Religions et croyances

Al Baghdadi ou le Nietzsche musulman : la mort du dernier Dieu.


La fièvre qui sévit aujourd’hui dans le monde musulman n’est rien d’autre que le glas insistant d’une mort imminente de l’un des plus grands dieux du monde. Et comme les chrétiens ont jadis tué leur dieu, les musulmans font aujourd’hui de même avec Allah. En fait Al Baghdadi est le Nietzsche musulman venu annoncer la mort du dernier Dieu.


Cide
Jeudi 23 Novembre 2017

Dieu est mort, s’exclama Nietzsche. A comprendre, dans ce cas, que c’est pour le dieu chrétien que le glas sonne. En suite logique d’un moyen-âge chaotique, durant lequel rois, princes et autres cardinaux et papes usurpateurs se rivalisèrent et se dépassèrent tant en tartufferie qu’en débauche.
C’est qu’il n’a rien de pire pour un principe, une doctrine, et à fortiori une religion, que la décadence de ses représentants. Et aucune religion n’en a survécu. Puis, le tour du dieu musulman, fut annoncé. En attente.
En fait les liens entre les deux rives de la Méditerrané sont tellement forts que rien de ce qui se passe dans une rive n’épargne l’autre. Seuls le degré et l’intensité varient, en effet. Restent cependant les conditions indispensables pour l’aboutissement d’une telle gageure socio-politique commune.
Justement, les ténèbres ont changé de rivage. Chassées par les lumières européennes, ils ont trouvé refuge dans l’obscurité régnante de l’autre côté de la Mer du milieu. Là où les injustices, les persécutions et les tartufferies tous azimuts font loi. Là aussi où Allah est sur toutes les lèvres, jamais dans les cœurs ou les esprits. Là enfin où la foi et la piété sont portées en attitude et accoutrement plus que croyance et pratique.
En fait comme les chrétiens ont jadis tué leur dieu, les musulmans font aujourd’hui de même avec Allah. C’est qu’aucune divinité quelque soit sa puissance ou sa grandeur ne peut résister aux massacres en son nom. Ni aux mensonges permanents, ou autre légitimation de tyrannie et despotisme.

Aujourd’hui, la louange suprême à Dieu, Allahou Akbar, se psalmodie entre décapitations, viols ou, pire encore, cette idolâtrie absolue qu’est la soumission aux tyrans. Autant dire qu’un concours de circonstances s’acharne pour venir à bout de ce dernier Dieu réputé grand et omnipotent. Après lui, ce sera certainement le triomphe final de l’athéisme matériel ou d’autres divinités de pacotille dont le temple s’accommode parfaitement avec les grands centres du libéralisme triomphant. Tout autant qu’aves ses mœurs dépravées et obnubilées.
C’est que, contrairement aux apparences, la fièvre « tartuffesque » qui sévit aujourd’hui dans le monde musulman n’est rien d’autre que le glas insistant d’une mort imminente de l’un des plus grands dieux du monde. Un dieu puissant et massif, qui impressionne tant, qu’il soit vivant hier, ou agonisant aujourd’hui. Et ce sont bien, comme toujours, ses propres adeptes qui s’en sont chargés, al-Baghdadi le premier. C’est à penser en somme que tout dieu devra à l’avenir se prémunir d’abord de ses croyants plutôt que de ses mécréants.

 


Jeudi 23 Novembre 2017


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