Palestine occupée

Accord interlibanais de Doha



Samedi 31 Mai 2008

Accord interlibanais de Doha
Le parlement libanais, dont la séance pour l'élection du nouveau Président de la République avait été reporté pour 19ème fois, a élu, finalement, le dimanche 25 mai, Michel Sleimane, à la magistrature suprême, en présence des représentants des pays de la région et de l'Occident. Conformément à la Constitution, le Président de la République symbolise l'unité nationale et a pour mission de sauvegarder la Constitution, l'indépendance et l'intégrité territoriale du pays. L'élection de Michel Sleimane, ancien Commandant en chef de l'armée, en tant que 12ème Président du Liban, a mis un terme la crise politique du pays.
Peu après l'élection de Michel Sleimane à la Présidence du pays, le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, lui a présenté, au cours d'un entretien téléphonique, ses félicitations. "Les ennemis du peuple libanais ne souhaitent pas la stabilisation du Liban, mais la vigilance du peuple et des dirigeants libanais conduiront au renforcement de la stabilité du pays.", a souligné, au cours de cet entretien téléphonique, le Président iranien à son homologue libanais. Le Président de la République islamique a annoncé, également, le soutien de Téhéran à l'accord intervenu entre les divers groupes libanais, à Doha, et a souligné que le peuple et le gouvernement iranien resteraient, toujours, aux côtés du peuple libanais. Pour sa part, le nouveau Président libanais, Michel Sleimane, a remercié la RII pour sa contribution à l'accélération du processus de l'application de l'accord de Doha, avant de rappeler que les différends et les conflits interlibanais ne profiteraient qu'à Israël. A noter que le Président de la RII s'est entretenu, aussi, séparément, au téléphone, avec le Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, et lui a présenté ses félicitations pour la grande victoire du peuple libanais, ainsi que pour l'élection du nouveau Président de la République. Lors de cette conversation téléphonique, le Secrétaire général du Hezbollah a, quant à lui, remercié la RII, pour sa contribution à l'application d'un accord entre les divers groupes libanais.
L'accord intervenu entre les groupes du 14 et du 8 mars, sur l'élection du nouveau Président de la République a neutralisé un autre complot des Etats-Unis et du régime sioniste contre le peuple libanais. Après leur défaite historique, face au Hezbollah, lors de la guerre de 33 jours, les Sionistes et leur principal protecteur cherchaient une occasion pour réaliser, via les complots, ce qu'ils avaient échoué à concrétiser, par le biais des moyens militaires. Le principal objectif des Etats-Unis et du régime sioniste était d'éliminer le mouvement de la résistance islamique, sur la scène politique et militaire au Liban. En fait, lors de la guerre de 33 jours, le Hezbollah a montré que l'armée de la résistance était un outil pour défendre l'indépendance et l'intégrité territoriale du Liban. Or, éliminer ou du moins affaiblir la résistance libanaise est une nécessité aux yeux des autorités de la Maison Blanche et de Tel-Aviv. Dans le même droit fil, le sous-secrétaire d'Etat américain, David Welsh, a déclaré, en mars dernier, lors d'une visite, en Arabie saoudite, que l'été s'annonçait chaud cette année. Et pour réaliser leurs objectifs, les Américains avaient placé tout leur espoir dans les éléments inféodés internes, comme le Chef du Parti socialiste progressiste, Walid Jumbalat, et le Chef des forces libanaises, Samir Geagea. Ce dernier a qualifié, au cours d'une conférence de presse, le samedi 10 mai, de dangereux, le réseau de télécommunications du Hezbollah. Deux jours plus tard, le gouvernement de Fouad Siniora s'est réuni et a limogé le responsable de sécurité de l'aéroport de Beyrouth lié au mouvement d'Amal, afin de le remplacer par un élément du groupe du 14 mars au pouvoir. En effet, l'objectif était d'arracher le contrôle et la supervision de l'aéroport aux groupes indépendants et aux forces de la résistance du Liban.
Le responsable de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth a joué un rôle essentiel pour déjouer le complot commun des Etats-Unis, du régime sioniste et du Courant du 14 mars. Une semaine après le limogeage du responsable de l'aéroport de Beyrouth, les médias de la région ont fait des révélations sur le plan projeté par les Etats-Unis, le régime sioniste et le commandant des forces libanaises, Samir Geagea, pour assassiner le Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, et le Chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun. En outre, le gouvernement de Siniora a ordonné, également, le démantèlement du réseau de télécommunications du Hezbollah, une action qui s'inscrivait dans le cadre des complots des Etats-Unis et du régime sioniste. La preuve en est que la Commission Winograd, mise au point pour enquêter sur les ratés de la guerre de 33 jours, avait souligné, dans son rapport définitif, que le réseau de télécommunications du Hezbollah, supérieur à celui d'Israël, avait joué un rôle essentiel dans la défaite de l'armée israélienne, lors de cette guerre. Par conséquent, la Commission Winograd a demandé, dans son rapport définitif, aux Etats-Unis, à Israël et à ceux qui sont opposés, à l'intérieur du Liban, au Hezbollah, de concentrer leurs efforts pour démanteler le système de communications du Hezbollah. Or, il est, tout à fait évident, que l'objectif de limogeage du responsable de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth, par le gouvernement de Siniora, était d'aplanir le terrain à la réalisation de ce complot. Cependant, le Hezbollah a agi avec fermeté et a souligné que son réseau de télécommunications faisait partie de l'arme de la résistance et était au service du peuple libanais. Le gouvernement de Siniora et ses alliés américains et régionaux, qui ne s'attendaient pas à une telle réaction rapide et ferme du Hezbollah, ont accusé l'Iran d'ingérence dans les affaires intérieures du Liban et ont réclamé le désarmement du Hezbollah. Parallèlement à la guerre de propagande des Etats-Unis, du régime sioniste et de l'Arabie saoudite contre le peuple libanais et le Hezbollah, les milices liées à Walid Jumbalat, à Saad Hariri et à Samir Geagea ont déclenché des affrontements avec les forces de la résistance, avant d'être arrêtés, par les combattants du Hezbollah, et d'être livrés à l'armée du Liban.
Lors des troubles de la semaine dernière, au Liban, qui ont abouti, finalement, à la tenue de réunion de Doha et aux accords entre les groupes libanais, le Hezbollah a prouvé qu'il ne cherchait pas à prendre le pouvoir au Liban, mais que son unique préoccupation était l'élection du Président et la formation d'un gouvernement d'Union nationale. La réunion de Doha s'est tenue en présence des leaders des groupes du 14 mars, des partis partisans de la résistance et trois représentants du Hezbollah et a obtenu d'importants accords. Sur la base de ces même accords, Michel Sleiman a été élu président. Et le gouvernement d'Union nationale doit compter en son sein 16 ministres de la majorité au pouvoir, 11 ministres de la résistance et 3 ministres du choix présidentiel. Cette forme de composition du gouvernement était la principale exigence du Hezbollah, après la guerre de 33 jours, exigence que le 14 mars rejetait. L'important, c'est que malgré les pressions de Washington et du régime sioniste pour désarmer le Hezbollah, la réunion de Doha ne s'est pas penchée sérieusement sur cette question et la déclaration finale n'a même pas évoqué le sujet. Apparemment, la majorité progouvernementale a accepté cette vérité que l'arme du Hezbollah est au service du de la défense du pays et du peuple. Le Président Michel Sleiman ne demandait jamais lui aussi le désarmement du Hezbollah, quand il était Commandant en chef de l'armée et il n'a pas permis que l'armée outrepasse ses positions nationales. On peut dire que les militaires libanais ont constaté que l'arme du Hezbollah n'avait jamais été utilisée comme un levier, pour accaparer le pouvoir, mais qu'elle était dirigée vers les ennemis étrangers. C'est ce qu'a affirmé le Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, dans son discours de lundi. Nasrallah a souligné que le Hezbollah ne cherchait pas à s'emparer du pouvoir et que les accords de Doha n'étaient pas la victoire d'un seul groupe sur d'autres groupes libanais. Nasrallah a réitéré que la solution de la crise libanaise réside dans la formation d'un gouvernement d'Union nationale avec la participation de tous les groupes politiques. Soulignant que la résistance est la seule voie permettant la libération de tout le territoire occupé du Liban de l'occupation sioniste, le leader du Hezbollah a martelé que l'arme du Hezbollah et de l'armée ne doit être utilisée que contre l'ennemi étranger

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