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Abdellah Hammoudi : « l’Iran n’a envahi aucun pays »


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Mardi 15 Janvier 2008

Pour Abdellah Hammoudi, anthropologue à l’université de Princeton (États-Unis) où il a dirigé l’Institut d’études contemporaines sur l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Asie centrale a affirmé : « Je ne vois pas un front pur et dur d’États arabes alignés avec les États-Unis et donc avec Israël, contre un ennemi persan. Les États arabes connaissent bien l’Iran. Ils vont éviter le pire. On n’est pas dans la configuration de la guerre du Golfe de 1991. L’Iran n’a envahi aucun pays.

Les milieux politiques et médiatiques de la région et de l'occident ont réagi aux déclarations de Bush, en tournée dans la région du Moyen-Orient. Le Président américain a haussé le ton contre l'Iran, tout en essayant de suggérer que la politique iranienne au Moyen-Orient et dans le golfe Persique ainsi que son programme nucléaire, constituait une menace pour la région.


Le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a accusé Bush de soutenir « la nation du terrorisme, du crime et des guerres », faisant référence au régime israélien.


« Lorsqu’un pays comme l’Iran soutient des mouvements de résistance qui défendent leurs enfants, leurs épouses, leur terre, leurs maisons et leurs lieux sacrés contre le pays le plus fort dans la région, c’est alors un Etat terroriste qui soutient le terrorisme ».


« La visite de Bush dans le golfe Persique allait dans le sens de ses politiques belliqueuses. », écrit pour sa part le journal algérien, d'expression française, El-Watan.


El-Watan, compare Bush à un cavalier plein d'illusion qui conduit le monde vers l'anéantissement. Ce journal a évoqué les pressions de Bush sur l'Iran avant d'ajouter que, Bush fermant les yeux sur le rapport du NIE qui reconnaît la vocation pacifique du programme nucléaire de l'Iran, continue à mentir sur Téhéran.


El-Watan ajoute que Bush cherche à détourner l'attention de l'opinion publique de ses crimes commis par ses interventions dans le monde et notamment en Afghanistan et en Irak et même aux Etats-Unis

On comprend mieux pourquoi, six mois après le fiasco d'Annapolis, George W. Bush est venu dans la région. Il a entamée sa tournée par une visite en Palestine occupée, où il a proposé de clore le dossier des réfugiés palestiniens en leur versant des indemnités, ce qui a prouvé une fois de plus son parti pris pour le régime sioniste dans le sens d'une violation totale des droits des Palestiniens.


Il s'est rendu, ensuite, au Koweït, à Bahreïn, aux Emirats Arabes Unis et en Arabie Saoudite. A Abou Dhabi, il a répété ses allégations concernant les activités nucléaires iraniennes.


Mais, il a échoué, à en juger par les réactions à ses déclarations irrationnelles, dans sa tentative de créer avec certains pays arabes une coalition anti-iranienne.


Citant des sources émiraties, le quotidien londonien d'expression arabe, Al-Hayat a écrit, le lundi, 14 janvier que les déclarations de Bush ne représentent pas la position des Emirats Arabes Unis, pays qui s'estime engagé pour préserver la sécurité et la stabilité de la région dans le cadre du Conseil de Coopération du golfe Persique.


En même, le vice premier ministre et ministre italien des Affaires étrangères a souligné que les déclarations du président américain concernant le fait que l'Iran constitue une menace, étaient inacceptables pour son pays.


Par ailleurs, les quotidiens du Golfe News et du Khalij News ont critiqué les déclarations anti-iraniennes de Bush et ont souligné que les Arabes étaient opposés à la survenance d'une autre guerre dans la région. Et le quotidien saoudien a écrit que les déclarations de Bush traduisaient la confusion de son esprit et a appelé le président américain à corriger ses erreurs politiques avant qu'il ne soit trop tard.




Mardi 15 Janvier 2008

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