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Affaire Mohammed al-Doura : l’avocat général demande la confirmation de la peine


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Jeudi 28 Février 2008

Affaire Mohammed al-Doura : l’avocat général demande la confirmation de la peine
L’avocat général de la cour d’appel de Paris a requis mercredi soir la confirmation de la peine prononcée contre Philippe Karsenty, directeur de l’agence Media Rating, condamné à 1.000 euros d’amende en octobre 2006 pour diffamation contre le correspondant de France-2 à Jérusalem Charles Enderlin.

La décision a été mise en délibéré au 21 mai.

Le prévenu accuse le journaliste d’avoir "mis en scène" la mort d’un petit Palestinien sous les balles israéliennes en 2000. Les images de France-2 diffusées le 30 septembre 2000 au journal de 20h avaient fait le tour du monde. On y voyait le jeune Mohammed al-Doura, 12 ans, mourir dans les bras de son père sous une rafale de balles. Selon les commentaires du journaliste, les tirs étaient israéliens.

Le garçon est vite devenu un martyr dans le monde arabe et plusieurs attentats anti-israéliens ont été commis en son nom. De nombreuses voix se sont cependant élevées pour dénoncer le reportage, parlant d’une conspiration dirigée contre l’Etat hébreu.

Sur le site web de son "agence de notation des médias", Philippe Karsenty avait exigé en novembre 2004 la démission de Charles Enderlin et de la directrice de l’information de France-2, Arlette Chabot. Il affirmait que le journaliste avait diffusé "un faux reportage" dans lequel on aperçoit "une série de scènes jouées". Philippe Karsenty en concluait que le reportage sur la mort du petit Mohammed était "une pure fiction" et une "imposture médiatique".

Il a campé sur sa position mercredi à l’audience, affirmant que ce jour-là à Gaza s’était déroulé "le tournage d’une mise en scène". Il a cependant estimé que le correspondant de France-2, qui se trouvait à Ramallah au moment des faits, avait été trompé par son cameraman présent sur place. "Il y a une industrie du faux reportage", a-t-il également accusé, insinuant que les agences de presse présentes sur les lieux avaient couvert l’affaire.

Il s’agit de "l’accusation la plus grave qu’on peut proférer à l’encontre d’un journaliste, celle de bidonnage", a lancé Charles Enderlin, réitérant sa "confiance totale" en son cameraman. Il a noté que ce dernier n’avait jamais été mis en cause par Israël.

L’avocat du journaliste et de France-2, Me Francis Szpiner, a demandé à la cour d’appel de confirmer le jugement prononcé par le tribunal correctionnel. Outre les 1.000 euros d’amende, Philippe Karsenty avait été condamné à verser un euro de dommages et intérêts à Charles Enderlin et à la chaîne publique. L’avocat général, Antoine Bartoli, a lui aussi demandé cette confirmation, estimant qu’il n’y avait pas eu "d’enquête sérieuse" du directeur de Media Rating.

Une enquête réalisée par Tsahal sur les conditions du décès du petit Mohammed a conclu à la probabilité que l’enfant ait été victime d’une balle perdue palestinienne. Une thèse que Charles Enderlin avait relayée quelques jours après le reportage initial.

L’audience a également été consacrée au visionnage des rushes de France-2, ces images qui n’ont pas été exploitées dans le reportage, et d’autres chaînes ou agences d’images, comme l’Associated Press Television News (APTN). Sur les rushes de la chaîne publique, l’enfant, allongé à côté de son père, relève le bras alors que le reportage se terminait sur la scène du petit Mohammed, sans vie dans les bras de son père.

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Jeudi 28 Février 2008

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