MONDE

Ahmadinejad impute à l'Occident la responsabilité des malheurs au PO



Leila Mazboudi
Jeudi 24 Septembre 2009

Lors d'une interview avec la CBS avant le discours
Lors d'une interview avec la CBS avant le discours
Le président iranien a incombé à l'occident la responsabilité de l'effusion de sang dans la région, évoquant entre autre l'Irak et l'Afghanistan.
Durant l'allocution qu'il a prononcée devant l'Assemblée générale des Nations Unies et rapportée par la télévision arabophone al-Alam, Ahmadinejad a accusé l'Occident de couvrir les crimes commis par l'occupation israélienne contre les Palestiniens.
En allusion à l'entité sioniste, le président iranien a dénoncé " Un groupe occupant qui commet les crimes les plus horribles contre les enfants, les femmes et les hommes et reçoit le soutien inconditionnel de certains états" regrettant "la tragédie infligée au peuple palestinien depuis plus de 60 ans après l'avoir expatrié par les armes, les médias manipulateurs et les moyens les plus inhumains".
 
Selon Ahmadinejad, dans le cas palestinien le droit à l'autodéfense est passible de crime: "il est confisqué à ce peuple, au vu et au su du monde entier qui décrit les occupants comme si ce droit leur revenait et comme étant les précurseurs de la paix, et qui qualifie ceux sur qui l'injustice est perpétrée de terroristes" a-t-il observé non sans amertume.
 
Il a critiqué entre autre l'interdiction aux Palestiniens de la Bande de Gaza de reconstruire ce qui a été détruit durant la dernière guerre israélienne, "alors que la saison hivernale s'approche, tandis que les occupants brandissent le slogan des droits de l'homme et exercent toutes sortes de pressions sur les autres en arguant ces prétextes".
 
En guise de solution, Ahmadinejad a suggéré de restituer tous ses droits au peuple palestinien et d'organiser  un référendum libre qui puisse permettre de favoriser la coexistence entre Musulmans, Chrétiens et Juifs.
 
 
Par ailleurs, le président iranien a fustigé l'ingérence flagrante des superpuissances dans la région, estimant qu'il est inadmissible qu'elles traversent de milliers de kilomètres et s'ingère militairement dans la région du Moyen Orient, "apportant avec elles la mort, les destructions, la terreur et le terrorisme, et accusant ceux qui s'opposent à ces injustices et tentent d'assister leurs frères opprimés qu'ils sont contre la paix, et s'ingèrent dans les affaires des autres".
Évoquant les cas de l'Irak, de l'Afghanistan, du Moyen Orient, de l'Afrique, de l'Asie et de l'Europe,  il a souligné l'importance de mettre fin à ces ingérences externes assurant que l'ère des empires qui imposent leur politique sur les peuples de la région est révolue.
 
" La situation qui règne de nos jours ne peut se poursuivre. Cette situation unilatérale est contraire à la nature humaine; elle est contraires aux fins de la création de l'homme et de la société", a-t-il martelé.
 
Et d'ajouter:" l'ère de l'humiliation des hommes, des politiques à double visage, et aux critères ambivalents est révolu(…) L'est aussi l'ère où certains mettent au point la définition de la démocratie et de la liberté, se targuent d'en représenter les normes, et sont les premiers à les transgresser, de ceux qui se mettent en position de juge et d'exécuteur et qui adoptent des positions belligérantes à l'encontre des gouvernements qui ont des assises populaires   "
En revanche, il a jugé que "le champ de liberté ne cessait de s'élargir dans le monde, et l'éveil des peuples ne permettra désormais plus à ces idées difformes de se poursuivre car nous le voyons bien, tous les peuples, mêmes le peuple américain aspirent au changement profond".
 
Le président iranien s'est également prononcé sur les questions économiques, lançant un appel en faveur d'une économie fondée sur une justice réelle, sur la morale et les relations humaines. Pour lui, l'économie capitaliste est dans l'impasse et son équation unilatéraliste ne peut désormais plus avancer. Il a également dénoncé la pensée libérale capitaliste qui a selon lui "arraché l'homme à la morale et l'a séparé du ciel, sans lui assurer le bonheur et a provoqué les guerres et les privations".
 
Sur les questions militaires, Ahmadinejad a considéré qu'il n'est pas permis que certains pays consacrent des sommes énormes pour développer leur arsenal, fabriquer des armements chimiques et biologiques et disséminent leurs armées dans tous les coins du monde, alors qu'en contre partie ils accusent les autres de militarisation et veulent priver les autres peuples de l'évolution scientifique sous prétexte de vouloir affronter la prolifération nucléaire dans le monde".
 
Concernant les Nations unies, le chef d'état iranien a exigé l'annulation du droit de veto au Conseil de sécurité, et souligné la nécessité de réformer sa structure, de sorte qu'elle devienne plus populaire et moins partial dans les relations internationales.
 
Par ailleurs, évoquant les derniers évènements survenus sur fond de contestation aux résultats du scrutin présidentiel, Ahmadinejad a estimé que le peuple iranien a connu des élections extraordinaires et libres qui lui ont ouvert une nouvelle page en direction du développement national et des relations avec le monde.
 
Comme prévu, une douzaine de délégations entre autre celles de la France, de l'Argentine, du Costa Rica, de la New Zélande, la Grande Bretagne, l'Australie, l'Allemagne en plus de celle des États-Unis  ont quitté la salle lorsque le président iranien est monté à la tribune.
 
Avant son discours dans l'organisation onusienne, Ahmadinejad s'était adressé au président américain Barak Obama lui suggérant de prendre l'Iran " pour un ami éventuel" au lieu de le menacer. S'exprimait au micro de la télévision américaine CBS, il a dit avoir entendu Obama dire que le prochain problème est l'Iran. Et de rectifier: " Le président Obama n'est pas le premier président américain qui considère l'Iran comme étant une menace. Il devrait lire l'histoire pour savoir quel est le sort de celui qui ne perçoit l'Histoire que de son point de vue. Celui qui a pris l'Iran en amitié a tout a gagné";
 
Il s'est attendu à un discours ouvert lors de la rencontre qui va tenir au début du mois d'octobre prochain à Genève avec les cinq du Conseil de sécurité plus l'Allemagne sur le nucléaire. Assurant que son pays ne négociera pas son programme nucléaire.
 
Lors d'un autre entretien, le président iranien a fait la distinction entre le sionisme et le judaïsme. " Le sionisme est un parti politique, alors que les Juifs sont comme les autres humains, les adeptes d'une religion céleste."
Concernant l'Holocauste, il a déclaré:" même s'il a eu lieu, où a-t-il été perpétré, et qui en sont les auteurs?".
 "Quel est donc son lien avec les Palestiniens? Pourquoi faut-il que les Palestiniens en paient le prix?" s'est-il interrogé.


Jeudi 24 Septembre 2009


Commentaires

1.Posté par Jugurta le 24/09/2009 15:35 | Alerter
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Les traitre a l'humanité s'affichent et le crient tout haut : " oui nous sommes les traitres de la race humaine et nous somme fier de l'être ! " ps : achetez nos produits svp

2.Posté par sharaf le 24/09/2009 21:27 | Alerter
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_______________________ الله اكبر _________________________________________

Après la Révolution islamique en Iran c' est la Révolution Spirituelle Mondiale qui est en marche ici-maintenant chez tous les peuples Palestiniens du monde , ils sont l' axe du Bien pour l'humanité toute entière !

3.Posté par me le 25/09/2009 05:51 | Alerter
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Merci, Monsieur le President.
Votre approche est tout a fait exemplaire, et votre discours n annonce que les premices de la revolution mondiale basee sur la justice qui est en marche.
Ceux qui ont quitte la salle n ont pas ete assez courageux pour affronter la realite.
On comprend qu ils aient pu avoir honte d eux.
Une preuve de plus de leur lachete, sournoiserie et culpabilite.

4.Posté par claudio le 25/09/2009 12:31 | Alerter
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Encore une fois, nous nous sommes couverts de ridicule et ce, pour plaire à l'entité sioniste.
Ce comportement de chien n'est pas digne des peuples dont les délégations ont déserté la salle au moment ou le Président de la République d'un état souverain s'apprête à délivrer le message d'une nation à toute l'humanité.
A ce niveau de la diplomatie internationale, quels que soient les désaccords, la préséance exige que l'on écoute ce que les autres ont à dire, quitte à le critiquer ou à le dénoncer par la suite, mais le devoir est de prêter attention.
Que voulons nous démontrer par ces attitudes mesquines et vulgaires ? Que nous sommes forts et puissants ? Que le seul discours recevable est le nôtre ?
Que faisons nous de la « démocratie » et de la » liberté d'expression » que nous prétendons défendre à coups de bombes et d'extermination ?
Le visage que nous offrons au monde est désastreux mais il a au moins le mérite d'être vrai. De plus en plus nous sommes perçus comme des prédateurs, des sans foi ni loi, des hordes sauvages qui se précipitent sur le moindre havre de paix pour y pratiquer le pillage et la désolation.
Depuis Huns et les Mongols en passant par tous les barbares de l'histoire, jamais autant d' incivilisation, autant d'insocialbilité, autant de tyrannie n'ont entaché l'humanité à ce point.
Que reproche t-on au fond au discours du Président Ahmadinejad ?
En d'autre temps, la France tenait le même langage. Elle prônait la paix et la justice. Elle appelait à l'arrêt de l'exploitation de l'homme par l'homme. Elle défendait le faible et freinait les ardeurs impérialistes du puissant. Sa voix éclairait le monde libre et son action était salué partout. Ce langage nous a permis de compenser un passé chargé dont nous n'étions pas fiers mais aujourd'hui, tel le loup qui revient achever sa proie, nous avons renoué avec lui. Il nous persécute et a fini par nous habiter, comme un second nous-mêmes !
Nous sommes devenus de sales racistes, rejetant tous ceux qui veulent être fidèles à leurs culture et à leur religion. Nous sommes devenus de farouches sionistes cherchant à exterminer les civilisations qui dénoncent les crimes d'Israël. Et c'est ce visage qu'à présenté au monde notre ambassadeur à l'ONU !
Non, non, Monsieur l'ambassadeur ! Vous n'avez pas honoré la France. Vous avez piétiné son drapeau et ses valeurs. Vous avez fait planer la honte sur son peuple. Vous avez blessé ses citoyens. Mais peu vous importe, n'est-ce-pas, du moment que vos maître du CRIF et de Tel-Aviv applaudissent à votre inconduite.
Combien nous aurions aimé entendre notre chef de l'état tenir des propos du même rang et à la hauteur de ceux tenus par le Président Iranien. Hélas, il a repris ses clichés favoris, d'une banalité déconcertante. Comme si la France n'avait plus de cerveau pour penser le monde tel que l'humanité le désire.
Nous pouvons toujours jouer aux fanfarons, imbus de notre puissance éphémère.
Mais viendra le jour où il nous faudra régler la facture. Elle sera lourde et le temps ne sera plus aux regrets.
La France est dévoyée et l'anarchie politique, économique et sociale qui y règne sera difficile à éradiquer.
Après l'inquiétude d'aujourd'hui, l'héritage sarkozyste sera le cauchemar de demain !


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