Conflits et guerres actuelles

Afghanistan : l'armée américaine torture ses prisonniers



Vendredi 18 Avril 2008

L'effet boomerang, vous connaissez? L'Afghanistan en est désormais le dispensateur après en avoir longtemps été la victime. Juste retour de manivelle, cet éternelle arène de la guerre des autres qu'est l'Afghanistan, se trouve désormais non au rang de spectateur, ce serait trop beau, mais d'empêcheur de tourner en rond. C'est à Gardriz, près de Kaboul, que tout a commencé : en 2003, des geôliers américains se livrent à l'une de leur fameuse séance d'interrogatoire où ils mettent, toutefois, un peu plus d'entrain que d'habitude ; le résultat, le prisonnier Jemal Nasser ne résiste pas aux chocs et décède en prison. Les 300 pages qui ont dévoilé jeudi aux Etats-Unis cette scabreuse affaire de meurtre risquent, pourtant d'éveiller des fantômes que l'armée américaine croyait à jamais disparus! Car à lire ces documents, les similitudes sont plus que nombreuses avec Abou Ghraib ! A Bagram, principale base des militaires américains en Afghanistan, la torture est désormais si bien ancrée dans les moeurs des gardes- chiourmes yankees que ces derniers ne sentent même pas le besoin de s'en défendre. Des centaines de personnes y sont détenus, depuis des années, en attente de leur procès, sans qu'ils sachent, au juste, de quoi on les accuse. Quiconque, de nationalité afghane, oserait s'aventurer à proximité de la base, pourrait être arrêté, au seul motif d'avoir des apparences terroristes et ceux qui, par chance, parviennent à échapper de l'enfer, risquent les représailles des américains, si jamais ils ouvrent la bouche et qu'ils se mettent à raconter leur calvaire. Mais les 300 pages en question n'en restent pas là. Ses auteurs, membres des associations de défense des droits de l'homme se disent scandalisés que ces comportements d'un autre âge soient inculqués aux militaires américains dans le cadre de leur formation c'est à dire au su et au vu de leur hiérarchie. Une hiérarchie qui, rappelons-le, se plaint de la résurgence terroriste en Afghanistan, de la multiplication des attentats et des attaque contre la coalition étrangère, bref, de l'insécurité, de l'instabilité. De deux choses, l'une : ou bien, les Américains tiennent les Afghans pour un peuple sans âme contre qui tout est permis ou bien ils s'arrogent le droit de tuer, d'humilier, de torturer au nom du droit du plus fort. Qu'ils soit l'un ou l'autre cas, la réponse afghane est compréhensible : on n'applaudit pas le criminel, on le châtie

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Vendredi 18 Avril 2008

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