Dimanche 21 Mars 2010
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ALTER INFO
Alan Greenspan affirme que la guerre d'Irak était vraiment pour le pétroleTimes On Line
Dimanche 16 Septembre 2007
Times On Line, le 16 septembre 2007 Le doyen des hommes politiques de la finance, Alan Greenspan, a ébranlé la Maison Blanche en déclarant que le principal motif de la guerre en Irak était le pétrole. Dans ses mémoire longtemps attendues, devant être publiées demain, Greenspan, un républicain dont les 18 ans de fonction comme président de la Réserve Fédérale US ont été largement admirés, délivrera aussi une cuisante critique de la politique économique du président George W Bush. [1] Cependant, c'est son opinion sur le motif de l'invasion de l'Irak en 2003 qui est susceptible de provoquer la plus grande polémique. « Je m'attriste qu'il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que tout le monde sait : la guerre d'Irak est due en grande partie au pétrole, » a-t-il dit. [2] Greenspan, 81 ans, pense avoir compris que Saddam Hussein constituait une menace pour la sécurité des approvisionnements pétroliers au Moyen-Orient. La Grande-Bretagne et les USA ont toujours maintenu que la guerre n'avait rien à voir avec le pétrole. Bush a dit que le but était de désarmer l'Irak de ses armes de destruction de masse et de mettre fin au soutien au terrorisme de Saddam.
Notes du traducteur 1- Greenspan ne se souvient plus que c'est lui qui a initié la crise de l'économie US ! C'est en effet admirable ! J'avais demandé à Paul Craig Roberts : « Qui a bénéficié de la bulle immobilière ? » et il m'avait répondu ça : Je ne connais pas la réponse à votre question. La bulle immobilière a été poussée par les taux d'intérêt bas de la Réserve Fédérale. En faisant monter les prix de l'immobilier [a], son effet a été de produire des gains de capitaux pour les détenteurs d'hypothèques qui ont pu les prendre en refinançant leur hypothèques à des montants plus élevés [b]. En dépensant ces capitaux, les consommateurs ont gardé en marche l'économie. C'était peut-être bien la méthode d'Alan Greenspan pour abriter l'administration Bush des pertes économiques de la délocalisation.[c] Notes sur la réponse de Paul Craig Roberts a) Les taux bas ont naturellement fait que les gens ont pu souscrire des emprunts plus élevés et de plus longues durées pour acheter une maison. Devant l'afflux de demandes, le prix de l'immobilier a augmenté. b) Les prix de l'immobilier augmentant, les gens qui avaient déjà une hypothèque sur leur maison, en particulier, ont pu renégocier leur crédit et obtenir une plus grosse somme (qu'ils ont dépensé pour leurs propres besoins de consommation ordinaires). Cette renégociation a donné lieu à certains des fameux « produits dérivés » financiers, qui, avec d'autres savamment imaginés, ont gonflé la bulle avec du vent, car l'augmentation des prix de l'immobilier ne correspond à aucune valeur ajoutée. c) La délocalisation du travail à l'étranger a fait s'effondrer l'économie réelle, tangible. La seule économie qui a subsisté est la consommation des ménages alimentée par leurs emprunts hypothécaires, et le mouvement d'argent artificiel au sein de la bulle immobilière. Dans ce système, dès que quelque chose cloche, comme par exemple la hausse des taux d'intérêt, ou l'impossibilité des gens de rembourser leurs traites du fait qu'ils gagnent de moins en moins (et les banques ne peuvent vendre les maisons hypothéquées aux prix escomptés pour se rembourser, car il n'y a pas d'acheteur aux prix surévalués de l'immobilier), ou bien l'inondation du marché immobilier avec une grande masse d'actions immobilières dont se déleste un investisseur, la réalité refait surface et les prêts hypothécaires ne sont plus accordés par les banques, bloquant la circulation d'argent supplémentaire pour la consommation et la « nouvelle économie » par la même occasion.
2- Le principal objectif de la guerre en Irak était la ruine et la balkanisation de l'Irak pour qu'Israël reste maître de la région. Un autre était vraisemblablement la mondialisation. Un autre était le rétablissement de la vente du pétrole en dollars, ce que Saddam avait cessé de faire. Un autre est l'occupation de la région pour encercler la Russie. L'objectif du pétrole reste incertain, du moins au sens où on l'entend, car il existe un document du Pentagone écrits par des dirigeants de compagnies pétrolières US qui déclare clairement qu'il s'agissait de tarir le pétrole irakien pour faire monter le prix du pétrole. | ||||||||||||
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