles règles de réussite, l’entreprise algérienne du privé en est encore à la mentalité de l’opportunité, de la razzia et de la bonne affaire». «La conclusion: l’économie algérienne n’est pas encore au stade du marché libre: c’est une économie qui passe de l’époque du «dirigé» à celle des rapports de force».

Ecrit par Kamel Daoud et diffusé dans Le Quotidien d’Oran.
http://www.algeria-watch.org/fr/article/eco/corruption.htm
Adopté par Laïd DOUANE :


Lundi 29 Janvier 2007


Commentaires

1.Posté par Marc Boronad le 12/12/2007 09:28 | Alerter
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Le Clos-Salembier est un quartier des hauteurs d'Alger. Merveilleux centre aéré qui était dirigé par madame Auriacombre, mère de l'écrivain Marie Cardinal. Les cités Diar-es-Saâda, Diar-el-Mahçoul et la villa Lung où de merveilleux tableaux étaient exposés.
Je suis l'auteur de ce site. Mon but aujourd'hui, rencontrer sur Internet, Kamel Daoud.
J'admire son français bien maîtrisé, sa liberté de parole, ses mots justes.
Merci à tous de votre attention.

2.Posté par amroune layachi le 13/08/2008 20:20 | Alerter
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M’sila : Le demandeur de la nationalité israélienne écroué

Amroune Layachi, ex-cadre à la direction des impôts de la wilaya de M’sila, dont la lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, demandant l’autorisation pour l’acquisition de la nationalité israélienne, a été placé sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur près le tribunal de M’sila durant la journée du 28 octobre.


On ne sait pas s’il a été incarcéré pour sa demande de la nationalité israélienne ou pour d’autres chefs d’inculpation. Au niveau de la cellule de la communication de la sûreté de la wilaya qui a procédé à sa convocation, on avance le fait qu’il est poursuivi pour cinq chefs d’inculpation : divulgation de secret professionnel, usurpation de nom, « dérangement » des autorités, complicité de fonctionnaire et correspondance inopportune, et non pas pour sa demande de la nationalité israélienne. Rappelons que cette arrestation a coïncidé avec la publication de la lettre de Amroune Layachi, le 22 octobre 2007, dont El Watan a été destinataire d’une copie, et dans laquelle il demandait l’autorisation au ministre des Affaires étrangères pour entreprendre les démarches pour l’acquisition de la nationalité israélienne compte tenu du fait que son existence en tant qu’Algérien est rendue indésirable par les différentes autorités judiciaires, sécuritaires et administratives. Rappelons également que cet ex-cadre de la direction des impôts a crié haut et fort pour que l’affaire de la falsification de l’extrait de rôle dans laquelle il est impliqué soit jugée après avoir été enterrée par le tribunal de M’sila. Il a été impliqué dans cette affaire parce qu’il avait poursuivi en justice un importateur pour fraude fiscale (lire El Watan du 2 janvier 2007). Aux dernières informations, l’ex-cadre des impôts a été condamné à une peine d’emprisonnement avec sursis.


Par S. Ghellab http://blog.france2.fr/hogra/
http://hogra.centerblog.net/

3.Posté par amroune layachi le 13/08/2008 20:22 | Alerter
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Administration fiscale à M’sila
La déliquescence persiste

Le cycle des révélations faites à travers des lettres ouvertes, une quinzaine, publiées par des quotidiens arabophones à la fin de l’année 2000, faisant état, au niveau de l’administration fiscale de cette wilaya, de falsification, de dissimulation et de destruction de documents fiscaux, semble se répéter en ce début de l’année 2006, avec des révélations qui sont venues rappeler que la situation de déliquescence des années 1990 ne s’est aucunement dissipée, et demeure jusqu’à cette date.


L’indice révélateur de cet état de déliquescence des impôts s’en trouve être vérifié, nous dira l’ex-receveur des impôts de M’sila, M. Amroune Layachi, par le faible taux de recouvrement des créances de l’année 2006 ne dépassant pas 1% pour un reste-à-recouvrer pour l’année 2005 d’un montant de 3000 milliards de centimes. Et d’ajouter : « Si pour l’année 2006 les recouvrements n’ont pas dépassé les 1%, soit 30 milliards de centimes, le montant restant, soit 2970 milliards de centimes, sont des créances irrécupérables, et constituant par voie de conséquence un manque à gagner substantiel pou le Trésor public. » « Le caractère irrécupérable de ces créances, a-t-il précisé, n’est pas le fait de la prescription, mais est dû à une gestion complaisante des dossiers fiscaux des contribuables, et le lobby qui sévit à l’intérieur de l’administration n’agit pas dans l’intérêt de la collectivité nationale. » Les révélations faites à travers des lettres anonymes font état d’une fraude fiscale à grande échelle sévissant dans cette wilaya où le Trésor public aurait enregistré un manque à gagner d’une valeur de 179 milliards de centimes. L’autre élément caractérisant la déliquescence au niveau de l’administration fiscale réside dans le détournement de 11 milliards de centimes par le receveur des impôts de Bousaâda sur une période de cinq ans, de 2001 jusqu’à fin 2005. « Ce receveur, nous dit-on, n’a jamais inquiété lors des opérations d’inspection, et était considéré à juste titre comme le gestionnaire modèle en termes de loyauté et de compétence. » La déliquescence de cette administration s’est caractérisée également, nous explique-t-on, par l’octroi d’une franchise de TVA d’un montant de 17 milliards de centimes à un investisseur fictif, lequel a eu toute latitude pour s’approprier illégalement les 17 milliards, avant que la direction des impôts de Blida ne découvre le pot-aux-roses, que ce document était scanné et qu’elle était assurée qu’il n’y a pas d’investissement de 117 milliards de centimes à Sidi Aïssa ». Le fonctionnaire de l’inspection des impôts de Sidi Aïssa, qui serait à l’origine de la délivrance de cette franchise pour cet acte, n’a écopé que d’un avertissement verbal. Ces agissements, qui sont de la même nature que ceux révélés par la mission de l’IGF en 2000 et ayant engendré le limogeage de fonctionnaires (El Watan du 13 janvier 2001), ne semblent aucunement s’estomper, eu égard au nombre important de correspondances adressées aux autorités supérieures du pays, parmi lesquelles le président de la République. La plainte déposée à l’époque contre ces fonctionnaires pour des griefs relevant de gestion complaisante des dossiers fiscaux n’aurait aucunement mis à nu ces manœuvres mafieuses, qui seraient incrustées à ce jour, nous dit-on. Car ces fonctionnaires ont tous bénéficié du non-lieu dans cette affaire. A en croire M. Amroune Layachi, le verdict n’a pas soustrait l’administration fiscale de la spirale des manœuvres frauduleuses. « Preuve en est, dira-t-il, je n’ai jamais dénoncé ces agissements mafieux caractérisant la direction des impôts. Je suis allé jusqu’à créer un site internet pour dénoncer cette situation », a soutenu cet ex-receveur des impôts. L’occultation de ces actes s’en trouve vérifiée, dira-t-il, au niveau de la direction des impôts, qui refuse depuis 2001 de transmettre mon dossier à la justice après avoir été accusé de falsification d’un extrait de rôle au profit d’un grossiste importateur qui était redevable au fisc d’un montant de 19 621 175 DA, et contre qui, comble de l’ironie, j’avais introduit une poursuite judiciaire pour fraude fiscale. » Et d’ajouter : « Plus grave encore, la direction des impôts n’a pas procédé à une saisie du patrimoine foncier dont il dispose en compensation de la dette fiscale, ce qui a permis à ce grossiste de procéder à une donation de non-patrimoine foncier à sa fille et à son fils, fonctionnaire à la direction des impôts. » Les différentes révélations faites en ce début de l’année 2006 sont à l’origine de l’enquête que mène présentement la brigade économique et financière de la sûreté de wilaya qui s’est attelée à mettre à nu les agissements préjudiciables et répondre à deux questions qui n’ont pas été résolues depuis 2001. Premièrement, pourquoi le dossier de l’ex-receveur des impôts de M’sila accusé de falsification d’un extrait de rôle n’a pas été transféré à la justice ? Et deuxièmement, pourquoi la direction des impôts n’a pas engagé la procédure de saisie contre le grossiste importateur ? A ce propos, dira l’ex-receveur des impôts, « mon dossier n’a pas été envoyé à la justice parce qu’il n’y a aucune preuve de falsification de l’extrait de rôle de ce grossiste importateur, personne que j’ai moi-même poursuivie en justice pour fraude fiscale. » Et d’ajouter que « la procédure de saisie n’a pas été engagée contre ce grossiste parce que son fils est fonctionnaire dans cette administration et ne permettra à quiconque d’engager la procédure de saisie et de toucher à son père, sinon il va dénoncer les agissements des fonctionnaires qui le feront. » Toutes nos tentatives de joindre le directeur des impôts se sont avérées vaines, il semblerait qu’il était en congé.


Par S. Ghellab http://blog.france2.fr/hogra/
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4.Posté par amroune layachi le 13/08/2008 20:23 | Alerter
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Lutte contre la corruption à M’sila
Des dossiers toujours en instance

Au moment où les hautes autorités du pays mènent une lutte implacable contre la corruption, il se trouve qu’au niveau des instances judiciaires de la wilaya de M’sila les affaires de ce genre sont soit classées par le parquet, soit expédiées littéralement avec des non-lieux.


Dans le cas de ces dernières, citons l’affaire des chèques sans provision d’un client de Hagra, lequel était redevable aux Moulins du Hodna (Eriad) d’un montant de 70 millions de dinars. Affaire pour laquelle, la juge d’instruction près le tribunal de Hagra avait requis le non-lieu. Montant, faut-il le souligner, 70 fois supérieur au montant du chèque sans provision, qui a été à l’origine de l’incarcération de la directrice d’El Fadjr Hadda Hazzam. non-lieu qui a été aussitôt rejeté par la chambre d’accusation près le tribunal de M’sila, rejet qui a coïncidé avec l’affaire d’Eriad Sétif où le directeur des Moulins du Hodna a été mis sous mandat de dépôt. Parmi les affaires qui donnent l’impression d’être classées, il y a celle de l’agence foncière de Bou Saâda, laquelle remonte à 2002, date de dépôt de la plainte avec constitution de la partie civile par l’APC de Bou Saâda. Elle continue à faire du surplace et pourrait être définitivement classée. Rappelons que cette affaire a été déclenchée suite à la révélation de certaines informations sur le directeur de l’agence foncière qui est accusé d’avoir dilapidé le patrimoine foncier de la commune de Bou Saâda. Parmi les affaires dont la justice a eu un jeu trouble, il y a celle relative à l’ex-receveur des contributions diverses de M’sila. Amroune Layachi, qui, inculpé dans une affaire de falsification d’un extrait de rôle au profit d’un grossiste importateur, attend toujours que la justice prouve son innocence. Cette affaire a été enclenchée par la justice après que l’ex-receveur eu touché les hautes instances du pays à travers des requêtes. « Après cela, dira-t-il, j’ai été auditionné par la PJ et interrogé par le juge d’instruction. » « Depuis, cette date, l’affaire a été enterrée au niveau de la justice », a-t-il soutenu. Le 1er avril, une deuxième requête a été transmise au président de la République. « Aussitôt après, dira Amroune, j’ai été convoqué par la PJ pour être présenté au procureur de la république le 20 avril dernier et déféré au niveau du doyen des juges d’instruction, qui a été depuis peu relevé et affecté à la cour de Sétif. Après le passage au niveau de l’instruction pour cette affaire de falsification, plus rien n’est venu altérer la sérénité de la justice pour trancher cette affaire », a soutenu Amroune Layachi qui voulait à tout prix que l’affaire passe en justice pour prouver son innocence, quant à la falsification de l’extrait de rôle. Rappelons que l’ex-receveur des contributions diverses de M’sila, Amroune Layachi a été accusé en 2001 pour falsification de l’extrait de rôle d’un grossiste importateur, qui voulait rayer son registre du commerce tout en étant redevable au Fisc d’un montant de 19 621 175 DA. Signalons que cet importateur grossiste était poursuivi en justice par Amroune Layachi pour fraude fiscale. ce grossiste importateur est le père d’un fonctionnaire de l’administration fiscale, lequel, dira Amroune Layachi, gérait à partir de l’inspection des impôts les affaires de son père. Et d’ajouter que ce fonctionnaire louait des registres du commerce à un importateur prospère réputé sur la place publique de M’sila. « Depuis le 20 avril dernier, l’affaire a été enterrée, dira Amrane Layachi, jusqu’au 29 novembre, date à laquelle j’ai été convoqué par le procureur de la république par le tribunal de M’sila, après avoir envoyé pour la 3e fois des requêtes aux hautes instances du pays, et où j’ai mis en relief les dépassements et intimidations dont j’ai été victime, et les velléités d’étouffement de l’affaire de falsification dont j’étais accusé. » « Une fois dans son bureau, a-t-il soutenu, le procureur a ordonné au secrétaire d’établir une convocation pour la séance du 20 décembre dernier. » Il était clair a précisé Amrane Layachi que le dossier a été archivé et l’affaire classée. preuve en est que la date de la séance a été fixée par le procureur de la république en ma présence. « Avant de quitter son bureau, le procureur de la république m’a exhorté de ne plus écrire de requête », a-t-il indiqué. D’aucuns diront qu’il est énigmatique, d’une part, que cette affaire ne « bouge » que suite à la transmission de requêtes aux hautes instances du pays, et, d’autre part, que le procureur de la République mandate des policiers pour faire une perquisition dans le bureau et le domicile de Amrane Layachi, alors que le dossier se trouve au niveau du parquet. Par ailleurs, l’énigme est plus troublante par le fait que le procureur général près la cour de M’sila n’a pas trouvé mieux que de charger les services de police pour procéder à l’enquête sur la scandaleuse affaire de la CNAS de M’sila, lorsque précisément 82 policiers y sont impliqués. D’aucuns s’interrogent par voie de conséquence sur les desseins de l’exclusion des services de la gendarmerie par le procureur général pour diligenter l’enquête préliminaire de cette affaire dont le préjudice arrêté par l’inspection générale de la D G de la CNAS s’élève à 239 734 511,04 DA ?


Par S. Ghellab el watan http://blog.france.fr/hogra/
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5.Posté par amroune layachi le 13/08/2008 20:24 | Alerter
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Veuillez ne pas déranger


Aux dernières nouvelles, les enseignants de tamazight en grève de la faim ont eu gain de cause, ou du moins ont réussi à arracher aux responsables quelques promesses. Comment ? En dérangeant les autorités. De la même façon, manifestants ou syndicats arrivent à arracher quelques avancées. De quelle manière ? La même, en bousculant l’ordre établi, en empêchant de tourner en rond un système paradoxalement très carré. Sauf que ce n’est pas souvent le cas, il ne suffit pas hélas de déranger pour obtenir gain de cause. On se rappelle du cadre de la wilaya de M’sila qui avait dérangé tout le monde en contactant les autorités pour demander d’acquérir la nationalité israélienne. Ce SOS, cri d’alarme d’un cadre de l’Etat marginalisé, n’a bien sûr pas eu d’écho. Pourtant, Amroune Layachi, du nom de cet ex-futur Israélien, a été incarcéré il y a une semaine. Pas pour trahison ou intelligence avec l’ennemi, mais pour « divulgation de secret professionnel, usurpation de nom et complicité de fonctionnaire, et le meilleur pour la fin, correspondance inopportune et dérangement des autorités ». Si les trois premiers chefs d’inculpation sont incompréhensibles, les deux autres sont absurdes. « Déranger » les autorités est-il un délit ? Leur écrire de façon « inopportune » en est-il un autre ? On ne sait pas si le code pénal a prévu tout ça, mais il y a quelques jours, le Président inaugurait l’année judiciaire. S’est-il dit quelque chose en privé sur les mesures à prendre contre ceux qui dérangent l’Etat ? On ne sait pas. Mais les citoyens pourraient aussi attaquer leur régime pour plusieurs délits. Par exemple, pour association de malfaiteurs, abus de biens sociaux ou coups et blessures volontaires. Et même atteinte à la pudeur. Théoriquement non, on n’a pas le droit d’exhiber 100 milliards de dollars quand la majorité ne touche pas 100 dollars par mois.


Par Chawki Amari elwatan http://blog.france2.fr/hogra/
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6.Posté par amroune layachi le 13/08/2008 20:25 | Alerter
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Dz in et dz out


D’habitude, ce sont les pauvres qui partent les premiers. Pour d’évidentes raisons économiques, ils ouvrent à la pelleteuse les voies de l’émigration, légale ou illégale et défrichent à la machette les nouveaux horizons. D’habitude aussi, à l’inverse, les cadres du service public sont globalement bien payés, relativement bien nourris, et envisagent plus rarement le départ vers d’autres espaces incertains où l’Etat n’est pas là pour assurer les fins de mois. Même si tout est faussé puisque les riches aussi veulent partir, deux événements récents ont perturbé ce rapport particulier des Algériens à l’Algérie. D’abord ces Tunisiens, avec femmes et enfants, plus de 200 selon la presse et les organisateurs, à peine 20 selon la police, qui sont rentrés en force en Algérie pour demander à y vivre. Arborant drapeaux algériens et scandant des slogans favorables au président Bouteflika, ils ont été poliment reconduits à la frontière, et d’Alger, on n’ose imaginer l’accueil chaleureux que leur réserve le président Benali. L’autre événement est différent. C’est un cadre de la wilaya de M’sila qui envoie une lettre au ministère des Affaires étrangères pour demander un avis favorable afin d’obtenir la nationalité israélienne. Comme il le dit lui-même, si le ministère ne répond pas au bout d’un mois, c’est qu’il n’y a pas d’objection et qu’il peut donc devenir Israélien. Ces deux événements qui se sont produits presque en même temps ont permis de relativiser le niveau de développement national et de revoir l’étrange couple amour-haine du pays. On peut même conclure provisoirement que si l’on est pauvre et Tunisien, il vaut mieux vivre en Algérie. Si l’on est moyennement riche et Algérien, il vaut mieux vivre en Israël. D’accord, mais si l’on est pauvre et Algérien, où vivre ? Les harraga ont déjà répondu à la question. On attend la réponse des gardes-côtes.


Par Chawki Amari elwatan http://blog.france2.fr/hogra/ http://hogra.centerblog.net/

7.Posté par amroune layachi le 13/08/2008 20:26 | Alerter
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Monsieur AMARI Chawki
Cher monsieur
J'ai le plaisir de vous informer qu'après avoir été incarcéré le 28/10/2007 pour divers motifs tels que correspondances inopportunes ; j'ai bénéficié d'un non-lieu le 20/05/2008, plus de sept ans après le début de cette affaire.

Quoi qu'il en soit, j'ai été réellement surpris, mais heureux, que vous ayez jugé utile de porter mon cas dans vos billets, Aussi, sans ressasser ce qui s'est passé, je voudrais simplement vous remercier.
Dans l'environnement hostile qui est le mien, et sans le fondement de l'expression autrement dit la liberté de penser, toute conception ou formulation resterait vaine.
Si l'on reste étonné devant l'étendue et le degré de gangrène qui ronge notre société, ce nouvel autoritarisme administratif et judiciaire, basé sur deux poids et deux mesures,,e présage rien de bon.

Après ce préambule, ce triste constat des libertés bafouées me fait dire que l'immigration forcée et la fuite des cerveaux ne peuvent être enrayés par simple décision venue d'en haut, est une autre forme d'atteinte aux libertés fondamentales. C'est une limitation pour toux ceux qui songent à s'expatrier, pour se recréer, loin de chez eux, un espace vital.

Ce semblant de liberté d'entreprendre commence déjà à s'estomper, sans l'effet des tensions qui se créent avec ces nouveaux " prêt-à-penser ".
Arrivera-t-on à surmonter ce passéisme morbide pour un âge d'or révolu ?

J'aurais voulu vous dire merci, pour votre soutien actif, de vive voix.
Il vaut mieux inscrire tous ces alés dans " cette poésie de la vie rugissante du grand fleuve ", dont la magnifiscence s'étend jusqu'aux activités qu'avaient suscité son cours, ce pertpétuel défilé d'une humanité bigarée.

Cette histoire, d'une réelle gravité s'est emmurée dans une " sage mélancolie " qui confine à la mythomanie. Il faut donc continuer à s'opposer, en ces temps d'injustice expéditive, pour ne pas avoir à décliner le verbe " bruler " à tous les temps et par tous les temps.

Donc, merci encore, et si l'on considère la vérité non comme fait en soi, mais comme une véritable entité une et indivisible, avec laquelle on peut recréer les fondements communs et les mêmes référents, je veux vous assurer, par la présente, de ma sympathie.
Car ce qui est vrai, véridique et avéré, ne peut être mis sur le boisseau.

Je vous prie d'accepter mes remerciements les plus sincères.

Sans oublier :
Le chef du bureau de M'sila G.Smail
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8.Posté par amroune layachi le 13/08/2008 20:27 | Alerter
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Ma récompense
Posté le 26.07.2008 par hogra
copie de cette lettre a été envoyer aux aoutorités superieures 39 jours après j'ai été relever de mes fonctions ?

Permettez-moi de vous exposer une situation fort préoccupante au niveau de la direction des impôts de M'sila. En effet, celle-ci a fait l'objet de plusieurs lettres ouvertes dans les quotidiens EL-CHAAB et EL YOUM, et ce, au courant de la période septembre à novembre 2000. Ces lettres, au nombre de quinze (15) ont le même style et le même contenu. Leur but apparent est d'humilier et discréditer les cadres exerçant au niveau de cette structure. Et par la même porter atteinte à la crédibilité de l'administration publique.

Le silence et l'absence de réaction officielle de la part de notre hierarchie a mis de l'huile sur le feu et le doute s'est amplifié. L'attaque sauvage a alors servi les parties vers qui le doigt est pointé et qui sont derrière la publication de ces lettres.

Devant cette situation critique, une réunion s'est tenue le 16 novembre 2000, ayant regroupé les cadres de l'administration, les membres de la section syndicale et les représentants de la confédération de bureau de M'sila. Une copie du P.V de réunion vous a été adressée. Les préoccupations essentielles qui ont été soulevées lors de cette réunion sont les suivantes :

- Etude de la situation et des problèmes vécus par les fonctionnaires de l'administration des impôts de M'sila.
- Le comportement incorrect et inhumain des vérificateurs dépéchés par l'administration centrale en vue de mener des enquêtes policières envers les responsables des services locaux.
- Etude de la situation des fonctionnaires limogés dans le cadre de cette campagne.
- Les dépassements et comportement non administratif et immoraliste du directeur des impôts.
- La diffusion d'un communiqué dans les journaux.

Par la suite, une seconde réunion générales s'est tenue le 26/11/2000, en présence du secrétaire national du syndicat ; lors de cette réunion beaucoup de problèmes créés par le directeur. Et ce, en raison du manque de tact de ce dernier, pour ne pas dire manque d'éducation. Ce qui a amené le secrétaire national à suspendre la séance pour éviter la catastrophe…

Nous, l'ensemble des cadres, nous sommes profondément touchés et totalement déçus par l'attitude adoptée jusqu'ici par notre direction générale qui n'accorde aucune importance aux évènements qui se sont passés et n'a jamais pris en charge les problèmes soulevés dernier P.V de la dernière réunion.

Le dernier déplacement de Monsieur (D.A.M) a été encore une fois une nouvelle déception pour l'ensemble du personnel, parce qu'il n'a abouti à aucun résultat qui mérite d'être souligné.

Il est important de vous signaler que l'ambiance générale ainsi que les conditions de travail au niveau de cette structure ont atteint un stade de dégradation et de pourrissement très avancé. A tel point qu'un grand nombre de cadres ont préféré la fuite et beaucoup parmi eux choisissent la décharge des postes de responsabilités où ils n'y trouvent plus aucun respect ni dignité.

Les relations de travail sur fond de malaise, de paroles impolies, dégradantes, de remarques désobligeantes, et parfois même inhumaines de la part du directeur n'incitent personne à travailler comme d'habitude. Le pire est que le directeur se comporte ainsi avec tous, sans exception. Cela va de l'agent de sécurité (ou portier) au cadre… Personne n'y échappe. Il s'emporte pour un rien, oubliant qu'il est directeur et dans une administration !!! Il se met dans tous ses états pour le plus insignifiant des motifs, ne controlant pas son langage et allant jusqu'à manquer de respect pour son interlocuteur.des impôts… Pourtant le fonctionnaire en question est réputé pour être poli, ayant du bon sens. Mais le directeur s'est adressé à lui d'une telle façon (insultes, langage grossier qu'on ne pourrait citer ici, par pudeur), et cela a dégénéré en bagarre…

Ces dépassements et les repressions émanant du directeur, par abus de pouvoir, font que l'ambiance de travail dans la direction est devenue invivable. Les conséquences sont désastreuses pour le moral des fonctionnaires et pour le travail à produire.

Devant cette situation alarmante où se débat cette administration devant l'incapacité du directeur à diriger une administration ayant l'ampleur de celle de la direction de M'sila ; et devant le silence incompréhensible de l'administration centrale, il est urgent d'agir.

Au vu de ce qui précède, nous vous demandons votre intervention auprès de qui de droit afin de trouver une solution prompte et équitable.

Par ailleurs, nous vous invitons à nous rendre visite, à la direction, afin de constater par vous-même ce qui s'y passe. Nous mettons un grand espoir en la confédération.

Avec nos remerciements anticipés, veuillez croire, monsieur le président, en l'expression de mes respects.
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9.Posté par amroune layachi le 23/08/2008 19:42 | Alerter
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ILS RECLAMENT LA COMPENSATION DES BIENS QU’ILS Y ONT LAISSES
Les Juifs d’Algérie demandent 144 millions de dollars

Le Quotidien d'Oran, 12 mai 2005

Des familles juives d’origine algérienne ayant quitté le pays en 1962 sont montées cette semaine au créneau pour revendiquer des réparations et des indemnisations des biens qu’elles ont laissés en Algérie.

Selon une déclaration rendue publique et rapportée par le quotidien londonien arabophone El-Quds, 120.000 Juifs ayant quitté l’Algérie après l’indépendance ont réclamé des réparations d’une valeur de 144 millions de dollars. Ils réclament du gouvernement l’indemnisation de ce qu’ils ont perdu, auquel cas ils vont recourir à des pressions internationales pour arracher leurs droits. Ils demandent également leur réhabilitation.

Cette demande intervient paradoxalement au même moment où une campagne est menée par les Juifs à travers les pays arabes pour réclamer des réparations matérielles. Après l’Egypte et la Libye, c’est au tour des Juifs d’Algérie, qui avaient, rappelle-t-on, accepté le décret Crémieux pendant la colonisation et choisi de partir en France en même temps que les autres pieds-noirs et les harkis sous prétexte qu’ils risquaient des représailles, alors que le premier président de la République, Ahmed Ben Bella, leur avait donné le choix de rester ou de partir. Ils se présentent aujourd’hui, endossant le credo du lobby juif international, comme des victimes de spoliations et de persécutions. A telle enseigne que la problématique a pris des allures d’un fonds de commerce intarissable. Surtout en ces temps de célébration de la chute du nazisme.

Curieusement, la Knesset, le parlement israélien, planche actuellement sur une déclaration pour exiger des pays arabes des réparations pour les Juifs d’origine arabe. Un «coup» coordonné pour passer pour une simple demande de réparation pour des atteintes subies durant une période donnée de l’histoire du pays. Période qu’ils situent, aléatoirement, entre 1830 et 1962. Sur les sites pro-israéliens, on considère que la réparation pour les Palestiniens serait une absurdité. Position qui se passe de tout commentaire.

Par ailleurs, contrairement aux pieds-noirs qui ont émis le voeu de revenir, tout au moins pour des visites sur les lieux de leur enfance, les Juifs algériens n’ont jamais réclamé quelque chose de la sorte.

Pis, pour parler de leur histoire, ils ont choisi Jérusalem et l’auspice du congrès mondial juif. Du 27 mars au 03 avril, le congrès a été consacré aux Juifs de Constantine. Avaient, entre autres, participé à cette rencontre, l’historien Benjamin Stora et le chanteur Enrico Macias qui a donné un concert exceptionnel.

Depuis son élection en 1999, le président Bouteflika a prôné une politique d’ouverture et de réconciliation qui a abouti récemment à la visite des pieds-noirs, alors que l’invitation d’Enrico Macias avait soulevé un tollé dans la classe politique. D’aucuns ont compris que cette réaction de rejet est motivée par les prises de position pro-israélienne du chanteur qui avait même participé à une marche anti-palestinienne organisée par des groupes radicaux pro-israéliens à Paris. Une position qui est à contresens de ses principes déclarés de pacifiste et de partisan d’un règlement de la question palestinienne.

Ce qui n’a pas été le cas des pieds-noirs qui ont eu droit à un accueil chaleureux. La preuve est que d’autres visites continuent d’être organisées dans d’autres villes du pays. Il faut également retenir que la littérature des Juifs d’origine algérienne n’a jamais fait référence à un retour au pays et développe au contraire une haine «féroce» à l’endroit de l’Algérie. Il s’agit évidemment de groupes radicaux dont les voix dominent dans les médias et les associations.

Djilali B.
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10.Posté par amroune layachi le 23/08/2008 19:44 | Alerter
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juif algerien--Le sujet de mon exposé est : "les juifs d'Algérie avant la conquête française" c'est à dire avant 1830. Généralement, l 'histoire des juifs d'Algérie, ou même l'histoire des juifs d'Afrique du Nord est assez bien connue depuis l'occupation Française mais elle posséde de nombreuses ombres avant 1830 (1).Nous allons esssayer de voir très rapidement la condition de ces juifs.
-----Tout d'abord, une idée importante, il faut dire que les juifs d'Algérie sont partie intégrante du judaïsme Nord-africain.
-----Ces juifs ne constituent ni une entité ethnique ni une race homogène. Au hasard des courants migratoires et également
des fluctuations commerciales ou des persécutions, les ancêtres des
juifs d'Algérie ou d'Afrique du Nord viennent de différents horizons.
géographiques. Ils s'y fixent depuis des temps très anciens, on
pense, depuis le VIè siècle avant J.C. où nous retrouvons des traces
de juifs en Algérie. Bien entendu, cela a commencé par la Tunisie et
le Constantinois. Ce judaïsme a connu avant la conquête française
bien des vicissitudes et il a été particulièrement éprouvé notamment
au XIIe siècle avec les Almohades qui sont des intégristes. En ce
même siècle,il y a eu plusieurs massacres de juifs et une partie est
allée se réfugier en Espagne ou en Provence.
-----En 1142, les agglomérations juives sont anéanties et les rescapésdes nombreuses tribus juives se sont converties à l'Islam, puisqu'onn'acceptait pas les gens d'une autre religion. Toujours au XIIe sièclenous savons que les juifs de Tlemcen aussi furent massacrés ; par lasuite il y a eu de nouveaux juifs venus en Algérie, par exemple en1342 d'Italie, en 1350 des Pays-Bas, en 1403 d'Angleterre, en 1422des juifs vinrent de France et aussi d'Angleterre.. Dans l'origine decertains noms de personnes tels LEVY PROVENCAL au SERFATTI qui traduit de l'hébreu veut dire français, la provenance est évidente. Ceux qui s'appellent NARBONI sont de la région de Narbonne. Mais en fait, c'est au XVe siècle que lie judaïsme d'Algérie s'est revivifié, grâce à l'immigration des juifs venus de la péninsule Ibérique, c'est
dire après les fameux grands"pogroms"de toute l'Andalousie de 1391et de 1391 à 1492,(1492 étant la date de l'expulsion des juifs
d'Espagne).Sur près de cent ans de nombreux juifs quittent l'Espagne,un certain nombre va s'installer au Portugal, d'autres vont à traverstoute la Méditérranée et parmi ces gens, une partie s'établit enAlgérie. Ces juifs introduisent toutes les idées européennes et vont
diriger ces communautés juives avec parfois des querelles entre elles.
-----En résumé, avant la conquête française, l'Algérie est sous la régence turque depuis 1516; et les juifs comme les chrétiens font partie du statut de Dhimmis c'est à dire qu 'ils sont soumis à une sorte de contrat dit dhimma régissant tous les gens du livre qui ne sont pas musulmans. Ce contrat est indéfiniment reconduit il accorde à la communauté musulmane l'hospitalité et 1a protection aux membres des autres religions révélées. Ce statut de dhimmi touche principalement les juifs parce que les chrétiens, notamment, à la suite des fameux massacres des Almohades, se sont réfugiés en pays chrétien ; ils vont y rester car ils ont beaucoup plus d'avantages et surtout ils peuvent vivre correctement sans être soumis à ce statut infamant.
-----La protection accordée aux juifs a pour condition qu'ils respectent la domination de l'Islam. En tous cas, avant 1830, et cela est l'application du statut de la dhimma, les juifs.sont reconnaissables par le costume qui leur est imposé. Il est interdit aux juifs de porter des vêtements de couleur verte,(réservé aux descendants du prophète Mahomet) ou rouge (couleur de l'étendard turc). De même la chéchia, le turban blanc et le burnous blanc leur sont défendus. On ne leur laisse que l'usage des vêtements sombres aux manches démesurées. Les juifs ne peuvent être chaussés que de savates, elles doivent être beaucoup plus courtes que le pied afin que le talon puisse être en entier, continuellement, sur le pavé. Nous possédons un texte disant que le 13 décembre 1788,on arrête tous les juifs d'Alger qui ont enfreint cet interdit et qu'ils reçurent 300 coups de bâton sur la plante des pieds. Dans la rue, les juifs ne peuvent pas porter d'armes ni sortir le nuit avec un falot allumé. Le seul luminaire toléré est une bougie allumée à la main et que le vent éteint souvent.Après six heures du soir, les juifs ont le droit de circuler que s'ils possèdent une autorisation émanant de l'autorité supérieure. Ils n'ont le droit d'avoir que des ânes ou des mulets pour montures, mais dépourvus de selle, le cheval leur est interdit puisqu'il est un animal noble. Lorsque les juifs rencontrent un musulman, ils doivent lui céder la droite et aller à gauche en signe de respect. Devant une mosquée ou une école religieuse musulmane, ils sont obligés de se déchausser et si la porte est ouverte, ils détournent la tête afin de ne pas regarder les fidèles en prière, sous peine d'être rossés. Il faut ajouter que parfois ils sont même massacrés par la population. Les juifs sont exclus de tous les lieux publics fréquentés par les musulmans à l'exception des bazars où ils possèdent des commerces. Aux fontaines, les juifs sont assujettis à laisser passer les musulmans, même s'ils sont arrivés après eux. Le témoignage du consul américain SHALER, qui était à ce poste avant l'occupation française, dans les années 1820-1830 montre le sort des Juifs en Algérie : "Les juifs ont à souffrir d'une affreuse oppression. Il leur est défendu d'opposer de la résistance. Quand ils sont maltraités, par un musulman, quelle que soit la nature de la violence, ils n'ont pas le droit de porter une arme quelconque, pas même une canne. Ils ne peuvent sortir de la ville sans en demander la permission que le mercredi ou le samedi. Bien entendu, le samedi est le jour du repos, c'est à dire le sabbat, il leur est interdit ce jour là de voyager autrement qu'à pieds.

Merci à Richard Ayoun
à suivre...
NOTE
1) Voir Richard AYOUN et Bernard COHEN:
"les juifs d'Algérie,deux mille ans d'histoire"
Paris, J.C. Lattés, 1982.
LES JUIFS D'ALGERIE AVANT LA CONQUETE FRANCAISE (Suite)

------En ce qui concerne les contestations entre juifs et Musulmans, elles sont du ressort du Cadi dont ils doivent baiser la main.
------En justice la parole du juif est considérée comme nulle lorsque un Musulman en nie la véracité.
------Pour les litiges relatifs aux mariages, aux divorces ou aux héritages, la justice est rendue par les Rabbins qui siègent publiquement sur le parvis de la synagogue. Les pouvoirs du tribunal rabbinique pour les juifs sont les mêmes que ceux du Cadi pour les Musulmans. Il juge aussi bien "au criminel qu'au civil", et, ses décision sont sans appel. Il a à sa disposition une force spéciale de police qui lui permet de faire exécuter ses sentences : amendes, coup de fouet, emprisonnement ainsi que la mise au ban de la société (1).
------A la tête de la magistrature se trouve dans chaque ville un chef de la Nation, désigné par le Dey d'Alger ou par le Bey de Constantine ou le Bey d'Oran, qui se nomme le Mokadem,c'est à dire le préposé. Son rôle est d'administrer la minorité juive au nom du Dey, par exemple à Alger. Le Mokadem perçoit les taxes, les impôts selon la richesse de chacun et il doit les offrir "avec humiliation", je cite là les textes de l'époque. Au moment de la remise du tribut, le Mokadem reçoit un soufflet ou un coup de poing sur le crâne, pour montrer l'esprit d'obéissance aux prescriptions du Coran-Les juifs paient aussi des avanies, et des droits commerciaux (2). Ils sont obligés d'enterrer les condamnés à mort, de porter sur leurs épaules les maures qui débarquent dans les eaux basses, de nourrir les animaux du sérail (3).
------Les maisons juives, avant 1830 sont quelquefois constituées d'une seule petite chambre où selon certains textes, vivent le père, la mère et parfois plus de cinq enfants... Les soldats turcs y entrent souvent et maltraitent les femmes sans qu'ils puissent s'y opposer, car tout juif qui lève la main sur un Musulman est condamné à 1'amputation de celle-ci.
------Dans le même ordre d'idées, tout juif qui fait banqueroute est pendu si des musulmans sont parmi ses créanciers ! (4).
------Cependant il faut noter que certaines familles juives jouissent de certains privilèges, notamment les juifs d'origine livournaise, Juifs d'Italie qui ont un statut particulier, c'est à dire le statut Toscan. Mais à part ces quelques familles on peut dire généralement que les Juifs dépérissent dans la misère et 1'oppression.
------Souvant pour apaiser une révolte de la milice, le Dey lui livre à discrétion les biens et les personnes des juifs. Par exemple à Alger en 1806, à la suite d'un pogrom, trois cent Juifs sont massacrés et les valeurs enlevées sont estimées à 30 millions de francs .(5).A la suite de ce pogrom, une partie de la communauté juive d'Alger va s'établir à Marseille, ou en Italie, et beaucoup reviendront en tant qu'interprètres avec l'armée française, en 1830.
------Avant cette date, ce sont les juifs qui doivent assumer les travaux pénibles et inattendus. Par exemple, pendant l'été 1815, la région d'Alger est couverte par une nuée de sauterelles qui détruit
tout sur sonpassage. Pour protéger ses jardins, le Pacha ordonne à plusieurs centaines de juifs de les protéger jour et nuit, il leur faut veiller tant que dure cette invasion.
------Shaler, le Consul américain relate : "Le cours de leur vie n'est qu'un mélange affreux de bassesses, d'oppressions et d'outrages... Je crois qu'aujourd'hui les juifs d'Alger sont peut-être les restes les plus malheureux d'Israël" (6).
------En fait, ces juifs d'Algérie étaient établis depuis plusieurs siècles. Certains pouvaient être les descendants de ceux qui ont vécu au VI° siècle avant J.C. A l'époque turque, sous la domination des Deys d'Alger, ils ont eu des périodes de persécution mais aussi de tranquillité.
------Certains par leur activité ont acquis une prospérité commerciale, citons les Busnach,les Cohen Bacri ou les Bouchara.
------Cette conquête marque pour la communauté juive d'Algérie, le début d'une aventure à peu près sans précédent dans l'histoire, puisque la minorité juive va être happée dans l'orbite culturelle, économique et politique du conquérant français ; la classe dirigeante des juifs d'Algérie, en accord avec les Israélites français et les Grands rabbins obtiennent la naturalisation collective en octobre 1870, c'est le fameux décret Crémieux.
------Avec l'arrivée des Français en Algérie, en 1830, le culte israélite va être dirigé par des rabbins soit Alsaciens, soit du Sud-Ouest de la France ou du Comtat Venaissin et l'on peut dire que pendant toute la présence française jusqu'en 1960, tous les Grands rabbins des grandes villes d'Algérie étaient des métropolitains comme il est dit dans les textes : "pour civiliser ces gens-là". Les juifs d'Algérie passent du statut de colonisés à celui de colons, grâce à la France. Profitant de l'essor prodigieux de la colonie française, ils vont avec l'aide de la classe dirigeante qui est maîtresse de l'administration des Consistoires juifs et des organisations qui en dépendent, s'intégrer en quelques décades à la civilisation française, compte tenu du fait, que l'ensemble des personnes d'Algérie vit en dehors de l'idée d'une intégration à la métropole.
------Les juifs d'Algérie, favorisés par les structures sociologiques de l'Algérie française, vont connaître une promotion sociale rapide. Mais ce changement a déraciné ces juifs de leurs sources hébraïques, ils vont sur un certain plan perdre certaines valeurs juives, moins reconnues. Quelques-uns des dirigeants juifs d'Algérie ont essayé de combattre la tendance à une francisation totale, non par hostilité envers la France, mais par crainte de la déjudaisation.
------Plusieurs grandes familles ont formé une "intelligentsia juive" désireuse de s'assimiler à la civilisation française tout en essayant de maintenir leurs traditions propres. Le choix a été fait en 1962, la très grande majorité des juifs d'Algérie est venue s'installer en France et n'a pas choisi Israél pour se. fixer. C'est ce que l'on peut appeler un colonialisme réussi. Les juifs d'Algérie ont un amour profond pour la France et c'est pour eux un honneur d'avoir servi dans l'armée française. Ce phénomène profond d'attachement à la France vient de ce qu'ils se souviennent dans quel état ils étaient avant 1830. D'ailleurs pour les grandes familles juives d'Alger, d'Oran ou d'ailleurs, la culture c'est le Français. Ils parlent français à la maison, bien avant 1830, s'habillent à "la chrétienne" comme le soulignent le voyageur Shaw ou d'autres.
Le décret Crémieux n'est pas venu du jour au lendemain; de 1830 à 1870 de nombreux juifs d'Algérie veulent devenir français. Le Sénatus Consulte de Napoléon III de 1865, leur permet de devenir français par naturalisation individuelle.. Ainsi, les juifs d'Algérie vont passer avec l'occupation française des années 1830, du Moyen àge à l'époque contemporaine!

RICHARD AYOUN

NOTES
(1). Laurence, Rapport à la Chambre des pairs sur l'organisation et l'administration de la justice dans les possessions françaises sur la côte septentrionale d'Afrique, Paris 1834, p. 9.
(2). Les droits d'entrée étaient fixés à 5 1/2 ad valorem pour les chrétiens et les Maures et à 12 % pour les juifs.
(3). Genty de Bussy, Conseiller d'Etat, il fut intendant civil de la régence d'Alger, De l'établissement des Français dans la Régence d'Alger, Paris 1835, 2 vol., p. 230.
(4); Pananti, littérateur toscan, Relation d'un séjour à Alger, traduction française, Paris 1920, p. 229.
(5). Edmond Pellissier de Raynaud, officier d'état-major attaché à l'expédition d'Alger, puis directeur des affaires arabes et par la suite Consul de France à Malte, Tripoli et Bagdad, Annales Algériennes, Résumé de l'histoire d'Algérie jusqu'en 1854, Paris 1854, 3 volumes, t. 1, p. 78.
(6). William Shaler, Esquisse de l'Etat d'Alger, traduit de l'Anglais par X. Bianchi, Paris 1830, p. 87.

Merci à Richard AYOUN
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11.Posté par amroune layachi le 02/04/2009 20:42 | Alerter
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Creation d’une association entre les algeriens et les juifs d’algerie
Cette association aura pour objectif de developper les relations entre les algeriens et les juifs d’ש Algerie partis à travers le monde et creer les liens humains et culturels qui ont ete rompus depuis la nuit des temps. Ceux et celles qui veulent adherer et constituer le premier noyau de cette association, veuillez prendre contact avec amroune layachi et ghellab smail . http://groups.google.co.kr/group/association-entre-les-algeriens-et-les-juifs-dalgerie-

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