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Actualité du judéo-christianisme


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Lundi 11 Mai 2009

Actualité du judéo-christianisme
La visite du Pape Benoît XVI au Proche Orient est un des faits marquants de l’actualité. Après un passage en Jordanie, le Pape se rend en Palestine occupée où un accueil mitigé lui est réservé aussi bien par les juifs que par les musulmans.
Pas pour les mêmes raisons cependant. La réserve des musulmans tient pour partie aux propos qu’avait tenus le Pape, tendant à assimiler Islam et violence mais surtout à sa renonciation, sous les pressions du régime sioniste, à l’idée de prendre la parole publiquement près du mur de séparation qui marque la limite du ghetto sioniste.
Entre l’église catholique et les juifs, les sujets de contentieux surabondent ; ce sont surtout les juifs qui font des reproches à l’église catholique : ils rejettent par exemple le projet de béatification de Pie XII, rappellent l’appartenance de Benoît Ratzinger aux Jeunesses Hitlériennes et n’oublient pas la remise au goût du jour de la prière pour la conversion des juifs.
En dépit de ce tombereau de reproches, le Pape a tenu à affirmer «le lien inséparable qui unit l'Eglise et le peuple juif.»
On s’interrogera sur la nature de ce lien inséparable. Peut-être s’agit-il de celui constitué par la corde qui, selon le Talmud, a servi à pendre Jésus.
Oui, car selon le Talmud, Jésus n’a pas été crucifié mais lapidé puis pendu par les juifs eux-mêmes, et non exécuté par les romains.
On dira que j’ai pêché ça dans un site antisémite qui accomode le Talmud à sa sauce (au passage, rappelons que pour l'Islam, Jésus n'a été ni crucifié ni pendu).
Que nenni. J’ai trouvé ça dans un article publié par Forward, un magazine juif édité aux USA. Ce qui est d’ailleurs amusant dans cet article, c’est que l’auteur feint de découvrir le sort fait à Jésus dans le Talmud. On aurait pu le croire si l’auteur avait une culture juive minimale alimentée par une version expurgée du Talmud. Or ce n’est pas le cas puisqu’il nous indique avoir effectué un travail universitaire sur (Saint) Paul dans le Talmud.

Les juifs ont-ils un problème avec Jésus?
Le Polymath
Par Jay Michaelson Jewish Forward (USA), le 29 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La blague, si c’en est une, dit ceci : «Vous devez nous pardonner, nous les Juifs, d'être un peu nerveux. Deux mille ans d'amour chrétien ont usé nos nerfs.»
C’est tout dire, n’est-ce pas ? Les cicatrices de l’antisémitisme et de l’action missionnaire, le sens de l’humour rempli de pathos, le mépris de la chrétienté – c’est certainement ainsi que je voyais majoritairement notre religion dans ma jeunesse. Quand j’étais enfant, le christianisme était comme un grand tyran stupide : à la fois idiot et extrêmement puissant. Etaient-ils incapables de voir à quel point leur religion était ridicule ? Une naissance virginale ? Le Père Noël ? Un lapin de Pâques? Un messie qui a été tué, mais est mort en réalité pour nos péchés? Et pourtant, telles étaient les personne qui dirigeaient notre pays, nous disant les jours avec école et les jours sans, et nous jouant leur musique insidieuse chaque hiver.
Si les livres soumis à la lecture du journal Forward indiquent une quelconque tendance, alors je ne suis pas le seul dans ma névrose par rapport à Yeshu ben Yoseph. Même si rien, semble-t-il, ne rivalisera avec le flot interminable de livres sur l’holocauste, ces dernières années ont vu une petite montagne de livres sur Jésus arriver sur mon bureau, la plupart d’entre eux ne méritant pas d’être signalés. Des balivernes sur comment Jésus s’est trompé sur le judaïsme ou comment le christianisme s’est trompé sur Jésus, ou à quel point nous sommes mieux qu’eux [les chrétiens] – des livres du genre que j’aurais pu écrire dans ma jeunesse.

A coup sur, la jésumanie est en partie due au succès du livre de David Klinghoffer paru en 2005, «Pourquoi les juifs ont rejeté Jésus.» (Réponse : Nous sommes le peuple élu – une nation, pas des universalistes.) Mais je pense qu’elle est en bonne partie liée au renforcement de notre confiance en tant que minorité assimilée aux Etats-Unis. Si à une époque nous aurions pu être torturés ou placés sur le bûcher pour le fait de ne pas accepter Jésus, nous pouvons maintenant publier des livres qui le critiquent.
Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, les textes discutés dans le meilleur livre de la dernière moisson de publications, « Jésus dans le Talmud » par Peter Schafer ont été autrefois considérés si scandaleux qu’ils firent l’objet d’une autocensure dans les éditions européennes du Talmud. Non pas que cette démarche ait réussi : les autorités chrétiennes brûlèrent tout de même le Talmud et l’antisémitisme continua sans relâche. Mais la censure a quelque peu réussi ; ces textes sont pratiquement inconnus, même à ce jour.
Et ils restent assez scandaleux. Ce que Schafer montre, c’est que les rabbins du Talmud connaissaient suffisamment le Nouveau testament pour le parodier et s’inquiétaient suffisamment de la croissance de la nouvelle secte judéo-chrétienne pour condamner le Nouveau Testament. Et ils le firent dans des termes impitoyables.
L’image de Jésus qu’on retire du Talmud est celle d’un hors la loi, un maniaque sexuel adepte de la magie noire qui recourait à la tromperie pour égarer Israël. Dans BT [Talmud de Babylone] Sanhédrin 103a, Jésus est représenté comme un mauvais disciple qui a « gâché sa nourriture, » ce qui, spécule Schafer, pourrait être un euphémisme pour l’inconduite sexuelle : « manger le mets » étant un euphémisme talmudique connu pour désigner l’acte sexuel lui-même. Une correction ultérieure ajoute qu’il « pratiquait la magie et a égaré Israël. » Et la naissance virginale est ridiculisée comme un camouflage de la véritable filiation de Jésus : sa mère était une « femme illicite » (autre locution talmudique), peut-être même une prostituée.
C’est du lourd – pas étonnant qu’on ne l’enseigne pas dans les cours du dimanche. Mais fascinant aussi, à condition bien entendu, de ne pas le prendre trop au sérieux (ce que certains juifs font, à n’en pas douter). Les textes étudiés par Schafer – tous relativement tardifs, remontant au 3ème ou 4ème siècle après JC, suggérant un effort conscient pour combattre la montée de la secte – montrent que les rabbins talmudistes n’ont pas rejeté Jésus pour les nobles raisons suggérées par Klinghoffer et ses émules. Selon ces textes tout au moins, ils l’ont rejeté parce qu’ils pensaient qu’il incarnait le mal ou le percevaient comme une menace.
De manière choquante, cependant, le Talmud ne fuit pas la responsabilité de la mort de Jésus. Au contraire, il dit qu’il l’avait méritée et qu’elle est l’œuvre des juifs eux-mêmes. Jésus était, indiquent les textes, un sorcier, un idolâtre et un hérétique qui guidait Israël dans l’idolâtrie. Sa condamnation était absolument justifiée et son exécution – lapidation puis pendaison – a été effectuée en stricte conformité avec le droit rabbinique.
Pourquoi le Talmud fait-il cette revendication ? Schafer suppose que c’est pour saper le récit des Evangiles et affirmer le pouvoir des rabbins. Dans le récit des Evangiles, les rabbins sont pratiquement des instruments de Rome. Dans la version du Talmud, ils sont tout puissants – si puissants qu’ils condamnèrent le héros de la secte chrétienne à une mort brutale (croyez-le ou pas, il y a en fait des textes encore plus crus et que Schafer a inclus dans son livre. Il suffit de dire que l’enfer de Dante n’est rien à côté de leur horrible récit. Mais je n’en parlerai pas dans ce journal familial.)
Ce qui est fascinant dans la lecture de ces textes ainsi que des commentaires soigneux et méthodiques de Schafer, est que l’ambivalence envers jésus que j’ai ressenti dans ma jeunesse, semblait déjà présente dès le 4ème siècle. D’un côté Jésus est objet de mépris, de l’autre son pouvoir est dangereux. Ces textes ont été écrits avant que l’église devienne la plus grande force en ce monde, mais ils ne dépareilleraient pas dans la liste des livres que j’ai choisi de ne pas présenter ici.
En fait, je suis certain que certains lecteurs auraient préféré que ces commentaires ne soient pas publiés du tout. Les textes présentés dans l’ouvrage de Schafer restent dangereux. Ils pourraient encore inciter à la violence contre les juifs. Et ils menacent des décennies de progrès des relations judéo-chrétiennes.
On se demande quand, si jamais, les juifs pourront se remettre du traumatisme de l’oppression chrétienne et apprendre réellement, tout en nous en différenciant, de la tradition et de l’enseignement chrétiens. Au cours de mon propre cheminement spirituel, j’ai été étonné d’avoir appris autant des enseignements d’autres traditions – bouddhisme, hindouisme, paganisme, soufisme – et de mon degré de nervosité quand il s’agit du christianisme. Certes, comme beaucoup de juifs, j’accorde de la valeur aux enseignements de Jésus et j’ai même fait mon mémoire de master sur Paul et le Talmud. Mais ce n’est pas assez. Je veux comprendre le Christ à la manière des chrétiens – pas pour devenir l’un d’entre eux, mais pour enrichir ma propre vie religieuse. Je veux apprendre d’eux comment avoir une relation personnelle avec un Dieu personnel, humanisé, incarné qui veille et qui sauve. Je veux ressentir Jésus comme un être humain assez éclairé pour voir chacun comme sacré, même l’impur, le lépreux et le marginal. Et je veux suivre son exemple, voir tous mes frères en humanité et moi-même comme les fils et les filles de Dieu.
Il y a quatre ans, j’avais développé certaines de ces réflexions dans un essai publié par Zeek magazine. J’avais avec humour intitulé l’article « Comment j’en suis finalement venu à accepter le Christ dans mon cœur, » expliquant cette ironie dans le premier paragraphe. Lors d’une conférence où ce magazine était en vente, quelqu’un a vu ce titre, a pris le lot entier de magazines et l’a jeté à terre, avant d’accuser le libraire de vendre des détritus de missionnaires.
Eh bien, je pense que vous devrez nous pardonner, à nous les juifs, d’être encore un peu nerveux...

http://mounadil.blogspot.com/ http://mounadil.blogspot.com/



Lundi 11 Mai 2009


Commentaires

1.Posté par Pas besoin le 11/05/2009 20:10 | Alerter
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Et pardonnez s'il vous plait vous-même aux chrétiens d'avoir quelque peu autodafé parfois votre talmud qui, désolé pour ceux qui sortent de table ou s'apprêtent à la rejoindre, fait bouillir Jésus dans un enfer éternel d'excréments qu'il avale quotidiennement...! Rien de moins... Et ce bien avant même que les premières persécutions anti-juives venant des chrétiens n'aient encore commencé... Votre article est un très bel effort d'ouverture qui touche au cœur de ce qui différencie le christianisme et le judaïsme sans plus désormais jamais pouvoir les rapprocher. Il pose des questions essentielles. C'est le vieil antagonisme de la lettre de la loi et de l'esprit de la loi. Rien que de vous poser la question, c'est que vous avez déjà entrevu la réponse. Cordialement.

2.Posté par -*REZ le 11/05/2009 20:21 | Alerter
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Num�ro 764 - 11.05.2009 - 17 Iyyar 5769

2,775 milliards pour Israël
L'administration américaine a demandé au Congrès de valider le montant du budget de l'aide à Israël pour l'année 2010, qui se montera à 2,775 milliards de dollars, non compris la participation majoritaire des USA aux coûts de développement de systèmes de défense contre les roquettes et les missiles.

resample.php?file=art_3798.jpg&w=190&max=200Cette assistance, votée par le gouvernement Bush pour une durée de dix ans à partir de 2009 - année où Israël recevra 2,5 milliards de dollars, puis 2,775 en 2010, et 3 milliards de dollars en 2011 - atteindra la somme totale de 30 milliards en 2019.

L'ambassadeur d'Israël sortant, Sally Méridor, a tenu à remercier les Etats-Unis pour "l'expression de la poursuite de l'engagement américain en faveur de la sécurité d'Israël, et pour l'assurance de sa suprématie qualitative" dans la région.

3.Posté par PREDICATEUR le 11/05/2009 21:07 | Alerter
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PAPE BENOIT 16, toutes mes félicitations : vous êtes un excellent commercial !

Combien avez vous touché pour cette "invitation" à la GARDEN PARTY israelienne ?

J'espère que vous avez bien négocié l'abandon des communautés chrétiennes d'irak, de Palestine et d'ailleurs, condamnées à mort ou à l'exil par les Americano Israeliens.

Tirer profit de la vente de ses propres fidèles à la concurrence,
c'est un coup de maître digne d'être mentionné dans LA BIBLE DU VRP !

Chapeau bas, Monsieur le Business Man !!

4.Posté par jacques le 11/05/2009 23:06 | Alerter
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bizarre cet article ecrit par un Juif , qui semble ignorer que seule la puissance occupante , Rome avait a l'epoque le droit de condamner a mort les rebelles . Et rebelle , Jesus en etait un , puisqu'il s'etait proclame selon les evangiles " roi des Juifs " . autre preuve : la crucifixion inconnue des Juifs etait un supplice exclusivement pratique par les Romains .

5.Posté par Pas besoin le 12/05/2009 07:17 | Alerter
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Il relève ce que le Talmud en dit et le retranscrit d'une façon exacte... Il va sans dire que les bravades coutumières des rabbins les auront poussés à revendiquer une exécution qu'ils ne pouvaient infliger eux-même, mais en la réclamant à l'occupant romain... Ils ont déjà raconté l'histoire d'une minuscule province comme s'il s'agissait d'un immense royaume alors... Ils peuvent bien revendiquer la mise à mort de Jésus... Au fond, cela ne change rien.

6.Posté par Molech le 12/05/2009 10:10 | Alerter
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Jésus est mort car c'était un antisémite, et tout les antisémites subirons le même sort ou se prosternerons devant ERETZ YISRAEL

7.Posté par emailbleu le 12/05/2009 10:17 | Alerter
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3. Posté par PREDICATEUR le 11/05/2009 21:07

C'est un peu comme les musulmans qui s'entretuent entre eux,pour aussi un dieu hypotetique.Et aucunes de ces communautés qui fait offre de paix aux autres.Avant d'enlever la paille dans l'oeil de votre voisin,essayez de deloger la poutre qui est dans le votre.

8.Posté par Choupa le 12/05/2009 16:21 | Alerter
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Jésus... Antisémite...? Trop drôle Molech... C'est volontaire ou vous êtes sous emprise d'une drogue...? Votre pseudo, c'est pas plutôt Moloch, le dieu des holocaustes et des massacres sanglants...?

9.Posté par vegta le 12/05/2009 17:41 | Alerter
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email bleu, il faut que tu enleves tes oeilleres, c'est bien gentil de critiquer l'islam, mais aucun argument, sait tu seulement lire et comprendre et surtout as tu lu le coran ?? J'en doutes ,

c'est pas une poutre que tu as , tu est completement aveugle, ton cerveau est plus etanche


quand a molech meme constat desatreux, ha ha , relis toi 2 phrases 2 contradictions, si les crétins n'existaient pas sur que le monde seraient plus triste, te faire passer pour un juif est une chose mais au moins apprend l'histoire au 1er coup d'oeil on voit que t'est un inculte

10.Posté par vegta le 12/05/2009 17:44 | Alerter
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molech et email bleu, ne font qu'un 7 minutes pour ecrire 2 lignes ha ha

11.Posté par Pas besoin le 12/05/2009 19:15 | Alerter
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Effectivement, מלך - MLK, sans voyelles, comme l'impose l'hébreu - pourrait vouloir aussi bien dire roi (Mélékh), que Molokh, ce tristement fameux Baal à qui on sacrifiait des nouveaux nés et jeunes enfants en les passant par le feu. En fait, les derniers développement archéologiques, après la découverte de pauvres restes d'enfants dans des jarres portant le vocable MLK, laissent supposer que Molokh est le nom même du sacrifice... Les juifs impies le pratiquaient dans la vallée de Topheth (voir Bible, Rois II, 23-10). Ce triste culte fut pratiqué jusqu'au dernier jours de Carthage (Voir Baal-Hammon et Tanit, sa sinistre comparse). Molokh peut se lire ou se transcrire également Molekh ou Molech. C'est une de ses variantes... C'est dire d'où nous viennent ces commentaires délirants: Des brasiers où l'on sacrifie les prémices des générations et ceci-dit sans n'y voir qu'un simple symbole... Ça promet...!

12.Posté par anti chrétien le 03/08/2009 03:32 | Alerter
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Christianisme,religion des faibles et des ratés. Religion du ressentiment,la pitié des faibles et les valeurs fondées sur elle, contre l'affirmation de la vie, le bonheur terrestre, et la joie d'être soi négation de la vie.Le christianisme prône une morale d'esclave. Le Chrétien ment quand il exprime sa foi qui est un mensonge.

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