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Actualités : Enquete : VIANDES HALLAL Faux hallal et vrai haram (6)


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[ Mais dites que vous êtes journaliste, présentez votre carte de presse et c’en est fini de vous. Toutes les portes vous seront fermées. Ceux qui se croient plus malins, vous dérouleront le tapis d’une mise en scène à vous couper le souffle. Une façon de vous ensorceler à ne plus savoir comment faire. Mais dites que vous êtes démarcheur délégué par des entreprises algériennes du Sud pour négocier l’achat de grandes quantités de viandes ovine, bovine ou de volailles, alors toutes les portes vous seront ouvertes.


Farid@evhr.net
Lundi 3 Avril 2006

Par Amine Merouane B.
Le Soir d'Algérie

Aussitôt, vous serez de plain-pied dans le royaume du faux hallal où les fraudeurs vous feront prendre les vessies pour des lanternes, les pies pour des poules, l’illicite pour du licite. Pour en savoir plus sur leurs agissements, leurs filières et réseaux, nous avons été obligés d’emprunter cette méthode de “caméra cachée” : cela a permis d’observer la fraude dans son état naturel. Aussi bien en Hollande, en France qu’en Belgique. C’était fort révélateur.

* Chez Hoca Meat


Christophe, patron de Hoca Meat, admirant sa “production hallal”. Du pur faux hallal grâce à la complicité de contrôleurs cupides.
Un coup de téléphone à l’entreprise Hoca Meat, productrice de toutes sortes de pâtés, cachirs, etc. faits à base de viande séparée mécaniquement — c’est-à-dire tout ce qui reste d’un poulet, d’une dinde après lui avoir enlevé sa chair — et son gérant, Christophe accepte de nous recevoir croyant avoir affaire à un démarcheur. Auparavant, la communication téléphonique renseignait bien sur le personnage :
* … C’est pour signer un contrat avec vous pour l’achat de pâtés de volailles…
- Cela ne m’intéresse pas de vendre pour l’Algérie. Il y a trop de bakchich…
* Pourquoi dites-vous cela ?
- Chaque semaine, j’ai des commandes pour l’Algérie. Je refuse. Une fois j’ai fait le test avec un client algérien qui travaille bien en France avec mes produits. Il voulait exporter mes produits en Algérie, j’ai accepté. Nous avons commencé par faire un test. Déjà, pour faire rentrer de la marchandise en Algérie, il faut un paquet de documents.
* N’est-ce pas la même chose en Belgique ou ailleurs ?
- Oui. Mais en plus il faut d’autres documents comme les certificats hallal.
* Avez-vous des certificats hallal ?
- Oui, bien sûr
* De quel organisme ?
- Chez nous, l’entreprise qui me contrôle est la SFCVH de Paris. *
Mais alors il n’y a pas de problème
- Elle me donne un certificat comme quoi la marchandise fabriquée chez moi est hallal. Elle travaille en partenariat avec l’institut musulman de Paris. Elle contrôle tous mes achats. Les abattoirs qui me livrent sont d’abord contrôlés par la SFCVH [Faux : Hoca Meat est livrée par les abattoirs CELVIA et VOLAVEL où il n’existe aucun contrôleur permanent sauf ceux de l’organisme AVS qui procèdent au contrôle uniquement pour ses propres clients. Nous y reviendrons.] Je n’ai pas grande confiance dans le marché algérien [ De tels propos s’expliquent par le fait que les services vétérinaires du port d’Oran ont découvert la fraude opérée par Christophe et son client algérien, El Kurti de Marseille, et ont refusé l’introduction d’un container dont la marchandise ne correspondait pas aux documents présentés ]
* Monsieur, ceci ne m’intéresse pas. L’essentiel est que vous soyez payé. L’important pour moi est que vous délivriez les documents nécessaires. Voulez-vous commercer ou non ?
- Connaissez-vous quelqu’un pour faire entrer la marchandise en Algérie ?
* Pourquoi faudrait-il connaître quelqu’un ? L’essentiel est d’avoir les documents exigés.
- Mon client El Kurti a porté ma marchandise mais à Oran, les vétérinaires ont fait disparaître tous les documents
[ Faux : les investigations se sont poursuivies jusqu’au ministère de l’Agriculture où le directeur des services vétérinaires, M. Bouguedour, a procédé à des recherches. Quelques jours après, il était aisé de constater, documents mêmes à l’appui, que les produits importés de chez Hoca Meat ne correspondaient pas aux documents fournis. ]
* Ce que vous affirmez est grave. Etiez-vous présent ?
- C’est comme cela. Je vous dis ce qui se passe là-bas. Non je n’étais pas sur place. Mais mon client…
* Soyons brefs, s’il vous plaît
-Etes-vous informé sur les documents nécessaires pour exporter de la charcuterie en Algérie.
* Evidemment. L’essentiel est que vous les fournissez
- Quand pouvez-vous venir.
* Demain
- Mon usine est à 30 km de Lille. Prenez le train pour Courtrai où je viendrai vous chercher. Voici mon numéro de portable 0032477465 […]
Pardon. Avez-vous des certificats de contrôle de viande hallal ?
- Oui, oui. Ma matière première, le VSM, m’est livrée par l’entreprise CELVIA contrôlée par la SFCVH, et l’entreprise VOLAVEL contrôlée par l’association finistérienne arabo-islamique
[ En vérité, le constat sur le terrain permet de relever qu’il n’existe aucun contrôleur de viande hallal. Par contre, les deux entreprises citées ont pris le soin de signer des conventions de contrôle mais sans contrôle véritable. ]
Le lendemain, à 7h30 précises, Christophe vient nous accompagner pour visiter son entreprise. D’abord, il précise que le personnel est en congé à cause des fêtes de fin d’année. Ensuite, il se consacre à fustiger Daniel Herzog — Concurrent ou rival ? – patron d’Isladelice qui exporte ses produits en Algérie. (Tout a été fait par le lobby marocain pour pousser Herzog à investir au Maroc au lieu de l’Algérie où, depuis, son projet de partenariat est concrétisé avec un Algérien. Nous y reviendrons). Enfin, Christophe ne se départira jamais de sa conduite qui consiste à convaincre son interlocuteur qu’il produit du hallal. C’est tout le contraire qui est mis en exergue par l’observation. Contrairement à son affirmation, il y avait bien deux employés dans les locaux débordant de boudins de pâtés, de cachirs… Que faisaient les deux employés ? Rien d’autre que de coller des étiquettes hallal sur la marchandise prête à l’exportation. Pas de signe de contrôleurs de la SFCVH ou d’autres. Dans quelques instants, sorti fumer une cigarette, l’un d’eux confirmera : “Il n’y a pas de contrôleur, pourquoi faire ?” Cela veut tout dire. Avant qu’il ne soit surpris de les voir discuter avec nous, Christophe nous aura offert le café et remis des prospectus et évidemment un “certificat de contrôle de viande hallal” vierge, prêt à l’emploi portant l’intitulé de la SFCVH.



Accablant !

(Sacrificateur à l’entreprise Gallais Viandes SAS (groupe Bigard) à Pontivy, cet employé dont nous tairons le nom, à sa demande (par crainte de représailles) apporte un témoignage accablant en ce qui concerne la “Société de contrôle de viandes hallal”. Courant Ramadhan 2004, un importateur algérien d’Oran avait signé un contrat d’achat de viandes auprès de cette entreprise. Parmi les documents exigés par la réglementation algérienne en matière d’importation de viandes, la présentation d’un certificat d’abattage hallal. Un tel certificat doit être établi et signé par un contrôleur qui assiste physiquement et oculairement à toutes les phases d’abattage (avant l’égorgement de l’animal pour contrôler que celui-ci est vivant et sain, au moment de l’abattage pour constater qu’il est conforme au rite, et après l’abattage pour éviter le mélange de carcasses et signer le certificat...). Or, d’après ce sacrificateur, cela ne s’est pas passé ainsi. Verbalement et par écrit, celui-ci souligne : “Gallais Viandes fut obligé de prendre contact avec M. Kriouche (SFCVH). Ce dernier faxa un certificat de traçabilité qui fut rempli par Gallais Viandes sur lequel j’ai apposé ma signature en tant que sacrificateur. Par la suite, M. Kriouche fit parvenir un bloc multicopie de certificats hallal, un tampon d’abattage et un autre de contrôleur hallal contre un arrangement financier pour prestation de service dont j’ignore la teneur. La SFCVH recevait le double des certificats hallal qu’on établissait. M. Kriouche à ma connaissance ne s’est jamais déplacé sur le site d’abattage, ni n’a désigné un contrôleur sur la chaîne d’abattage, ni jamais pris contact avec moi pour s’inquiéter du déroulement du sacrifice et de sa traçabilité”. Ce sont de telles pratiques qui ont été relevées au cours des investigations. Heureusement pour le consommateur algérien que ce sacrificateur a bel et bien sacrifié rituellement les animaux destinés au marché algérien. Sinon, il aurait consommé du haram justifié par de vrais faux certificats de contrôle de viande hallal.

Fraudes



La société belge Hoca Meat est fournie en matière première (c’est-à-dire en ce qui est pompeusement appelé viande séparée mécaniquement mais qui est en réalité constituée de peau de volaille de fressures et d’abats) par deux entreprises : par CELVIA qui pratique systématiquement et quotidiennement le faux hallal (nous nous y sommes déplacées et donc nous y reviendrons) et qui dispose de faux certificats hallal délivrés par la SFCVH, et par l’entreprise VOLAVEN qui bénéficie de faux certificats de contrôle de viande établis par l’Association finistérienne pour la culture arabo-islamique (!!!) qui est arrivée à faire certifier la signature de son président par la Chambre de commerce de Brest. Pour faire plus vrai, Hoca Meat jouit d’une “attestation” délivrée par la même SFCVH selon laquelle “Hoca Meat fabrique de la charcuterie hallal sous notre contrôle strict hallal”. Aucune présence permanente, oculaire et physique d’un contrôleur rémunéré par SFCVH sur le site de fabrication. Les déclarations de son directeur confirment le constat. Nous publions en fax-similé un faux certificat vierge, cacheté à blanc par Hoca Meat. Un vrai certificat devrait être strictement entre les mains d’un contrôleur.



“Caméra cachée” : magouilles et combines

“CAMERA CACHEE” : MAGOUILLES ET COMBINES
Avant de nous déplacer vers deux d’entre eux, près de cinquante abattoirs belges de volailles ont été sollicités par téléphone, soi-disant pour la négociation d’achat de volailles, mais en vérité pour en savoir davantage sur la pratique du hallal. Ahurissant, stupéfiant, renversant. Ahurissant qu’une seule “société de contrôle”, la SFCVH, puisse jouir quasiment d’un monopole de contrôle dans plusieurs abattoirs belges sans avoir un contrôleur (dans chaque abattoir), employé par elle-même, présent physiquement à toutes les phases d’abattage qu’il doit contrôler visuellement. Stupéfiant que tous ces abattoirs soient complices de pratiques frauduleuses dont sont victimes les consommateurs musulmans. Renversant, parce que les services vétérinaires belges, n’ont procédé et ne procèdent à aucun contrôle dans ces abattoirs où la présence de sacrificateurs (tous Marocains) ne signifie nullement que le hallal est pratiqué. Les communications téléphoniques (dont nous rapportons le condensé ci-dessous) sont fort révélatrices des tromperies et fraudes :
Appel 1 : Flandrex
Flandrex est un abattoir belge implanté à Mouscron. Pour éviter de mauvaises surprises, ses dirigeants ont confié la tâche des relations publiques à Myriam CEPH et une certaine Sandrine qui travaillent dans un bureau de courtage français. L’une et l’autre connaissent parfaitement le milieu du faux hallal. C’est Sandrine qui répond au “démarcheur”.
* ... C’est pour l’achat de viandes et volailles pour des sociétés algériennes implantées dans le Sud.
— Sans problème. Pouvez-vous nous rendre visite ?
* Bien sûr. Mais auparavant, je vous précise que nous désirons des viandes hallal
— Aucun problème monsieur. Nous vous proposons de visiter nos sites d’abattage.
* Mais est-ce que vous fournissez avec la marchandise achetée des certificats de contrôle hallal ?
— Non. Ce n’est pas ainsi que nous fonctionnons
* Le certificat hallal est indispensable, sinon nous ne pouvons pas importer les viandes
— A vrai dire, le certificat hallal ne signifie rien. Nous pouvons vous délivrer une attestation si vous le désirez. Mais il n’y a pas mieux que de contrôler vous-même
* Cela se fait pourtant partout. Les responsables belges de Flandrex m’ont orienté vers vous. En Belgique, le certificat hallal est délivré automatiquement
— Beaucoup d’abattoirs en Belgique, la majorité, reversent des commissions à un certain monsieur, dont je tairai le nom pour leur donner des certificats. Nous, on ne procède pas comme cela. Flandrex, salarié en fait des musulmans qui sont à la chaîne. L’idéal pour nous serait que vous venez assister à un abattage pour voir comment on procède. Les certificats, monsieur, cela ne veut rien dire.
* Comment cela ?
— Si vous voulez, je peux vous envoyer un certificat de la SFCVH via M. Kriouche qui nous demande tant de centimes par kilogramme pour nous délivrer un certificat. Je trouve que ce n’est pas hallal. Si nous vous disons que c’est hallal, c’est que c’est hallal, mais il faut venir à l’abattoir.
* Mais en tant que démarcheur, je dois rassurer les sociétés en matière de hallal.
— Vous désirez impérativement des produits belges ?
* Oui, mais avez-vous d’autres propositions ?
— Evidemment parce que je suis directrice de clientèle du groupe DUC. Nous avons un abattoir du côté de Paris et un autre près de Nîmes. [Sandrine fait la promotion de DUC en soutenant que “pour l’importation, c’est plus intéressant”]. Nous venons récemment de nous réunir avec M. Boubakeur de la Mosquée de Paris... Du hallal, je peux vous en proposer d’Espagne, de Belgique, de France... Je fais du courtage, je représente différents groupes de volailles et entre autres Flandrex.
* Excellent. Pourriez-vous envisager des rendez-vous pour visiter DUC et Flandrex dans les prochains jours ? Pourriez-vous transmettre par fax, les tarifs et vos assurances hallal ?
— Oui. Sans indiscrétion, comment avez-vous eu les coordonnées de Flandrex ?
* Grâce à Internet ?
— Pour ce qui est du hallal, nos produits sont estampillés avec le logo porté sur l’attestation. Ensuite, ceux qui veulent plus de renseignements, nous leur envoyons un courrier. Ils peuvent aussi visiter l’abattoir ou alors ils appellent le responsable de l’abattage sur le site. On ne remet pas de certificat d’abattage, mais on remet une attestation hallal. M. Haddi s’occupe de cela, de la certification hallal. Il travaille pour DUC. [Ainsi donc DUC est juge et partie. Or, la certification hallal doit être effectuée par un organisme indépendant dont les employés ne doivent en aucun cas être rémunérés par l’abattoir].
* Ce monsieur représente qui ? (la question est reposée pour éviter tout malentendu)
— Il représente la société DUC. Il travaille chez DUC pour le groupe DUC. Je vais vous envoyer des documents [Nous avons publié hier le fac-similé d’une attestation dans laquelle le nom de la Mosquée de Paris qui est citée dans le but de tromper et de rassurer le consommateur... En réalité, cette dernière habilite les sacrificateurs à pratiquer l’abattage rituel. D’autre part, et comme le lecteur peut le constater, l’interlocutrice cite la Mosquée de Paris considérée comme paravent. Nous n’avons pas eu écho de cette “réunion” mais plutôt d’une manifestation (à laquelle nous étions présents) organisée par DUC au sein de la Mosquée de Paris pour faire “rien moins que la promotion de ses produits) gâteaux et boissons offerts.]
Appel 2 : Nollens S. A.
* Bonjour monsieur. C’est pour un rendez-vous avec vous afin de négocier un contrat pour l’achat de poulets
— Bonjour, c’est pour quel pays ?
* L’Algérie. Pour des sociétés du Sud
— Poulet ou cuisses de poulet ?
* Cuisses de poulet
— Du congelé ?
* Oui
— Combien voulez-vous ?
* D’abord, je vous demande les prix, ensuite, on décidera
— Hum (il réfléchit). On discutera lorsqu’on se verra.
* Non, non d’abord je veux savoir les prix, parce que si cela ne me convient pas, ce n’est pas la peine de venir
— D’accord. Mais il s’agit de quelles quantités ?
* Je ne sais pas encore. Quels sont d’abord vos prix ?
— (...) Qui prend en charge le transport ?
* Nos sociétés, bien sûr
— Hum.. hum... (...) aux alentours de... je suis obligé de compter les certificats de Kriouche. Autour de 90 centimes plus 5 centimes pour la mosquée de Kriouche
* C’est qui Kriouche ?
— C’est le contrôle de la viande hallal
* Pourquoi ? Il a une mosquée ?
— Oui. Il s’occupe de la Mosquée de Paris. C’est cela, hein
* Vous parlez de hallal, justement je voudrais que vous m’expliquiez comment faites-vous le hallal
— Nous sommes contrôlés par Kriouche. Si vous avez des questions, c’est à lui qu’il faut les poser.
* C’est à vous, le vendeur, que je dois poser les questions, c’est vous qui signez le contrat... Avez-vous des certificats de viande hallal ?
— Oui. J’ai des certificats hallal
* Donc, si je viens acheter maintenant chez vous, vous me délivrerez un certificat hallal ?
— Oui. Exactement. J’ai des certificats hallal de Kriouche, c’est lui qui fait le contrôle.
* Des certificats à blanc ?
— Oui, oui. Des certificats sur lesquels je mettrai le cachet. Je remplis les certificats selon les quantités.
* L’abattage des poulets se fait-il avec le disque ?
— Oui, oui.
* C’est certain que c’est hallal ?
— On n’en discutera que lorsque vous viendrez.
* Non. Je dois savoir avant de venir
— C’est Kriouche qui fait le contrôle. Il vient de temps en temps pour nous contrôler.
* Pardon. Mais le contrôle doit être permanent et non de temps en temps. Je veux être certain, monsieur
— Il ne vient pas tous les jours, bien sûr. (...), mais pourquoi demandez-vous tout cela ?
* Parce que c’est très important, monsieur
— Pourquoi très important ?
* Parce que nous voulons du vrai hallal. M. je suis journaliste, je fais une enquête sur les viandes hallal..
— Pourquoi demandez-vous les prix alors ?
* Pour tout savoir
— Oui oui oui
* Merci bien monsieur [Il est à préciser que ce n’est ni à l’abattoir, ni à un producteur de signer le certificat de contrôle. Mais uniquement au contrôleur. Mais comme les pseudo-sociétés de contrôle ne disposent pas de contrôleurs elles “s’arrangent” avec l’abattoir pour lui laisser des “certificats” à blanc qu’il fera signer par le sacrificateur (qui n’a aucun droit de contrôle) avant d’y apposer son cachet]. M. Marc Nollens, directeur de Nollens, affirme que la “taxe” destinée au contrôle s’élève à 0,05 centimes d’euros. A titre indicatif, lorsqu’un SEUL client achète 46 tonnes de cuisses de poulet par semaine, il revient au contrôleur quelque 2 300 euros par SEMAINE. Ceci pour un SEUL client et par SEMAINE seulement...
Appel 3 : Herelixka S. A.
Herelixka est un abattoir de volailles spécialisé dans le poulet. Il se trouve à Liège (Belgique). Son abattage moyen est de 8 000 poulets par... heure. Son directeur, Marc Debaillié insiste sur “le contrôle sanitaire par des vétérinaires agréés”, mais aucun mot sur le contrôle hallal. Cependant il n’a pas manqué d’envoyer un “certificat de contrôle de viande hallal” vierge et cacheté. Un vrai faux certificat évidemment. Une pratique frauduleuse systématique et généralisée.
Appel 4, 5, 6,... mêmes pratiques frauduleuses
Tous les appels téléphoniques en direction d’abattoirs de volailles aboutissent au même constat : absence de contrôle effectif et réel, fourniture de vrais faux certificats de contrôle de viande hallal.
A. M. B.

Fac-similé
Société “européenne” !!! Lintor est un abattoir industriel de poulets appartenant à un groupe familial. Chaque jour, 200 000 poulets y sont abattus et découpés. Il commercialise du poulet, des cuisses de poulet par cartons de 10 kg, des ailes de poulet. M. Marc Van Grembergen, son directeur, n’a pas résisté à notre alléchante demande. Croyant avoir affaire à un démarcheur venu négocier l’achat de poulets, il s’est plié en quatre pour nous convaincre que sa production est “purement hallal”. Prospectus, offre financière, carte de sacrificateur (1 sacrificateur pour 200 000 poulets par jour !!!) et un “certificat d’abattage selon les rites islamiques” établi par la même “société de contrôle” devenue cette fois “Société européenne de viandes hallal”. Un “certificat” vierge, portant le cachet de Lintor qui est à l’aise pour attester hallal tout ce que bon vent lui semble et à tout ce que bon vent lui semble. C’est exact qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même surtout lorsqu’on rétribue nos acolytes serviteurs.

A.M.B.
Le Soir d'Algerie
LeSoirdAlgerie.com













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