Géopolitique et stratégie

Al-Bechir : la dernière valse de l’Empire


Cette phase qui complète une valse à cinq temps consiste à mobiliser les
instances juridictionnelles  internationales  pour des raisons purement
belliqueuses et mercantiles ; instances qui ne sont que des agents dormants au service de cet  Empire
qui n'hésite devant rien pour arriver à ses fins.


Cide
Lundi 10 Mai 2010

Al-Bechir : la dernière valse de l’Empire
Avec le mandat d’arrêt émis par la  cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar al Béchir, l’empire du bien passe,  dans son offensive mondiale,  à la phase finale : la phase 5.  
  Offensive qui, après, repérage des payas ayant un potentiel économique important, spécialement, énergétique, commence par la mise en application d'une manœuvre  d’abordage, propre à chaque pays, afin  de  s’approprier ses richesses.

    
 L’approche traditionnelle que représente l’endettement est,  malheureusement, bien connue du monde entier.  Elle n’est que la phase 1 de  cette manœuvre, confiée souvent à un organe annexe de la réserve  fédérale américaine,  plus connu sous le nom de la Banque Mondiale, fer de lance de l’offensive.  La Jamaïque, l’Equateur et, tout récemment, l’Argentin ne sont que le prélude  d’une  longue liste,  toujours ouverte,  des pays victimes de cette spoliation  continue.  
    
 Si un pays réussi à éviter ce piège devenu,  entre temps,  réparable, la  manœuvre d’abordage nécessitera une seconde phase.  
 Souvenez-vous, c’est  celle-ci qui est  venue à bout de l’espoir que  représenta  l’arrivée au pouvoir en Iran, en 1950,  de Mohamed Mossadegh.  
 Cet  homme, cultivé  et patriote,   avait la ferme volonté d’émanciper le  peuple iranien du diktat des compagnies pétrolières anglo-saxonnes.
L’empire
 s’en est senti offensé.  Sa vengeance fut  la fameuse opération Ajax  orchestrée et exécutée par la CIA pour  déstabiliser,  par une fronde fictive, chèrement payée en dollar, le régime de Mossadegh.
 
 Il faut noter qu’au-delà du  succès  de l’agent responsable de l’opération  Ajax,  Kermit Roosevelt,  cousin du président  américain du même nom, cette  opération fut l’une des  plus réussies de l’histoire de la CIA.  
 
 Cependant, le succès de  cette phase  n’est pas toujours au rendez-vous.
Elle a échoué, en
 effet, en Irak et, jusqu'à présent, au Venezuela. Une autre devient  alors  indispensable, la troisième.  Elle consiste tout simplement à se débarrasser  des chefs d’Etats qui se mettent, d'une façon ou d'une autre, sur la route des intérêts  impériaux.   Les cibles de cette phase furent tous  des présidents  Sud-Américains.  En  1954, le président guatémaltèque  Arbenz Guzman est  renversé par  les forces spéciales américaines et assassiné plus tard, en
 
 exile,  dans sa salle de bain. En 1981, son compagnon de lutte le président

 équatorien,  Jaime Roldos, s'est montré  plus prévoyant. Juste après avoir  refusé  l’offre de tutorat américain sur le pétrole de  son pays, il  rassemble les membres de sa famille pour leur faire ses adieux. Deux mois plus
 
 tard, son  avion explose en plein ciel. Un agent américain avait  réussi à  introduire une mini bombe, cachée dans un micro,  dans l’avion présidentiel.  
   Depuis, les chefs d’Etats en conflit avec l’empire se sont,  tous, entourés  des systèmes  de sécurité infaillibles et impénétrables.  C’est fut le cas, par exemple,  de Fidel Castro et de Saddam Hussein.   Si pour le premier l’absence des  ressources énergétiques importantes sur son sol lui fut, paradoxalement,  salutaire, leur présence   fut, au contraire fatale pour le second,  nécessitant la quatrième phase, l’invasion militaire. Celle-ci s’est  montrée en fin de compte difficile et coutante en hommes et en argent.  
 C’est pour quoi la cinquième, la dernière pour le moment,  fut  introduite pour se débarrasser du président soudanais Omar al-Bechir.  
 Ce dernier avait aggravé son cas par l’accord qu’il a signé avec la Chine, lui  accordant la primauté sur le pétrole soudanais. Cette phase qui complète  cette valse à cinq temps consiste à mobiliser, pour la première fois, les  instances juridictionnelles  internationales  pour des raisons purement  belliqueuses et mercantiles.  Une fois n’est pas coutume,  le cout de cette  dernière  peut-être profitable au monde entier.   En effet, le monde est,
 
 enfin, sur  le point de se rendre compte de la vraie nature de ces instances

 internationales  qui ne sont que des agents dormants au service de cet empire  qui n'hésite devant rien pour arriver à ses fins.



Lundi 10 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par joszik le 10/05/2010 23:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Continue,
il y a beaucoup d'énergie révolutionnaire dans l'air

2.Posté par Kalix le 11/05/2010 00:43 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Cette ascension illimitée de pouvoir en violant impunément les droits d'autrui les mènera tout droit vers les ténèbres ! un juste revers du mal qu'ils auront généré...

Nous, on tombera pas dans le piège, sans le peuple, ils sont rien, ils auront qu'a avaler leurs lingots !

3.Posté par christian le 11/05/2010 12:02 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Exellente description succinte du processus de colonisation, appelé «globalisation» ou «modialisation».
Et de nouvelles phases sont en cours d'élaboration, propagée par l'OTAN et son secrétaire général, le malade mental paranoïde et ex-ministre danois Rassmussen, qui allonge sa liste de prétextes à l'agression armée: «cybercriminalité», réchauffement climatique, états déficients, prolifération nucléaire, disputes territoriales, etc. À chaque soi-disant «challenge du 21ème siècle», une «solution» militaire. Washington s'est fixé comme but la domination totale du monde (terre-mer-air-espace), et ses laquais européen sont sur la même longueur d'onde. Le IIIème Reich renait: Obama a tout d'un Hitler (du point de vue de l'espace vital, pas de la solution finale. Sa solution finale, que les USA implémentent depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, est la mise en captivité des minorités ethniques. Les Noirs vivent en prison), et Rassmussen de Göring. D'ailleurs, les militaires états-uniens ne cachent pas leur admiration pour la Wehrmacht...

Nouveau commentaire :

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

Publicité

Brèves



Commentaires